AP­PRENDRE À LA DURE

Même s’il se dit tou­jours aus­si pas­sion­né par la ra­dio, Pierre-Yves Lord est ré­so­lu plus que ja­mais à faire car­rière à la té­lé et il consi­dère que son ex­pé­rience mou­ve­men­tée à Oc­cu­pa­tion double au­ra ser­vi de « rude école » à son ap­pren­tis­sage du mé­tier d’

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - PIERRE O. NA­DEAU Le Jour­nal de Qué­bec

« Je me suis re­trou­vé ges­tion­naire de crises, à la fois comme mo­dé­ra­teur et ani­ma­teur », lance-t-il en riant. « Mais c’est cor­rect, c’est le genre de dé­fi qui me sort de ma zone de confort et j’aime ça, ça me fait pro­gres­ser. » Évo­luant dans le gi­ron de la pro­duc­trice Ju­lie Sny­der, comme il l’avait fait à l’époque de La sé­rie Mon­tréal-qué­bec, Pierre-yves Lord dit trou­ver une forme de mo­dèle dans « sa ri­gueur et sa com­ba­ti­vi­té ».

Est-il be­soin de rap­pe­ler que Ju­lie Sny­der a été ani­ma­trice avant de de­ve­nir pro­duc­trice. Et c’est à ce che­mi­ne­ment qu’as­pire l’ani­ma­teur de Qué­bec, qui se dé­fi­nit comme un « p’tit cu­rieux », qui se plaît à rô­der dans la ré­gie d’une pro­duc­tion té­lé.

D’ailleurs, il nous ap­prend qu’il en­tend mettre à pro­fit son cô­té touche-à-tout dans la pro­duc­tion et la réa­li­sa­tion de do­cu­men­taires avec dé­jà un pro­jet concret à ve­nir.

Il re­fuse de s’étendre sur le su­jet, pré­ci­sant tou­te­fois que sa grande vi­si­bi­li­té dans Oc­cu­pa­tion double fait en sorte que « les pro­duc­teurs re­tournent main­te­nant mes ap­pels, ce qui n’était pas le cas dans le pas­sé, alors que j’étais peu connu... »

UN TRA­VAIL EXI­GEANT

P.-Y. ajoute se sen­tir gran­di de sa deuxième ex­pé­rience à l’ani­ma­tion d’oc­cu­pa­tion double, qui lui a per­mis de voya­ger en Eu­rope et en Thaï­lande avec sa blonde et son fils. « Une ex­pé­rience très en­ri­chis­sante au­tant sur le plan per­son­nel que pro­fes­sion­nel. C’est un tra­vail exi­geant, mais avec des condi­tions de rêve. Quand tu te re­trouves avec du di­rect, tu te re­trouves sans fi­let. T’as pas de mon­tage pour te sau­ver la face. Tu dois ap­prendre à gé­rer les crises à tra­vers les com­por­te­ments de l’être hu­main. » Ain­si, lors de la der­nière de L’heure de vé­ri­té, l’ani­ma­teur est in­ter­ve­nu éner­gi­que­ment hors ca­mé­ras, som­mant les bel­li­gé­rants d’ar­gu­men­ter de fa­çon plus ci­vi­li­sée, avec un lan­gage ap­pro­prié à une heure de grande écoute fa­mi­liale. Pierre-yves Lord tire un bi­lan très po­si­tif de la der­nière sai­son. « On a quand même eu deux beaux couples qui se sont for­més, et ça, ça me rend heu­reux. » Après tout le tu­multe des der­niers mo­ments, l’ani­ma­teur dit ap­pré­cier re­trou­ver une quié­tude au­près des siens. Lors­qu’on lui de­mande, s’il ac­cep­te­rait de re­nou­ve­ler le dé­fi l’an pro­chain, il ré­pond avec em­pres­se­ment : « Moi, je suis tou­jours prêt. J’at­tends l’in­vi­ta­tion, mais rien ne se­ra dé­ci­dé avant le dé­but de 2012. » Par ailleurs, tou­jours ré­so­lu à res­ter ba­sé à Qué­bec, Pierre-yves Lord a re­fu­sé des pro­po­si­tions de ra­dio à Mon­tréal, mais se dit tou­jours in­té­res­sé à re­nouer avec sa grande pas­sion pour le mi­cro.

PHO­TO LES AR­CHIVES | COURTOISIE

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