JAMIEBELL: DE BILLYELLIOT ÀTINTIN

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Maxime De­mers Agence QMI

PA­RIS | « J’ai dé­cou­vert Tin­tin à l’âge de huit ans. Je me suis donc pré­pa­ré pour ce rôle pen­dant une bonne par­tie de ma vie. »

Ja­mie Bell, un jeune ac­teur bri­tan­nique de 25 ans, a donc eu la mis­sion de faire bou­ger une de ses idoles de jeu­nesse, sous la ca­mé­ra de Ste­ven Spiel­berg. Même si ce ne sont pas ses vrais traits qu’on voit à l’écran (les per­son­nages ont été en­tiè­re­ment re­des­si­nés par or­di­na­teurs), Bell a ma­ni­fes­te­ment le phy­sique de l’em­ploi, avec son vi­sage en­fan­tin et son éner­gie dé­bor­dante.

« Dès le dé­part, j’avais une bonne idée de ce à quoi le per­son­nage de Tin­tin res­semble parce que je le connais très bien et que j’ai gran­di avec lui, di­sait Ja­mie Bell à un pe­tit groupe de jour­na­listes lors d’une ren­contre de presse à Pa­ris, en oc­tobre der­nier.

« Je sa­vais qu’il fal­lait quel­qu’un de spé­ci­fique. Quel­qu’un de très phy­sique qui dé­ga­geait une cer­taine in­no­cence ; quel­qu’un qui était à la fois un homme et un en­fant et qui dé­ga­geait un en­thou­siasme en­fan­tin.

« Tin­tin est un per­son­nage qui nous sort de notre réa­li­té pour nous ame­ner ailleurs, dans des aven­tures à tra­vers le monde. Il nous per­met de faire res­sor­tir le cô­té aven­tu­rier en nous. C’est la rai­son pour la­quelle il est si ap­pré­cié de fa­çon uni­ver­selle. » Ré­vé­lé, à 14 ans, dans le film

Billy El­liot, où il in­car­nait un ap­pren­ti dan­seur, Ja­mie Bell avait aus­si l’avan­tage d’avoir dé­jà tra­vaillé dans le pas­sé pour Ste­ven Spiel­berg et Pe­ter Jack­son, les deux ci­néastes à l’ori­gine de l’adap­ta­tion de Tin­tin.

« Ste­ven avait pro­duit cer­tains films dans les­quels j’ai joué et donc il connais­sait mon tra­vail, ex­plique-t-il. Quant à Pe­ter, j’avais joué dans son adap­ta­tion de King

Kong.

UN RÔLE EXI­GEANT

Outre le fait de cam­per un per­son­nage qui l’a fait rê­ver pen­dant son en­fance, le jeune ac­teur était aus­si bien sûr em­bal­lé à l’idée de jouer dans un film de Spiel­berg. « Au­tant j’ai gran­di en li­sant Tin

tin, au­tant j’ai eu du plai­sir à voir les films In­dia­na Jones, lance-t-il.

« J’aime tous les films de Spiel­berg. Il a créé des per­son­nages ico­niques. Avant de le ren­con­trer, je pen­sais sé­rieu­se­ment que Ste­ven ve­nait d’une autre pla­nète. À un cer­tain mo­ment, je croyais que Mi­chael Jack­son ve­nait d’une autre pla­nète, et c’était la même chose avec Ste­ven. Pour moi, il était comme un autre être, dif­fé­rent, un ma­gi­cien.

« Mais fi­na­le­ment, en le cô­toyant, on s’aper­çoit qu’il est un homme comme les autres, un gars de fa­mille. »

Cette pre­mière ex­pé­rience de tour­nage en per­for­mance cap­ture n’a pas été de tout re­pos pour Ja­mie Bell.

« C’est un per­son­nage très phy­sique. Il y a beau­coup de mou­ve­ments dans les des­sins d’her­gé et

Tin­tin est tou­jours dans le feu de l’ac­tion. C’était amu­sant, mais épui­sant aus­si. Il faut tou­jours res­ter concen­tré.

« Pour me pré­pa­rer pour le rôle, je me suis re­tour­né vers son créa­teur, Her­gé. J’ai re­lu les al­bums, j’ai dé­cou­vert ses pre­miers des­sins de Tin­tin. Le plus im­por­tant, pour moi était de com­prendre la na­ture de Tin­tin, et de la re­créer à l’écran. »

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