L’AMOUR À NEW YORK

Après le suc­cès de Saint-va­len­tin, le réa­li­sa­teur Ga­ry Mar­shall ré­ci­dive avec La veille du jour de l’an. Et il y a tou­jours au­tant de ve­dettes, puisque Ash­ton Kutcher, Sa­rah Jes­si­ca Par­ker, Lea Mi­chele, Halle Ber­ry, Mi­chelle Pfeiffer et même Hi­la­ry Swank

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

En tant qu’an­cien mu­si­cien de jazz, Ga­ry Mar­shall en­tend « tous les rythmes d’une scène, de dia­logues et de si­tua­tions », a-t-il dit en pré­sen­tant La veille du jour de l’an. En col­la­bo­ra­tion avec Ka­the­rine Fu­gate, scé­na­riste qui avait tra­vaillé avec lui sur

Saint-va­len­tin, il a ima­gi­né des his­toires d’amour plau­sibles se dé­rou­lant toutes pen­dant les 24 der­nières heures de l’an­née 2011.

« C’est un film à la fois tou­chant et drôle. J’aime contre­ba­lan­cer l’in­ten­si­té d’une scène avec la lé­gè­re­té d’une autre », a ex­pli­qué le ci­néaste. Toutes les si­tua­tions amou­reuses sont ima­gi­nées : le pre­mier amour, la ve­nue d’un en­fant, le par­don, une vie qui re­part à zé­ro, etc. Bref, La

veille du jour de l’an re­prend les élé­ments de Saint-va­len­tin qui avaient plu à un très grand pu­blic.

La dis­tri­bu­tion est à l’image de la di­ver­si­té du pu­blic. On y trouve Ash­ton Kutcher, qui était aus­si dans Saint-va­len­tin. « J’ai ac­cep­té le rôle sans même lire le scé­na- rio », a-t-il dit, sou­li­gnant son en­tière confiance au ci­néaste.

JEU DE DO­MI­NOS

Juste avant le pas­sage à la nou­velle an­née, le monde en­tier a les yeux ri­vés sur New York, plus pré­ci­sé­ment sur Times Square, où un mil­lion de per­sonnes dans la rue font le dé­compte, mar­qué par la des­cente d’une boule de dis­co. Comme l’a sou­li­gné Halle Ber­ry : « Il y a de grandes fêtes dans les mé­tro­poles du monde en­tier – Pa­ris, Londres, Mos­cou —, mais je crois que tout le monde at­tend la boule, ce quelque chose qui dis­tingue la Grosse Pomme. »

Hi­la­ry Swank tient le rôle de Claire, pré­si­dente de l’or­ga­nisme char­gé des fes­ti­vi­tés. L’ac­trice a d’ailleurs tra­vaillé son rôle avec la vraie res­pon­sable de l’or­ga­ni­sa­tion. « Je n’avais au­cune idée de ce qui se pas­sait dans les cou­lisses. Le pu­blic a l’im­pres­sion qu’il ne s’agit que d’ap­puyer sur un bou­ton, mais non… Tant de choses peuvent al­ler de tra­vers. »

Comme dans tout film cho­ral, les his­toires s’im­briquent les unes dans les autres. Claire a aus­si le man­dat de co­or­don­ner un concert rock avec une su­per­star ima­gi­naire, Jen­sen, in­car­né par le très réel Jon Bon Jo­vi, qui a trou­vé le temps dans l’ho­raire char­gé de sa tour­née mon­diale de ve­nir ré­ci­ter ses dia­logues sur le pla­teau!

Son per­son­nage re­grette amè­re­ment d’avoir lais­sé par­tir la femme de ses rêves… jouée par Ka­the­rine Heigl. Pour pi­men­ter le tout, So­fia Ve­ra­ga a un rôle plu­tôt amu­sant : « Je passe des fruits et des lé­gumes à Ka­the­rine pour qu’elle les jette au vi­sage de Jon. C’était vrai­ment agréable à tour­ner. »

Elise (Lea Mi­chele, connue pour son rôle dans Glee) est la chan­teuse de Jen­sen qui se re­trouve coin­cée dans un monte-charge avec Ran­dy (Ash­ton Kutcher), un jeune homme cy­nique qui se croit su­pé­rieur à tous les gens qui fêtent le Nou­vel An.

Dans une chambre d’hô­pi­tal, Stan (Ro­bert De Ni­ro) s’ap­prête à vivre son der­nier pas­sage au Nou­vel An, et son in­fir­mière (Halle Ber­ry), qui n’a pas vrai­ment en­vie d’être là, fe­ra tout pour bien s’oc­cu­per de lui.

Puis, il y a In­grid (Mi­chelle Pfeiffer), se­cré­taire com­plexée qui réa­lise qu’il faut qu’elle se mette à vivre. Après avoir dé­mis­sion­né, elle tombe sur Paul (Zac Efron), qui va l’ai­der à réa­li­ser ses rêves en échange d’une paire de billets pour le bal mas­qué le plus cou­ru en ville. Et c’est sans comp­ter sur Sam (Josh Du­ha­mel) qui a un ac­ci­dent sur une route dé­serte, Kim (Sa­rah Jes­si­ca Par­ker) et sa fille (Abi­gail Bres­lin), ain­si que ces deux couples (Jes­si­ca Biel et Seth Meyers ain­si que Sa­rah Paul­son et Til Sch­wei­ger) se bat­tant pour que leur bé­bé naisse le pre­mier afin de rem­por­ter le prix de 25 000 $.

ODE À NEW YORK

Aus­si fou que ce­la puisse sem­bler, Ga­ry Mar­shall a dé­ci­dé de tour­ner en plein Times Square, au mo­ment du pas­sage à la nou­velle an­née du 31 dé­cembre 2010. Et c’était la pre­mière fois que l’évé­ne­ment était fil­mé pour le ci­né­ma.

« Plu­tôt que de re­créer la soi­rée en stu­dio, nous avons dé­ci­dé de cap­ter la vraie vie », sou­li­gnait le pro­duc­teur Mike Karz. Con­crè­te­ment, ce­la a de­man­dé des mi­racles de la part de l’équipe de tour­nage. « Il y a un mil­lion de per­sonnes à Times Square le soir du Nou­vel An, des mil­liers de po­li­ciers, les rues sont fer­mées à la cir­cu­la­tion, on ne sait ja­mais à quoi va res­sem­bler la mé­téo, les ré­seaux de té­lé­vi­sion couvrent l’évé­ne­ment en di­rect et le tout est re­trans­mis dans le monde en­tier. À part ça, c’était du gâ­teau! »

Mais pour­quoi New York, à part le cô­té ico­nique de la chose? Tout sim­ple­ment parce que Ga­ry Mar­shall est un grand ro­man­tique et qu’il s’est fian­cé un 31 dé­cembre dans la mé­ga­lo­pole amé­ri­caine avec Bar­ba­ra, celle qui est sa femme de­puis près de 50 ans.

« Elle por­tait une robe qui était de la même cou­leur que celle dont est vê­tue Halle Ber­ry dans le film. Nous étions amou­reux, nous dan­sions et je lui ai de­man­dé de voir où notre re­la­tion nous mè­ne­rait. De­puis, la veille du jour de l’an est sa jour­née pré­fé­rée. »

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