RE­TOUR SUR UNEANNÉE MAR­QUÉE PARLESUCCÈS

TORONTO | The Black Keys a conclu l’an­née en beau­té en nous pré­sen­tant, le 6 dé­cembre der­nier, son sep­tième al­bum en car­rière. Réa­li­sé par Dan­ger Mouse, El Ca­mi­no, disque brut et in­tem­po­rel, s’est ra­pi­de­ment taillé une place par­mi nos al­bums coups de coeu

Le Journal de Quebec - Weekend - - REVUE DE L'ANNÉE 2011 - Va­nes­sa Gui­mond Agence QMI

Lors­qu’ils ne sont pas sur la route, en pro­mo­tion ou en stu­dio pour en­re­gis­trer un al­bum de The Black Keys, n’al­lez pas croire que Dan Auer­bach et Pa­trick Car­ney se tournent les pouces.

« Par­tir en tour­née, pour moi, c’est du tra­vail, mais en­re­gis­trer un al­bum, ce n’est que du plai­sir, a ad­mis Dan. Quand je me ré­veille le ma­tin, c’est ce que j’ai en­vie de faire. »

Les mu­si­ciens, deux amis qui af­firment se res­pec­ter mal­gré le fait que leur re­la­tion pro­fes­sion­nelle leur de­mande d’être conti­nuel­le­ment en­semble, ne s’em­pêchent pas de tra­vailler sur d’autres pro­jets, lorsque l’ho­raire de The Black Keys le leur per­met.

Ain­si, Dan s’est lan­cé dans une aven­ture so­lo qui a don­né nais­sance à l’al­bum Keep It Hid, en 2009. Même s’il confirme ne ja­mais avoir ces­sé d’écrire, le gui­ta­riste dit avoir concen­tré ses éner­gies, der­niè­re­ment, à la réa­li­sa­tion. Ré­cem­ment, il a tra­vaillé avec Va­le­rie June, Ri­chard Swift, Hacienda et The Grow­lers. Au mo­ment de notre ren­contre, il ve­nait tout juste de mettre la touche fi­nale au pro­chain al­bum de Dr John, ar­tiste qui roule sa bosse de­puis les an­nées 50.

De son cô­té Pa­trick a for­mé le groupe Drum­mer (qui n’existe plus), avec le­quel il a pré­sen­té le disque Feel Good To­ge­ther, en 2009. De­puis, il a réa­li­sé un al­bum pour le duo Tennis, qui de­vrait pa­raître en fé­vrier 2012. Après les Fêtes, il se lan­ce­ra éga­le­ment dans la réa­li­sa­tion du nou­vel opus de la for­ma­tion ca­na­dienne The Sheep Dogs.

UNE SUR­PRISE

Les mu­si­ciens ac­cordent le suc­cès qu’ils ont connu avec Bro­thers, disque pa­ru en mai 2010 qui s’est écou­lé à plus d’un mil­lion d’exem­plaires et qui a rem­por­té trois Gram­mys, en fé­vrier der­nier, au fait que l’une de leur chan­son Tigh­ten Up ait tour­né sur les ondes des ra­dios com­mer­ciales.

« C’est aus­si simple que ça. Ça nous a ou­vert les portes d’un nou­veau monde, a dé­cla­ré Dan. Sin­cè­re­ment, nous avons seule­ment eu be­soin de créer une chan­son cat­chy (rires). C’est tout. »

« On nous avait dit que d’avoir une chan­son à la ra­dio al­lait chan­ger notre car­rière, a ra­con­té Pa­trick. C’est vrai que de­puis, nous jouons de­vant plus de gens. En 2009, à New York, nous pou­vions vendre près de 9 000 billets, au­jourd’hui, nous en ven­dons 26 000. C’est fou ! »

Sur­pris de ce suc­cès tar­dif, les membres du groupe ont tout de même bien ac­cueilli l’at­ten­tion qui leur a été ac­cor­dée. D’ailleurs, le plus beau sou­ve­nir que conser­ve­ra Pa­trick de l’an­née 2011 est sans au­cun doute la soi­rée des Gram­mys, où Dan et lui ont ré­col­té trois tro­phées.

« Ga­gner aux Gram­mys, c’est la chose la plus im­por­tante qui soit ar­ri­vée au groupe, cette an­née », a-t-il af­fir­mé.

« C’était ir­réel, pour nous, de nous pré­sen­ter à cet évé­ne­ment et d’être en­tou­rés de mé­dias et de per­sonnes hor­ribles qui cherchent à avoir plus d’at­ten­tion que les mu­si­ciens pré­sents, a-til ajou­té, le sou­rire aux lèvres. Nous nous sommes fait bous­cu­ler parce que cer­taines per­sonnes vou­laient par­ler à Kim Kar­da­shian, alors qu’on ve­nait de rem­por­ter trois prix. Ça re­met les choses en pers­pec­tives (rires). » √ The Black Keys s’ar­rê­te­ra au Centre Bell le 13 mars 2012.

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