Le re­tour du Backs­treet Boy

Les Backs­treet Boys sont de re­tour! D’ac­cord, seule­ment un cin­quième d’entre eux, mais quand même… Ho­wie D (Do­rough) vient tout juste de pro­duire son pre­mier al­bum so­lo, Back To Me, de­ve­nant ain­si le der­nier membre ac­tif du my­thique « boys band » de la fi

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Jane Ste­ven­son Agence QMI

« J’ai com­men­cé à tra­vailler sur le pro­jet lors­qu’on a pris notre pre­mière pause en tant que groupe (de 2001 à 2003) », a confié le chan­teur de 38 ans, de pas­sage à Toronto pour faire la pro­mo­tion du nou­vel al­bum en ques­tion.

« Ini­tia­le­ment, je me di­ri­geais plu­tôt vers un disque au style la­tin, en rai­son de mes ra­cines la­tines, puisque ma mère est Es­pa­gnole. J’y tra­vaillais spo­ra­di­que­ment, puisque j’étais oc­cu­pé par les al­bums et la tour­née avec le groupe. »

Mais au grand sou­la­ge­ment d’ho­wie, l’idée des rythmes la­tins a été mise de cô­té pour mettre l’ac­cent sur un style plus pop et R&B dé­jà ap­pré­cié par les adeptes des Backs­treet Boys.

« J’ai ré­flé­chi et je me suis dit que je n’avais pas en­vie de faire un disque en es­pa- gnol alors que ce n’est pas ma langue ma­ter­nelle et que je ne le parle pas vrai­ment non plus, a-t-il ex­pli­qué. Je trou­vais que ce n’était pas tel­le­ment hon­nête. Je ne vou­lais pas sor­tir de nulle part en di­sant "voi­là, j’ai fait un al­bum en es­pa­gnol, mais je ne le parle pas vrai­ment". »

Par­mi les pièces de Back To Me se trouve Pure, une chan­son co­écrite avec Nick Car­ter pour l’al­bum de 2009 des Backs­treet Boys, This Is Up, mais qui n’avait pas été re­te­nue pour la ver­sion fi­nale.

Ho­wie sou­tient que Nick Car­ter, qui a aus­si sor­ti un al­bum so­lo cette an­née, a été très gé­né­reux en lui of­frant cette chan­son pour son disque.

« Nous sommes as­sez so­li­daires. Nous chan­tions tous en so­lo avant de for­mer le groupe, alors nous veillons à ce que cha­cun d’entre nous puisse s’épa­nouir. On s’en­traide le plus qu’on peut en ce sens. »

Reste qu’avec cet al­bum so­lo, Ho­wie ne s’at­tend pas à un suc­cès ins­tan­ta­né comme ce­lui des Backs­treet Boys, qui ont ven­du 130 mil­lions d’al­bums à tra­vers le monde.

« Dès le dé­but, je ne me suis ja­mais at­ten­du à connaître le même suc­cès avec mon pro­jet so­lo qu’avec les Backs­treet Boys. J’ai tou­jours gar­dé en tête que c’était un pro­jet com­plè­te­ment dif­fé­rent et que je de­vais y mettre le maxi­mum d’ef­forts et de temps si je vou­lais un jour pou­voir en faire quelque chose d’aus­si gros que les Backs­treet Boys. »

AGENT D’AR­TISTES

De­puis 2004, Ho­wie est éga­le­ment agent d’ar­tistes, dont quelques-uns sont des Ca­na­diens; le chan­teur pop George No­zu­ka (connu sous le nom de George) et le groupe de pop-rock to­ron­tois Ne­ve­rest (qui chante avec lui sur le deuxième simple de son al­bum, Lie To Me). Il s’oc­cupe de la car­rière de ces ar­tistes avec son par­te­naire, l’ex-membre de 3Deep, CJ Huyer.

« Je me sens comme à la mai­son au Ca­na­da, et à Toronto plus en­core », a-t-il dé­cla­ré. D’ailleurs, il se­ra de la par­tie lors des cé­lé­bra­tions du Nou­vel An au Na­than Phil­lips Square de Toronto. Il pla­ni­fie aus­si une tour­née en so­lo l’an pro­chain.

« Je me pro­dui­sais comme ar­tiste so­lo bien avant de me joindre au groupe, a-t-il rap­pe­lé. De 6 à 19 ans, en fait. Alors, j’aime mon­ter sur scène. C’est tout ce que je sais faire. Je suis un vé­té­ran. Et comme le vin, avec un peu de chance, je de­vien­drai meilleur avec l’âge. »

Et pen­dant ce temps, la réunion très lu­cra­tive entre les Backs­treet Boys et les New Kids on the Block – la tour­née NKOTBSB – a per­mis à Ho­wie de don­ner 53 spec­tacles à gui­chets fer­més en Amé­rique du Nord cette an­née. En avril et en mai, la tour­née pren­dra la di­rec­tion de l’eu­rope.

Mais dans l’im­mé­diat, le chan­teur doit as­su­rer la pre­mière par­tie de cinq des spec­tacles de Brit­ney Spears en Amé­rique du Sud. Aus­si, la se­conde édi­tion de la croi­sière de trois jours « Backs­treet Boys Car­ni­val » a quit­té Mia­mi hier pour vo­guer jus­qu’aux Ba­ha­mas.

« C’est une ma­nière pour nos ad­mi­ra­teurs de nous voir dans un contexte to­ta­le­ment dif­fé­rent. On donne deux concerts sur le ba­teau. Mais on en­file aus­si des cos­tumes de soi­rées, comme de vieux groupes des an­nées 80, il y a du ka­rao­ké, et fi­na­le­ment, il y a un bal où on re­vêt de vieux smo­kings. On s’amuse avec nos ad­mi­ra­teurs. C’est comme une grande fête. »

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