TOP 10 DES MEILLEURS FILMS ÉTRAN­GERS

MON­TRÉAL | Woo­dy Al­len, Ter­rence Ma­lick, Pe­dro Al­mo­do­var, Lars von Trier, Mar­tin Scor­sese, Clint East­wood, Ste­ven Spiel­berg… L’an­née du ci­né­ma 2011 au­ra été mar­quée par la sor­tie de nou­velles of­frandes de plu­sieurs des plus grands ci­néastes au monde, mais

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Maxime De­mers

THE DES­CEN­DANTS ( LES DES­CEN­DANTS)

Sept ans. C’est le temps qu’a mis Alexan­der Payne pour re­faire sur­face avec un nou­veau film, après l’ex­cellent

Si­de­ways. L’at­tente en au­ra va­lu la peine. The Des­cen­dants, son cin­quième long-mé­trage, mise de nou­veau sur ce mé­lange bien do­sé d’hu­mour et d’émo­tion qui a fait la force de ses films pré­cé­dents ( Ci­ti­zen Ruth, Elec­tion, About Sch­midt), avec, en prime, l’une des meilleures per­for­mances à vie de George Cloo­ney.

THE AR­TIST ( L’AR­TISTE)

La plus grande sur­prise de l’an­née on la doit cer­tai­ne­ment à la su­perbe réus­site et au suc­cès in­at­ten­du de ce film fran­çais muet en noir et blanc. Jean Du­jar­din y brille dans la peau d’une star du ci­né­ma muet crai­gnant l’ar­ri­vée de films par­lant. À par­tir d’une idée folle, le réa­li­sa­teur Mi­chel Ha­za­na­vi­cius (les OSS 117) a concoc­té un film brillant et tout à fait ra­fraî­chis­sant qui rend hom­mage avec hu­mour et in­tel­li­gence à l’âge d’or du ci­né­ma muet hol­ly­woo­dien.

THE TREE OF LIFE ( L’ARBRE DE LA VIE)

L’un des films les plus at­ten­dus de l’an­née, The Tree of Life n’a pas dé­çu, ra­flant même la Palme d’or au der­nier Fes­ti­val de Cannes. Avec ce cin­quième long-mé­trage en quelque 40 an­nées de car­rière, le mé­ti­cu­leux ci­néaste amé­ri­cain Ter­rence Ma­lick signe une oeuvre com­plexe et poé­tique où chaque plan est étu­dié et lé­ché. Il en ré­sulte un film d’une beau­té rare, qui pro­cure une ex­pé­rience sen­so­rielle in­ou­bliable.

MELANCHOLIA

Au-de­là de la con­tro­verse sou­le­vée par des tristes pro­pos pro­na­zis lan­cés en confé­rence de presse à Cannes, ce plus ré­cent film du Da­nois Lars von Trier s’avère une réus­site to­tale, une oeuvre mé­lan­co­lique aus­si ma­gni­fique que per­tur­bante. Ra­re­ment la fin du monde n’au­ra été aus­si bien ex­ploi­tée au ci­né­ma.

SHAME ( LA HONTE)

L’ex­cellent ac­teur Mi­chael Fass­ben­der crève une fois de plus l’écran dans ce nou­veau film coup-de-poing du ci­néaste bri­tan­nique Steve Mc­queen, l’homme der­rière le puis­sant Hun­ger. Cette fois­ci, Mc­queen brosse un por­trait bou­le­ver­sant d’un jeune tren­te­naire new-yor­kais ac­cro au sexe. Ce film per­tur­bant laisse une forte im­pres­sion et nous hante pen­dant long­temps.

LA GUERRE EST DÉ­CLA­RÉE

En s’ins­pi­rant d’un épi­sode dif­fi­cile de sa vie (la tu­meur au cer­veau de son pe­tit gar­çon), l’ac­trice et réa­li­sa­trice fran­çaise Va­lé­rie Don­zel­li a réus­si à ac­cou­cher d’un lu­mi­neux et émou­vant film qui res­pire la joie de vivre. Hymne à la vie et à l’amour, cette co­mé­die dra­ma­tique mo­derne et écla­tée s’avère une pro­po­si­tion de ci­né­ma aus­si in­té­res­sante qu’ac­ces­sible, et aus­si di­ver­tis­sante que bou­le­ver­sante.

HU­GO

Mar­tin Scor­sese est-il ca­pable de faire un film or­di­naire ? Ap­pa­rem­ment, non. En si­gnant ce pre­mier film s’adres­sant à un pu­blic fa­mi­lial, le réa­li­sa­teur de Taxi

Dri­ver et Good­fel­las sur­prend en­core une fois et livre un conte fan­tas­tique en­voû­tant d’une grande beau­té vi­suelle, qui ex­ploite par­fai­te­ment la tech­nique du 3D et qui rend hom­mage à Georges Mé­liès, un des pionniers du ci­né­ma.

DRIVE ( SANG-FROID)

Le jeune ci­néaste da­nois Ni­co­las Win­ding Refn ( Pu­sher) af­fiche une vir­tuo­si­té hal­lu­ci­nante dans ce th­riller gla­cial por­té par le tou­jours ex­cellent ac­teur ca­na­dien Ryan Gos­ling. Mi­sant sur des am­biances hyp­no­tiques, une fac­ture vi­suelle lé­chée et une mu­sique at­mo­sphé­rique, ce film noir se ré­vèle un ob­jet ci­né­ma­to­gra­phique ad­mi­rable.

LE HAVRE

Igno­ré par le ju­ry à Cannes en mai der­nier, ce plus ré­cent film du Fin­lan­dais Aki Kau­ris­ma­ki ( L’homme sans pas­sé) s’est re­pris la se­maine pas­sée en ra­flant le Prix Louis-del­luc, l’équi­valent du Gon­court pour le ci­né­ma. Huit des meilleurs films fran­çais étaient en lice dont The Ar­tist et La guerre est dé­cla­rée. On re­trouve dans Le Havre tout ce qui fait la force du ci­né­ma de Kau­ris­ma­ki : son hu­mour poé­tique et dé­ca­lé, sa ten­dresse, sa douce iro­nie, son grand hu­ma­nisme. Un beau film.

HAR­RY POT­TER AND THE DEATH­LY HAL­LOWS : PART 2 ( HAR­RY POT­TER ET LES RE­LIQUES DE LA MORT : 2e PAR­TIE)

Oui oui, un Har­ry Pot­ter dans un top 10 des meilleurs films de l’an­née… Pour la der­nière place dis­po­nible dans de pal­ma­rès, j’ai long­temps hé­si­té entre ce der­nier vo­let de la sa­ga et l’ex­cellent Mo­ney­ball de Ben­nett Miller. J’ai fi­na­le­ment pen­ché pour le der­nier Har

ry Pot­ter pour la simple et bonne rai­son que ce cha­pitre fi­nal de la sa­ga clôt de fa­çon gran­diose cette sé­rie qui au­ra mar­qué à sa ma­nière le ci­né­ma grand pu­blic. Pour son qua­trième film Har­ry

Pot­ter der­rière la ca­mé­ra, le réa­li­sa­teur Da­vid Yates s’est sur­pas­sé, li­vrant une oeuvre puis­sante mar­quée par quelques scènes spec­ta­cu­laires et mé­mo­rables.

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