LA SEN­SA­TION DE L’HEURE

C’est un ado­les­cent, il a été dé­cou­vert sur Youtube, a été pris sous l’aile d’une star mon­diale de la pop, pro­voque des at­trou­pe­ments dans les centres com­mer­ciaux et fait cra­quer les jeunes filles. Jus­tin Bie­ber? Non. Co­dy Simp­son.

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Cé­dric Bé­lan­ger Le Jour­nal de Qué­bec

On nous le pré­sente comme le Jus­tin Bie­ber aus­tra­lien. Et pour cause. Pro­pul­sé par les pièces iyiyi et All Day, les clips de Co­dy Simp­son ont gé­né­ré plus de 70 mil­lions de clics sur Youtube. Comme un cer­tain chan­teur on­ta­rien...

« Les com­pa­rai­sons avec Jus­tin ne me dé­rangent pas vrai­ment. Je n’ai que de bonnes choses à dire sur lui et il m’a été d’un grand sou­tien. Mais je tiens à créer mon propre son et ma propre image », confie le jeune homme, qui a le même gé­rant que Bie­ber.

« On se croise par­fois, mais nous sommes très oc­cu­pés. Quand on se voit, on a beau­coup de plai­sir en­semble. »

D’ABORD LE COUN­TRY

Simp­son, qui souf­fle­ra sur sa 15e chan­delle en jan­vier, a com­men­cé à grat­ter la gui­tare à l’âge de sept ans dans la de­meure fa­mi­liale du Queens­land, en Aus­tra­lie. Ses goûts mu­si­caux d’alors (il jouait des pièces de Keith Ur­ban, John­ny Cash et El­vis Pres­ley) ne lais­saient pas pré­sa­ger qu’il de­vien­drait une idole de la pop ado­les­cente.

« J’écou­tais et jouais sur­tout du coun­try. Mon père avait des amis mu­si­ciens qui ve­naient à la mai­son et j’ai gran­di dans cette at­mo­sphère. »

Il s’est fait re­mar­quer en pu­bliant des re­prises de suc­cès des Jack­son 5, Bon Jo­vi et Ja­son Mraz sur Youtube. Le pro­duc­teur Shawn Camp­bell l’a ap­pe­lé et il a pris l’avion pour Los An­geles, mal­gré son scep­ti­cisme.

« J’al­lais à l’école, je fai­sais de la natation et du surf. Je me de­man­dais comment ça al­lait pou­voir fonc­tion­ner. Mais quand je me suis re­trou­vé en stu­dio avec mon pro­duc­teur, tout est ve­nu na­tu­rel­le­ment et j’ai dé­ve­lop­pé un in­té­rêt pour l’en­re­gis­tre­ment. »

L’AIDE DE FLO­RI­DA

Co­dy Simp­son s’est donc ins­tal­lé à Los An­geles (il y vit main­te­nant de­puis un an et de­mi et pour­suit ses études à la mai­son), où il a en­re­gis­tré iyiyi avec le rap­peur amé­ri­cain Flo Ri­da, en 2010. « Un men­tor? On peut dire ça. C’est un ar­tiste très in­tel­ligent et tra­vaillant. Quel­qu’un de qui je peux ef­fec­ti­ve­ment m’ins­pi­rer », dit Simp­son de Flo Ri­da. Jus­qu’à main­te­nant, Co­dy Simp­son a deux mi­ni-al­bums à son ac­tif : 4U et

Coast to Coast, pa­ru en sep­tembre. L’étape du pre­mier vrai al­bum se­ra fran­chie au prin­temps. Avec l’aide no­tam­ment de Nas­ree et Doc­tor Luke.

« J’ai com­men­cé à y tra­vailler. Nous vou­lions être cer­tains que c’était le bon temps pour le faire. On est en stu­dio de­puis un bout de temps et ça sonne très bien, je crois. Ça de­vrait sor­tir en mars et avril. »

Une tour­née mon­diale de­vrait en­suite suivre pour Simp­son, qui n’a pas en­core mis les pieds en Eu­rope.

DES GAR­DIENS DE SÉ­CU­RI­TÉ

Ses clips ont fait un mal­heur sur In­ter­net et, comme Jus­tin Bie­ber avant lui, Simp­son ne peut plus se poin­ter dans un en­droit pu­blic sans qu’une mer de fans l’en­cercle. D’où la pré­sence de gar­diens de sé­cu­ri­té dans son en­tou­rage.

« Tout est ar­ri­vé si vite et de fa­çon si in­at­ten­due. Je com­mence à m’ha­bi­tuer à avoir toute cette sé­cu­ri­té au­tour de moi. C’est un peu fou. »

Et les de­mandes des de­moi­selles? Dif­fi­ciles à gé­rer? « Un peu, ouais... », glousse le jeune homme.

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