ÉMO­TIONS FORTES

Plus sombre, plus dra­ma­tique, Chabotte et fille passe en mode ac­tion et de­vient, pour sa troi­sième et der­nière sai­son, une vraie sé­rie po­li­cière. La ten­sion et la fé­bri­li­té se­ront au ren­dez-vous dès la dif­fu­sion du pre­mier épi­sode, le 9 jan­vier, à 22 h, à

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - De­nise Mar­tel DE­NISE.MAR­TEL@JOUR­NAL­DE­QUE­BEC.COM

D’ailleurs ceux qui n’ont pas sui­vi les deux pre­mières sai­sons n’au­ront au­cune peine à em­bar­quer, puisque l’his­toire dé­marre un an après la fin de l’af­faire Mo­rel et nous en­traîne sur un tout autre ter­rain de jeux. Dé­tec­tive pri­vé, Jean-jacques Chabotte (Jacques Gi­rard) fait main­te­nant ca­va­lier seul, sa fille Zoé, en amour plus que ja­mais avec son beau doc­teur, ayant dé­ci­dé de tra­vailler dans son do­maine, l’ar­chéo­lo­gie.

Tou­te­fois, les évé­ne­ments l’amè­ne­ront à re­prendre le col­lier. Mé­con­nais­sable, Chabotte tente, pour le compte d’un mys­té­rieux client, d’in­fil­trer une bande cri­mi­na­li­sée qui sé­vit à Qué­bec. On est évi­dem­ment très loin d’une fi­la­ture pour adul­tère... In­tui­ti­ve­ment, Zoé dé­cide de suivre son père, en ca­chette, mais sa pré­sence fait avor­ter l’af­faire et en­voie son pa­ter­nel à l’hô­pi­tal entre la vie et la mort...

« On se re­trouve dans un uni­vers plus mar­gi­nal, ce­lui des gens qui vivent du crime. Dès le dé­part, on vou­lait mettre nos per­son­nages en dan­ger. On vou­lait qu’ils vivent des choses émo­tion­nel­le­ment plus dif­fi­ciles, al­ler plus loin dans l’émo­tion », ex­plique Louis Bol­duc, qui réa­lise la sé­rie pour la deuxième an­née.

COL­LEC­TIF D’AU­TEURS

Il pré­cise qu’au mo­ment où les au­teures des deux pre­mières sé­ries ont fait sa­voir qu’elles ne vou­laient pas écrire la troi­sième, le pro­duc­teur Mi­chel Gauthier et lui ont dé­ci­dé de faire ap­pel à Ma­rio Bol­duc avec qui il avait tra­vaillé sur un autre pro­jet.

« D’une part, il était im­pos­sible pour une seule per­sonne d’écrire tous les épi­sodes, si on vou­lait tour­ner au prin­temps et dif­fu­ser en jan­vier pro­chain. Il fal­lait réunir un col­lec­tif d’au­teurs et nous te­nions à ce qu’il y ait des au­teurs de Qué­bec, puisque Qué­bec joue un rôle de pre­mier plan dans la sé­rie. »

« En plus d’écrire cer­tains épi­sodes, Ma­rio Bol­duc a agi comme co­or­don­na­teur et script édi­teur avec les trois autres au­teurs, soit le ro­man­cier Jacques Cô­té, Mi­reille May­randFi­set, tous deux ori­gi­naires de Qué­bec, et Hu­go Dubreuil. »

« Ma­rio de­vait su­per­vi­ser et har­mo­ni­ser le tout, tan­dis que Mi­chel Gauthier et moi avons été im­pli­qués tout au long du pro­ces­sus de créa­tion », ajoute le réa­li­sa­teur, ren­con­tré avec le vi­sion­ne­ment de presse des deux pre­miers épi­sodes de la té­lé­sé­rie, lun­di.

POINTS DE VUE IN­ÉDITS

Réa­li­sée entre la fin mai et le dé­but d’août, les 13 épi­sodes de Chabotte et fille ont né­ces­si­té 46 jours de tour­nage, soit l’équi­valent de 3,4 jours et un bud­get de 300 000 $ par épi­sode. « C’est un rythme très éle­vé, mais c’est la réa­li­té de toutes les té­lé­sé­ries ac­tuel­le­ment », sou­tient le réa­li­sa­teur.

« Le tour de force, c’est d’avoir réus­si, tout en res­pec­tant le bud­get, à tour­ner en dé­cor na­tu­rel, dans énor­mé­ment de lieux dif­fé­rents et de mon­trer Qué­bec sous des angles in­ha­bi­tuels. On a beau­coup tour­né dans Saint-roch, mais aus­si à Li­moi­lou, où se trouve l’agence Chabotte et fille, à Lac-beau­port, à l’aqua­rium, à l’an­cien zoo, au stade de ba­se­ball, à la li­mite du quar­tier Mont­calm et Sille­ry », ajoute ce­lui qui a gran­di dans la Ca­pi­tale.

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