MEA­GHAN SMITH af­fiche ses cou­leurs de Noël

On au­rait pu s'at­tendre à tout de Mea­ghan Smith, lau­réate du Ju­no 2011 de la meilleure nou­velle ar­tiste, pour faire suite à son pre­mier al­bum folk-jazz, The Cri­cket's Or­ches­tra (2009), qui a été qua­li­fié de ver­sion ex­cen­trique des styles vo­caux suaves des

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Jane Ste­ven­son Agence QMI

La chan­teuse ori­gi­naire de Lon­don, en On­ta­rio, qui nage en pleine écri­ture des chan­sons de son pro­chain al­bum, a sur­pris, en­re­gis­trant entre-temps une col­lec­tion de Noël. Le disque de Mea­ghan Smith, It Sno­wed, pro­pose des in­ter­pré­ta­tions de chan­sons tra­di­tion­nelles et trois pièces ori­gi­nales.

« J’adore Noël et je com­mence à y pen­ser en jan­vier », a dit Smith ré­cem­ment, à Toronto, en com­pa­gnie de son ma­ri, Ja­son Min­go. Ce­lui-ci est gui­ta­riste dans son groupe pour une tour­née ca­na­dienne qui a dé­bu­té à Van­cou­ver, le 29 no­vembre, avant de s’ar­rê­ter au club Lam­bi, à Mon­tréal, le 9 dé­cembre.

UN AL­BUM QUI RES­PIRE LA JOIE

Avec It Sno­wed, son ob­jec­tif, di­telle, était de faire un al­bum de Noël de qua­li­té.

« Je vou­lais faire de la mu­sique des Fêtes qui ne soit pas en­nuyante, qui ne tom­be­rait pas sur les nerfs des gens, dit-elle. Parce que la mu­sique de Noël pro­duite dans le seul but de faire un coup d’ar­gent ra­pide, je trouve ça tout de suite en­nuyant. Je vou­lais que ce soit ar­tis­tique, in­té­res­sant, por­tant à ré­flexion, mais tout de même un al­bum des Fêtes qui res­pire la joie. Donc, pas trop lé­ger, ni trop lourd. J’ai choi­si des chan­sons que je pou­vais ré­in­ter­pré­ter de fa­çon réel­le­ment unique. »

À cette fin, pour la tra­di­tion­nelle Ba­by, It’s Cold Out­side, par exemple, Smith est ac­com­pa­gnée de la voix gra­ve­leuse du rap­peur d’ha­li­fax, Buck 65, sur fond d’échan­tillons de hip-hop.

« J’ai pris cette chan­son sur­ex­po­sée, que même Jes­si­ca Simp­son a in­ter­pré­tée, et j’ai l’ai vi­rée sens des­sus des­sous pour la ren- dre in­té­res­sante et lui don­ner une nou­velle cou­leur. »

Smith s’est d’abord fait connaître par son in­ter­pré­ta­tion, réa­li­sée par T Bone Bur­nett, de Here Comes Your Man, des Pixies, sur la trame so­nore du film (500) Jours en­semble, et on a en­ten­du ses chan­sons dans les sé­ries té­lé­vi­sées Dr Grey : Le­çons d’ana­to­mie et Les frères Scott.

LA PRES­SION DE L’AT­TENTE

Elle avoue avoir trou­vé dif­fi­cile de tra­vailler sur les chan­sons du pro­chain al­bum stu­dio avec la pres­sion de l’at­tente qui vient avec un deuxième disque, qu’elle sou­haite en­re­gis­trer avec le col­la­bo­ra­teur de Bur­nett, Kee­fus Cian­cia (Ben­ji Hu­ghes) à la réa­li­sa­tion, entre autres, pour une pu­bli­ca­tion à l’au­tomne pro­chain.

« Lorsque j’ai fait le pre­mier disque, je n’avais pas d’im­pré­sa­rio, il n’y avait per­sonne au­tour de moi, dit-elle. Je vou­lais juste faire un disque gé­nial pour moi­même, pour pou­voir me dire que je l’ai fait, sans me sou­cier de qui al­lait l’écou­ter. Je ne pen­sais pas au temps d’an­tenne. Et en­core moins à qui al­lait l’ache­ter. Je l’ai fait juste pour le plai­sir de le faire. Main­te­nant, je suis plus consciente d’un tas de trucs, aux­quels j’es­saie de ne pas pen­ser lorsque j’écris de la mu­sique. Il y a toutes ces voix, dans ma tête, qui me ré­pètent que je dois ab­so­lu­ment sor­tir un bon al­bum. »

Inutile de dire que le prix Ju­no de la nou­velle ar­tiste, plus tôt cette an­née, a été une réelle sur­prise.

« M’avez-vous vue aux Ju­nos, alors que je n’avais même pas mes sou­liers aux pieds et que Buf­fy Sainte Ma­rie a pro­non­cé mon nom? de­mande-t-elle en riant. Je me di­sais jus­te­ment que mes sou­liers me fai­saient souf­frir et qu’il n’y avait au­cune chance que je gagne de toute fa­çon. »

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