REN­NER tou­jours dans l’ac­tion

De­puis quelque temps, Je­re­my Ren­ner af­fiche un très large sou­rire, et avec rai­son. Je­re­my Ren­ner, qui tra­vaille sans re­lâche de­puis les 20 der­nières an­nées, connaît une po­pu­la­ri­té pour le moins gran­dis­sante. De­puis qu’il a joué dans des films comme Le dém

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Liz Braun Agence QMI

Connu pour in­ter­pré­ter avec brio des per­son­nages tor­tu­rés et com­pli­qués, l’ac­teur de 40 ans re­lève main­te­nant un dé­fi de taille en jouant dans Mis­sion :

im­pos­sible — Pro­to­cole fan­tôme, qua­trième par­tie de la très po­pu­laire fran­chise met­tant en ve­dette Tom Cruise. (Le film est dé­jà à l’af­fiche dans les ci­né­mas IMAX et se­ra à l’ho­raire des ci­né­mas un peu par­tout dès mer­cre­di pro­chain.)

C’est un vé­ri­table tour de mon­tagne que se paye Ren­ner. Com­pa­rable à ce­lui de Da­niel Craig lors­qu’il est pas­sé d’ac­teur res­pec­té à in­ter­prète de James Bond. Et ça semble être tout un ma­nège.

« En fait, c’est un ma­nège pour le­quel il n’existe pas de billet, a af­fir­mé Ren­ner. C’est une chance in­croyable grâce à la­quelle on peut faire des choses que la plu­part des gens ne fe­ront ja­mais de toute leur vie. Et pour­tant, ce n’est que mon tra­vail. Je veux dire, je suis payé pour faire ça ! » a-t-il lan­cé en riant.

« Mais ne vous mé­pre­nez pas. Ça n’est pas que du gâ­teau. Il y a des dé­fis phy­siques, comme des dé­fis per­son­nels. Mais c’est ce que j’aime de ce tra­vail. » Et son ap­proche, du type « prêt à tout », le dé­montre très bien, même si au dé­but

de son en­traî­ne­ment pour Mis­sion : im

pos­sible — Pro­to­cole fan­tôme, il avait du mal à faire de simples éti­re­ments.

« La pente était raide pour me rendre au point où je de­vais être phy­si­que­ment pour faire les cas­cades qu’on me de­man­dait de faire. Mais j’aime avoir à me dé­pas­ser, sur­tout quand il s’agit du tra­vail. J’aime que ce soit de­man­dant émo­tion­nel­le­ment et phy­si­que­ment. Parce que je veux m’amé­lio­rer et ap­prendre. Je veux aus­si sen­tir que je ne fais pas sim­ple­ment ap­pli­quer la même re­cette en­core et en­core. C’est jus­te­ment ce que je trouve pas­sion­nant à pro­pos de mon tra­vail. »

RE­NOU­VEL­LE­MENT CONSTANT

Se re­nou­ve­ler, c’est un peu la marque de com­merce de Je­re­my Ren­ner. Il a quit­té le théâtre pour faire ses dé­buts au ci­né­ma dans le film La folle ex­cur­sion de Na­tio­nal Lam­poon en 1995. Il a en­suite par­ti­ci­pé à plu­sieurs autres pro­jets, dont Dah­mer, Le livre de Jé­ré­mie, Le vent du nord, 28 se­maines plus tard, L’as­sas­si­nat de Jesse James par le

lâche Ro­bert Ford, Le dé­mi­neur et The Town. Tous des rôles dif­fé­rents – cow­boy, ar­na­queur, dé­mi­neur, in­ti­mi­da­teur, tueur en sé­rie – dont le dé­no­mi­na­teur com­mun est le cô­té sombre de cha­cun de ces per­son­nages.

Mais Ren­ner, sé­lec­tion­né aux Aca­de­my Awards pour ses rôles dans Le dé­mi

neur et The Town, n’a peur de rien quand il s’agit du tra­vail.

L’ac­teur vient d’une fa­mille nom­breuse de la ville de Mo­des­to, en Ca­li­for­nie. Ses pa­rents, Lee Ren­ner et Va­le­rie Cear­ley, n’étaient que des ado­les­cents lors­qu’ils se sont ma­riés ; et bien qu’ils soient res­tés amis, ils ont di­vor­cé alors que Ren­ner était âgé de dix ans.

Ses pa­rents l’ont tou­jours sou­te­nu dans ses choix de car­rière, même en sa­chant que leur fils de­vrait pas­ser à tra­vers plu­sieurs an­nées de vache maigre... Avant de pou­voir vivre uni­que­ment du mé­tier d’ac­teur, Ren­ner ré­no­vait des mai­sons avec un de ses amis proches.

PRO­JETS EN PA­GAILLE

Au­jourd’hui, la si­tua­tion est tout autre. Une fois que Mis­sion : im­pos­sible — Pro­to­cole fan­tôme se­ra à l’af­fiche, Ren­ner par­ti­ci­pe­ra à plu­sieurs autres pro­jets, dont The Avengers, Han­sel & Gre­tel et le qua­trième film de la fran­chise Bourne.

« Après tout ce­la, je dois jouer un pe­tit rôle dans un film de James Gray avec Joa­quin Pheo­nix et Ma­rion Co­tillard. Et ce ne se­ra pas un film d’ac­tion, ce qui fe­ra chan­ge­ment… C’est une his­toire où il y a un proxé­nète, une pros­ti­tuée et un ma­gi­cien, c’est d’ailleurs le rôle que j’au­rai la chance de jouer, a-t-il ex­pli­qué ra­pi­de­ment. Je ne peux pas vrai­ment vous en dire da­van­tage en seule­ment dix mi­nu--

tes. Mais je peux quand même dire que de tra­vailler avec des gens de ce ca­libre, c’est vrai­ment sti­mu­lant. » Et quel chan­ge­ment pour lui, en ef­fet, que le fait de pas­ser de pe­tits films in­dé­pen­dants à des films à si gros bud­get ! « Entre tra­vailler sur de pe­tits films in­dé­pen­dants, comme je l’ai fait dans le pas­sé, et tra­vailler sur de gros films pour les­quels le pu­blic est énorme, il y a évi­dem­ment tout un monde. Mais d’un point de vue ar­tis­tique, c’est la même chose, a-t-il sou­te­nu. On ne change pas sa ma­nière d’in­ter­pré­ter ou de jouer. La re­cherche de la vé­ri­té est la même. Un per­son­nage est un per­son­nage. Et un per­son­nage ne connaît pas le bud­get du film. Ça ne change rien. Le but de­meure ce­lui de ra­con­ter une his­toire. » Au cha­pitre de sa vie per­son­nelle, l’ac­teur af­firme qu’il s’ac­com­mode très bien des chan­ge­ments que tout ce­la en­traîne. « Je me rap­pelle le pre­mier film dans le­quel j’ai joué,

La folle ex­cur­sion de Na­tio­nal Lam­poon. Et si ça avait été l’équi­valent du film Lende

main de veille, mais dans les an­nées 90? Ç’au­rait tout chan­gé. J’étais jeune à l’époque », a-t-il af­fir­mé, en in­si­nuant qu’il n’au­rait peut-être pas eu la ma­tu­ri­té né­ces­saire pour gé­rer une telle po­pu­la­ri­té. « Je suis heu­reux que ma car­rière dé­bloque main­te­nant, d’avoir du suc­cès dans quelque chose que j’aime faire et de pou­voir conti­nuer de jouer des rôles que j’ai en­vie de jouer, a-t-il dit. Comme ac­teur, tout ce qu’on veut c’est de pou­voir tra­vailler et que le pu­blic ap­pré­cie ce qu’on fait. »

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