UNE CO­MÉ­DIE RO­MAN­TIQUE DE NOËL

Ins­pi­rée par le thème de Noël et tout ce qui l’en­toure, comme le shop­ping en ac­cé­lé­ré, la cui­sine, les tem­pêtes de neige et les re­trou­vailles en fa­mille — par­fois re­cons­ti­tuées — Na­dia Lakhdari King offre un ro­man lé­ger et pé­tillant comme un mous­seux, N’o

Le Journal de Quebec - Weekend - - LIVRES - Ma­rie-france Bor­nais Le Jour­nal de Qué­bec

L’his­toire d’émi­lie se dé­roule en deux jours (cru­ciaux dans le ca­len­drier) : le 24 et le 25 dé­cembre. Elle re­çoit son nou­veau pe­tit ami, Charles, ac­com­pa­gné de ses deux en­fants (dont une ado), pour Noël. Elle n’a pas grande ex­per­tise en la ma­tière et, mal­chance, ses pa­rents sont en croi­sière et sa meilleure amie, par­tie dans le Sud. S’ajoute une tem­pête de neige mé­mo­rable et un ami/ex-chum qui se pointe.

Voi­là de quoi s’amu­ser et c’est exac­te­ment ce qu’a fait la Qué­bé­coise Na­dia Lakhdari King, au­teure de la tri­lo­gie à suc­cès Éléo­nore et tra­duc­trice du best-sel­ler Ivres

se, de Ca­the­rine Mcken­zie. « N’ou­blie pas mon pe­tit sou­lier, j’ap­pelle ça une co­mé­die ro­man­tique de Noël et ça res­semble à ce qui se fait sou­vent au ci­né­ma dans le temps des Fêtes, comme Love

Ac­tual­ly, par exemple », ex­plique l’au­teure.

INS­PI­RA­TION

L’idée est née dans son es­prit lors d’une ren­contre avec son édi­trice, alors qu’elle ve­nait de ter­mi­ner la ré­dac­tion d’éléo­nore, qui compte en tout 1 000 pages. « Ça me ten­tait de faire quelque chose de l’fun, de plus court, de plus si­tué dans le temps. Dès qu’elle m’a lan­cé le mot “Noël”, les images se sont mises à ex­plo­ser en moi. Parce que c’est une si­tua­tion où on se met tel­le­ment de pres­sion pour que tout soit par­fait. Les fa­milles se réunissent et c’est une si­tua­tion qui prête tant au drame qu’à la co­mé­die, et je trou­vais ça très ins­pi­rant. »

La pé­riode de ré­dac­tion pour

N’ou­blie pas mon pe­tit sou­lier a été très agréable pour l’écri­vaine, qui a tou­te­fois trou­vé que faire une in­cur­sion dans le style d’écri­ture hu­mo­ris­tique était un bon dé­fi.

« C’est presque ar­du comme style d’écri­ture parce que la ligne est plu­tôt fine entre une blague qui tombe à plat et une blague réus­sie. Il y a des phrases que j’ai dû ré­écrire 10 fois. Je les ai re­tra­vaillées comme un pe­tit bi­jou, pour être sûre que les punchs soient à la bonne place. Quand le style est lé­ger, on ne peut pas se per­mettre d’er­reur. J’ai a-do-ré, ça a été un plai­sir d’écri­ture du dé­but à la fin. »

TRA­DI­TIONS DE NOËL

Na­dia Lakhdari King est une grande fan des tra­di­tions de Noël, qu’elle main­tient en­vers et contre tout, même si elle pas­se­ra les Fêtes dans la fa­mille de son ma­ri, en Nou­velle-zé­lande, et qu’elle se­ra là-bas en plein été aus­tral.

« Noël, ça a tou­jours été tel­le­ment cha­leu­reux dans ma fa­mille! J’ai tou­jours eu un Noël tra­di­tion­nel avec les cou­sins, les grands-pa­rents. C’est un peu de ces sou­ve­nirs que je m’ins­pire. Ce qui était ma­gique, c’était la fa­mille réu­nie, l’at­mo­sphère, les ca­deaux. »

Na­dia Lakhdari King a comp­té sur la col­la­bo­ra­tion d’au­drey Du­fresne, chef-pro­prié­taire dy­na­mique des Trois Pe­tits Bou­chons à Mon­tréal, pour les re­cettes, et offre en « bo­nus » les ac­cords mets-vins pro­po­sés par Jes­si­ca Har­nois, som­me­lière et chro­ni­queuse vin.

Ba­di­geon­ner le din­don au pin­ceau avec le beurre, sa­ler et poi­vrer. » Je fouille. Pas de pin­ceau dans la cui­sine de ma mère. Par contre, je sais qu’elle a en­core gar­dé mon ma­té­riel d’arts plas­tiques, au sous-sol. Peut-être que je pour­rais...? »

— Na­dia Lakhdari King,

N’ou­blie pas mon pe­tit sou­lier

NA­DIA LAKHDARI KING

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