UN DEUIL POUR LE « PÈRE DE L’ÉMIS­SION »

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Pierre O. Na­deau Le Jour­nal de Qué­bec

« C’est sûr qu’on va vivre une sorte de deuil... », lance avec émo­tion Paul Houde, qui, au-de­là de son rôle de maître du jeu, peut être consi­dé­ré comme le père de l’émis­sion puisque c’est lui qui avait im­por­té le concept.

Car il faut dire qu’à l’ori­gine, le concept était fran­çais. Là-bas, l’émis­sion s’ap­pe­lait La cible. « J’étais mor­du de cette émis­sion, que je sui­vais re­li­gieu­se­ment sur TV5. Je la re­gar­dais ré­gu­liè­re­ment et je m’amu­sais à ré­pondre aux ques­tions. Et je dois dire que j’avais une bonne moyenne au bâ­ton. D’ailleurs, ma femme me ré­pé­tait: “T’es bon, alors tu de­vrais t’y ins­crire.” »

Au cours d’un sub­sé­quent voyage en France, Paul Houde ne se conten­te­ra pas de vou­loir s’y ins­crire, re­ve­nant de son voyage avec le concept en poche, qu’il re­fi­le­ra à TVA. « Je pen­sais bien qu’on me confie­rait l’ani­ma­tion, mais on a plu­tôt pré­fé­ré Charles La­for­tune. Un ex­cellent choix, d’ailleurs. Je me re­trou­vais donc avec le rôle de maître du jeu, un rôle très ac­tif au pe­tit écran, con­trai­re­ment au concept fran­çais qui le li­mite à une voix hors-champ. »

« BON­HEUR TO­TAL »

Pour Paul Houde, tra­vailler pen­dant sept ans avec Charles La­for­tune au­ra été « un bon­heur to­tal ». « En dé­pit de notre dif­fé­rence d’âge, on avait des atomes cro­chus. Sans vrai­ment nous connaître au mo­ment de nous lan­cer dans cette grande aven­ture, on avait vite re­mar­qué que nous pro­ve­nions de la même ré­gion — Lor­raine — et que nous avions même fré­quen­té la même école se­con­daire, bien sûr à des époques dif­fé­rentes. »

Paul Houde ajou­te­ra: « Charles, c’est un gros tra­vaillant, c’est aus­si un vrai gars de té­lé, qui s’im­plique dans toutes les étapes de pro­duc­tion. Et puis, nous avons en com­mun le fait que nous sommes tous les deux de vé­ri­tables ma­niaques de gad­gets élec­tro­niques. C’était tou­jours à qui dé­cro­che­rait le pre­mier le nou­veau spé­ci­men. Je l’ai bat­tu en dé­ni­chant avant lui le ipad 2 », ri­gole Paul Houde.

« UN CREUX TER­RIBLE »

« Le choc de la fin du Cercle, nous le res­sen­ti­rons vrai­ment au re­tour des Fêtes. On va res­sen­tir un creux ter­rible... Je pense que ça va nous frap­per dans le front... » Il ajoute: « Ça va nous faire drôle de re­trou­ver nos wee­kends. » Paul Houde rap­pelle que, une fin de se­maine sur deux, il leur fal­lait en­re­gis­trer 10 émis­sions en deux longues jour­nées qui dé­bu­taient à 6 h 30 pour se pro­lon­ger jus­qu’au sou­per. « Main­te­nant que je se­rai libre les fins de se­maine, j’en­tends bien re­com­men­cer à faire du ski alpin. »

Paul Houde ne s’éloi­gne­ra pas long­temps de la té­lé puis­qu’au prin­temps, il pas­se­ra dans l’autre camp, ce­lui de Ra­dio-ca­na­da, comme ani­ma­teur de la nou­velle émis­sion Dans l’oeil du dra­gon.

Il s’agit d’un concept très po­pu­laire — ré­pan­du dans 14 pays — qui per­met à des en­tre­pre­neurs de tout aca­bit de ve­nir pré­sen­ter leur pro­jet et sol­li­ci­ter une aide fi­nan­cière d’un co­mi­té for­mé de gens d’af­faires so­li­de­ment im­plan­tés.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.