MA­MAN COM­BLÉE

PA­RIS | Ayant don­né nais­sance au pe­tit Mar­cus, il y a trois ans, Isa­belle Bou­lay conjugue avec bon­heur sa vie de mère et de chan­teuse.

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Ra­phaël Gen­dron-Mar­tin Agence QMI

Ce­la fai­sait quatre ans qu’isa­belle Bou­lay n’avait pas don­né de spec­tacle à Pa­ris. La rai­son ? Elle vou­lait être près de son fils et lui don­ner un équi­libre. « Je vou­lais lui don­ner ce qu’il fal­lait au­tour de lui pour ne pas par­tir in­quiète. »

Très oc­cu­pée par ses deux car­rières au Qué­bec et en France, la chan­teuse a dé­jà pas­sé énor­mé­ment de temps entre les deux pays. Elle se rap­pelle, en sou­riant, avoir dé­jà fait 42 al­lers-re­tours entre les deux villes, sur une pé­riode d’un an et de­mi.

« C’était très exi­geant, mais c’était quelque chose de né­ces­saire, dit-elle. Quand j’étais seule et cé­li­ba­taire, je me lais­sais por­ter. Je n’avais pas la ma­tu­ri­té que j’ai au­jourd’hui. Là, je re­garde ça avec mes yeux et mon coeur d’au­jourd’hui et je me dis que ça n’a pas de sens. »

Ar­ri­vé en 2008 dans la vie d’isa­belle et son co­pain, Marc-an­dré, Mar­cus a évi­dem­ment cham­bou­lé l’ho­raire de la chan­teuse et de ce­lui qui agit aus­si comme son gé­rant et pro­duc­teur.

« Toutes les dé­ci­sions sont prises à par­tir de lui. On or­ga­nise notre temps. Je ne suis ja­mais plus de deux se­maines sans le voir, quand je suis à Pa­ris. Là, c’est lui qui est ve­nu me re­joindre parce que je suis ici pour cinq se­maines. »

Pré­sent au dé­but de la tour­née fran­çaise, pour s’as­su­rer que tout était en place, Marc-an­dré re­par­ti­ra au Qué­bec, au­près du pe­tit, et lais­se­ra Isa­belle entre les mains du pro­duc­teur Gil­bert Coul­lier et de son équipe. « Je me sens vrai­ment en confiance », dit-elle.

S’INS­TAL­LER À PA­RIS?

Bien en­ten­du, la nou­velle ma­man s’en­nuie de sa pro­gé­ni­ture lors­qu’elle est à l’étran­ger. « Les deux ou trois pre­miers jours à Pa­ris, je m’en­nuie tout le temps beau­coup, tout comme la veille de mon re­tour. Mais je ne pour­rais pas m’ima­gi­ner ne pas faire mon mé­tier non plus. J’ai la chance de pou­voir aus­si faire mon mé­tier en France. C’est un ca­deau du ciel. Quand on me de­mande où je vis, c’est au Qué­bec. Mais j’ai la chance de sé­jour­ner en France et ça me nour­rit beau­coup sur le plan cul­tu­rel. »

Au plus fort de sa po­pu­la­ri­té à Pa­ris, Isa­belle n’a ja­mais son­gé à s’y ins­tal­ler plus sé­rieu­se­ment. Mais avec dé­sor­mais un en­fant dans sa vie, elle chan­ge­ra peut-être d’idée.

«Quand je vais au parc et que je vois les en­fants de l’école in­ter­na­tio­nale, je me dis que peut-être qu’à un mo­ment don­né, si ça de­vient né­ces­saire, j’au­rai à m’ins­tal­ler ici pour une an­née.»

Ne vou­lant pas se sen­tir comme une tou­riste à Pa­ris, en de­meu­rant à l’hô­tel, Isa­belle se loue un pe­tit ap­par­te­ment de deux pièces, quand elle sé­journe dans la Ville lu­mière. «J’ai be­soin de me faire un pe­tit nid à quelque part, car je suis dé­jà beau­coup à l’hô­tel en tour­née. J’aime ça avoir l’im­pres­sion de ren­trer un peu chez moi.»

LES CHARMES DE LA VILLE LU­MIÈRE

Qu’est-ce qu’isa­belle Bou­lay aime par­ti­cu­liè­re­ment de Pa­ris? «L’ac­ces­si­bi­li­té à toutes sortes de choses. Au ni­veau de la culture et des pro­duits, il y a une grande ri­chesse. Je suis gour­mande et épi­cu­rienne et à Pa­ris, j’y trouve vrai­ment mon compte. Avec un en­fant, je re­garde aus­si les choses d’un autre oeil. Je vais dans les car­rou­sels et les ma­nèges de che­vaux avec mon fils et je l’amène voir du théâtre de ma­rion­nettes.»

Les pre­mières an­nées où elle jouait en France, Isa­belle sou­ligne avoir eu, à l’oc­ca­sion, des coups de ca­fard. «Je pre­nais alors un taxi le soir, je di­sais au chauf­feur de mettre un poste de ra­dio nos­tal­gique et je lui de­man­dais de me pro­me­ner dans Pa­ris. Je re­gar­dais les édi­fices illu­mi­nés et ça me fai­sait du bien.»

Avec le nou­vel al­bum qui a été très bien ac­cueilli, au­tant au Qué­bec qu’en France, Isa­belle Bou­lay conti­nue­ra as­su­ré­ment de faire ré­gu­liè­re­ment le tra­jet Mon­tréal-pa­ris. «En de­man­dant à Ben­ja­min Bio­lay de réa­li­ser l’al­bum, c’est comme si on s’était don­né la main au-des­sus de l’océan et qu’on avait fait quelque chose qui ral­liait nos deux cultures. C’était im­por­tant pour moi d’ame­ner dans ma mu­sique le souffle de l’amé­rique.»

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