INS­PI­RANTS TÉ­MOI­GNAGES

Quelles qua­li­tés, quels ta­lents, quelles va­leurs faut-il avoir pour réus­sir? Le ban­quier Jacques Mé­nard a in­ter­ro­gé une ving­taine de per­son­na­li­tés aux réa­li­sa­tions per­son­nelles et pro­fes­sion­nelles remarquables, de Cé­line Dion à Fe­lipe Alou, en pas­sant par

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Ma­rie-France Bor­nais Le Jour­nal de Qué­bec

JE PENSE QUE DANS LA VIE, SI ON EST ÉMO­TI­VE­MENT ÉQUI­LI­BRÉ, ON EST HEU­REUX ET ON PEUT TOUT FAIRE »

— CÉ­LINE DION

Jacques Mé­nard, pré­sident du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de BMO Nes­bitt Burns et pré­sident de BMO Groupe fi­nan­cier, Qué­bec, offre donc un ac­cès pri­vi­lé­gié à des gens ins­pi­rants dont les idées et le par­cours sont le pou­voir de mo­ti­ver cha­cun à trou­ver sa voix.

« Les jeunes d’au­jourd’hui ont soif de men­tors et de mo­dèles, pas tel­le­ment pour faire exac­te­ment ce que ces gens ont fait, mais plus pour sa­voir comment les per­sonnes qu’ils ad­mirent ont fait les choix qu’elles ont fait, comment elles ont sur­mon­té leurs craintes, gé­ré leurs échecs et leurs dé­cep­tions. Car ce qui nous dé­fi­nit, c’est les choix qu’on fait », com­mente-t-il en en­tre­vue.

Jacques Mé­nard s’est in­té­res­sé da­van­tage aux évé­ne­ments qui ont fait que ces per­son­na­li­tés sont de­ve­nues les meilleures dans leur sec­teur d’ac­ti­vi­té, au point de tou­cher la vie de mil­liers, voire de mil­lions de per­sonnes.

TA­LENT ET COU­RAGE

Il consi­dère que réus­sir, c’est « gra­vir vers les li­mites de son po­ten­tiel, quel qu’il soit », ce qui n’est pas né­ces­sai­re­ment une ques­tion de ta­lent, mais aus­si de cou­rage. « Je n’ai pas vou­lu faire un livre de re­cettes pour réus­sir. J’ai vou­lu faire té­moi­gner des gens pro­ve­nant de mi­lieux dif­fé­rents : des ar­tistes, des gens du mi­lieu des af­faires, du mi­lieu com­mu­nau­taire. Il y a même un prêtre — le car­di­nal Tur­cotte. À bien des égards, c’était des gens avec un cer­tain ta­lent, mais qui n’étaient pas né­ces­sai­re­ment des­ti­nés à de­ve­nir des ré­fé­rences dans leur mi­lieu res­pec­tif. »

Ain­si, Jacques Mé­nard s’est-il en­tre­te­nu avec des per­son­na­li­tés de mi­lieux aus­si dif­fé­rents que Jean Béliveau, Cé­line Dion, Jean Cou­tu, Fe­lipe Alou, Al­do Ben­sa­doun, Luc Pla­mon­don, Gilles Ju­lien et Kent Na­ga­no. Il a aus­si dis­cu­té avec Charles-an­dré « Chuck » Co­meau, Mo­nique Le­roux, Da­vid Su­zu­ki, Ju­lie Payette et Alexandre Des­pa­tie, pour ne nom­mer qu’eux.

Leurs té­moi­gnages, tous sin­cères et ins­pi­rants, font part de leurs ré­flexions face au suc­cès, montrent qu’ils ont eu le cou­rage d’af­fron­ter des évé­ne­ments par­fois dif­fi­ciles et la vo­lon­té d’al­ler au bout de leurs rêves.

CÉ­LINE DION

L’en­tre­tien entre Jacques Mé­nard et Cé­line Dion est par­ti­cu­liè­re­ment émou­vant par la sin­cé­ri­té et la pro­fon­deur des ré­ponses de Cé­line Dion. Ils té­moignent de la grande lu­ci­di­té de cette ar­tiste qui sait gar­der la tête froide pour of­frir, tou­jours, le meilleur d’elle-même à ses fans.

« Ce qui m’a frap­pé sur­tout chez Cé­line, c’est l’hu­mi­li­té de ses pro­pos. Elle réa­lise qu’at­teindre les som­mets qu’elle a at­teints exige des sa­cri­fices énormes, aux­quels elle se consacre de­puis qu’elle est toute pe­tite fille. Elle a don­né sa jeu­nesse à ce rêve qu’elle avait et elle est car­ré­ment al­lée au bout de ses rêves. Elle est la ré­fé­rence dans le monde en mo­ment par­mi toutes les di­vas qu’on connaît. Mais ça ne s’est pas fait par en­chan­te­ment. »

« Elle met ha­bi­le­ment et sa­ge­ment son mé­tier en pers­pec­tive et tente ha­bi­le­ment de pro­té­ger sa fa­mille et aus­si se pro­té­ger elle-même contre les cô­tés moins édi­fiants de cette in­dus­trie et de ce mé­tier, qui est ba­sé beau­coup sur les ap­pa­rences et des choses ar­ti­fi­cielles. Il y a des illu­sions dans « l’en­ter­tain­ment » et, elle, ce n’est pas une femme d’illu­sions. Il y a cer­tains as­pects du mé­tier qu’elle fuit et dès qu’elle a ter­mi­né de li­vrer un spec­tacle, elle se re­plie sur sa fa­mille, sur elle-même, pour se te­nir en forme et être ca­pable, le mo­ment ve­nu, de ré­pé­ter des per­for­mances ex­tra­or­di­naires. Tout ça fait qu’elle a bien dis­tin­gué son rôle de ve­dette et d’ar­tiste mon­diale de son rôle de mère et de ci­toyenne. »

S E V I H C A R S LE OT O PH L. JACQUES MÉ­NARD

PHO­TO COURTOISIE

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