CE QU’IL EN DIT :

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE -

Quand on lui parle de l’amour que le pu­blic lui porte.

« Cet amour a été ex­trê­me­ment bé­né­fique pour moi, un grand sup­port. Les gens m’aiment beau­coup et je leur rends cet amour en don­nant tou­jours le meilleur de moi-même, tout le temps, ja­mais des de­mi-de­grés. J’ai eu beau­coup d’en­cou­ra­ge­ment, et je suis très fier de ça. Le res­pect, l’amour, l’ami­tié. Le pu­blic m’a tou­jours été très fi­dèle et l’éven­tail des fans est très large, en pas­sant par des pe­tits en­fants, à des punks avec des an­neaux dans le nez, à des grand-ma­mans. »

Quand on lui de­mande quel est son plus beau sou­ve­nir de car­rière.

« Chaque fois que je fais un spec­tacle, c’est un bon sou­ve­nir. Avec le groupe de ma femme, Les En­fants ter­ribles, chaque fois on va cé­lé­brer la vie. On donne de l’élec­tri­ci­té et de la ma­gie pour que les gens aient du fun. Le sou­ve­nir est tou­jours constant.

Le prix du gou­ver­neur gé­né­ral, il y a quelques an­nées, n’est peut-être pas le top des sou­ve­nirs, mais a été un grand hon­neur, un plai­sir d’être re­con­nu par cette branche de gens qui n’ont pas tou­jours ce genre de choses à l’oeil. »

Quand on lui de­mande quand va ar­ri­ver le nou­vel al­bum de chan­sons ori­gi­nales qu’il pro­met de­puis des an­nées.

« Ça s’en vient. Je per­siste tou­jours. Avec ce cof­fret mu­si­cal, c’est un nou­veau dé­part, une chose de ter­mi­née, un pro­ces­sus de ter­mi­nai­son qui fait par­tie de l’ave­nir. »

Quand on lui de­mande « si c’était à re­faire » .

« On ne peut pas re­faire. Des fois on peut avoir des re­grets. Moi, je n’en ai pas vrai­ment. Ma vie a été rem­plie de toutes sortes d’aven­tures parce que je vou­lais l’aven­ture. Je n’étais pas car­rié­riste, mais un peu bo­hème. Par contre, j’ai été in­gé­nieur du son, réa­li­sa­teur, j’ai tra­vaillé en stu­dio, ça m’a per­mis d’ai­der les autres. Toute cette ex­pé­rience de vie m’a don­né l’op­por­tu­ni­té de gran­dir. »

Quand on lui de­mande ce que de­vient l’in­dus­trie du disque.

« L’in­dus­trie de la mu­sique est un sys­tème d’ex­ploi­ta­tion tou­jours en mu­ta­tion qui connaît ses hauts et ses bas, comme toutes sortes de mar­chés et dont les contraintes va­rient avec le temps. Les so­cié­tés qui gèrent l’in­dus­trie sont elles-mêmes en mu­ta­tion. Elles réa­lisent qu’on peut faire de la mu­sique sans rien fa­bri­quer -à part le sa­tel­lite qui doit coû­ter très cher-.

Elles vont de­ve­nir des grosses py­ra­mides de dis­tri­bu­tion pla­né­taire. Es­pé­rons que le p’tit bon­homme sur terre au­ra son mot à dire. C’est beau­coup d’in­con­nu pour beau­coup de monde. Même pour ceux qui font par­tie de la grosse py­ra­mide. Tout à coup, tout ce qui va­lait de l’ar­gent, ne va­lait plus rien. Où on s’en va, je ne le sais pas. »

Quand il voit l’autre cô­té des choses.

« Dans un autre sens, In­ter­net donne à plein de gens la ca­pa­ci­té de faire de la mu­sique. Avec des gad­gets, même si tu chantes faux, tu pèses sur un pi­ton et ça se cor­rige. On a en­le­vé la mu­sique des écoles, alors que la mu­sique ap­porte plein de connais­sances, au ni­veau du rythme, des har­mo­nies, et ça per­met de com­prendre beau­coup de choses. Les jeunes se rat­trapent sur le Net.

Mais dans cette mer de monde, il y au­ra des mons­truo­si­tés. Tout ne se­ra pas né­ces­sai­re­ment bon. Et quand ces ar­tistes vont don­ner des per­for­mances live, ça va être ca­tas­tro­phique. C’est ça qui fait la dif­fé­rence. La ca­pa­ci­té de per­for­mance sur scène. »

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