<< Noël c'est­la fête du bou­heur >> Pa­trick Huard

MON­TRÉAL | À 42 ans, Pa­trick Huard sa­voure en­core Noël, sa fête pré­fé­rée. Cette an­née, tou­te­fois, tout est par­ti­cu­lier pour lui : sa femme Anik Jean et lui at­tendent l’ar­ri­vée du pe­tit Na­than pour le dé­but jan­vier, peut-être le 2, le jour de son an­ni­ver­sa

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Mi­chelle Cou­dé-lord

« Noël c’est une fête ma­gique pour moi. On prend le temps de se dire qu’on s’aime et, sur­tout, d’être une grande fa­mille. La course s’ar­rête, on se fait plai­sir mu­tuel­le­ment. Je tripe vrai­ment sur Noël », m’as­sure un Pa­trick Huard vê­tu comme un jeune pre­mier avec sa pe­tite boucle.

« Je m’ha­bille comme ce­la main­te­nant. Je trouve que les gars ne font pas as­sez d’ef­forts sur ce cô­té-là. J’ai le goût de leur dire re­gar­dez ce que vos femmes ou vos blondes ont l’air et es­sayer d’être au moins à leur hau­teur », lance-t-il en sou­riant.

SOU­VE­NIRS D’EN­FANCE

Au­jourd’hui, Pa­trick Huard re­çoit chez lui son monde. « C’est un plus pe­tit groupe que les an­nées pas­sées à cause d’anik qui ac­couche bien­tôt. Mais deux heures avant que mes in­vi­tés ar­rivent, je se­rai su­per fé­brile. Je suis comme un ti-cul avec les ca­deaux. Je pré­fère en faire des pe­tits, mais en plus grand nombre, juste pour avoir le plai­sir de voir les gens les ou­vrir; de les voir heu­reux. »

Il se rap­pelle alors un Noël avec ses pa­rents et sa soeur 10 ans plus jeune que lui. « J’avais 15 ans, elle 5. Mes pa­rents avaient loué un cha­let dans les Lau­ren­tides. Puis, pen­dant que ma soeur dor­mait, nous étions al­lés, mon père et moi, cou­per un sa­pin et nous l’avions dé­co­ré. Je me sou­viens en­core de ma pe­tite soeur éblouie à son ré­veil, qui, du haut de la mez­za­nine de ce cha­let, re­gar­dait son sa­pin, sans doute ap­por­té par le Père Noël. »

TOUT LE QUAR­TIER EN CAR­RIOLE

Que dire main­te­nant des fêtes de Noël de sa fille Jes­sie (au­jourd’hui une ado­les­cente), alors que pa­pa Pa­trick louait une car­riole et in­vi­tait les pa­rents à ve­nir por­ter les jouets de leurs en­fants afin, bien sûr, que le Père Noël en fasse la li­vrai­son.

« Nous nous sommes re­trou­vés avec 25 en­fants dans la car­riole du Père Noël et même une grand-ma­man seule qui chan­tait à tue-tête. Un père dont la pe­tite était at­teinte de leu­cé­mie avait même souf­flé la neige dans le parc en fai­sant une al­lée de neuf pieds de large afin qu’on puisse at­teindre sa mai­son. Je me sou­vien­drai toute ma vie des yeux de cet en­fant-là, com­blée la nuit de Noël. C’est le vrai sens de cette fête-là pour moi », ra­conte Pa­trick Huard, ému.

L’HOMME HEU­REUX

Au fait, lors­qu’on lui de­mande de qua­li­fier son an­née 2011, où il a été la ve­dette de deux films à suc­cès, Fun­ky­town et

Star­buck, en plus d’être un des juges for­te­ment ap­pré­cié à Star Aca­dé­mie, le ma­riage avec la femme de sa vie et l’an­nonce de son grand re­tour sur scène en 2012 avec un spec­tacle sur le bon­heur. Il ré­pond: « Ce fut une an­née de grandes émo­tions, le dé­part de mon pa­pa Do­nald, mon ma­riage éblouis­sant avec mon amour et l’an­nonce de la ve­nue de mon se­cond en­fant. Je di­rais que j’ai at­teint une grande sé­ré­ni­té. Je suis bien avec moi-même et tout le monde au­tour de moi. Je sa­voure chaque se­conde de ce bon­heur. Pour ce­la, c’est une an­née ex­cep­tion­nelle, le dé­but d’une ère où je conjugue par­fai­te­ment avec le mot bon­heur – et je ne dis sur­tout pas ce­la parce que mon pro­chain spec­tacle est sur ce thème-là. Tou­te­fois, le pro­ces­sus de créa­tion m’a fait beau­coup ré­flé­chir sur le su­jet. »

ET C’EST QUOI LE BON­HEUR?

« Au fil de mes lec­tures, j’ai re­te­nu deux ci­ta­tions : “Le bon­heur, c’est prendre conscience de sa li­ber­té. Et le bon­heur n’est vé­ri­table que lorsque par­ta­gé.” Ces mots m’ha­bitent », nous confie-t-il. Il se pro­met donc « de triper » très fort au­jourd’hui en re­ce­vant ceux qui l’aiment pour Noël, après avoir cui­si­né pen­dant deux jours. « Quand je vois un de mes ca­deaux sous l’arbre, je ca­pote, je danse, je saute. Je suis un en­fant », me dit-il avec des yeux de pe­tit gars éba­hi. Bien sûr qu’il au­ra une pen­sée spé­ciale pour son pa­pa Do­nald, son pre­mier fan, qui ado­rait Anik, sa femme. « Pour me ré­con­for­ter, je me dis que mon fils hé­ri­te­ra de la sen­si­bi­li­té et de l’écoute ex­cep­tion­nelle de mon père. Il était tel­le­ment drôle. On l’at­ten­dait pour que le par­ty com­mence. Au­jourd’hui, je me dois de prendre la re­lève. Mais grâce à la pe­tite fa­mille que j’ai main­te­nant, j’ai vrai­ment le sen­ti­ment de ne plus ja­mais être seul. J’ai mon équipe, ma fa­mille, ma fon­da­tion dont je rê­vais. C’est la plus belle des cer­ti­tudes, c’est sé­cu­ri­sant, mais c’est aus­si une grande res­pon­sa­bi­li­té. Pré­sen­te­ment, y’a rien que je chan­ge­rais dans ma vie, ab­so­lu­ment rien, sauf le dé­part de mon pa­pa. Je sou­haite aux gens un Noël dont ils se sou­vien­dront toute leur vie », conclut l’homme heu­reux.

PA­TRICK HUARD

PHO­TO AGENCE QMI | CHAN­TAL POI­RIER

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