LES ÉVÉ­NE­MENTS TÉ­LÉ

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Bill Har­ris Agence QMI

Si vous n’êtes pas ama­teur de sport, alors vous ne sa­vez sû­re­ment pas ce qu’est la ma­lé­dic­tion de Mad­den. Il s'agit en fait d'un mau­vais sort qui touche tous les joueurs de la NFL qui ap­pa­raissent sur la cou­ver­ture an­nuelle de la sé­rie de jeux vi­déo à l’ef­fi­gie du po­pu­laire foot­bal­leur John Mad­den. Ces joueurs connaissent gé­né­ra­le­ment une an­née ter­rible, sou­vent en rai­son de bles­sures. Pour l’in­for­ma­tion, la vic­time de cette an­née fut Pey­ton Hillis des Browns de Cle­ve­land.

Quel rap­port avec une ré­tros­pec­tive té­lé? L’an­née 2011 nous laisse en fait croire qu’une ma­lé­dic­tion s’abat éga­le­ment sur qui­conque ac­cepte de de­ve­nir l’ac­teur fé­tiche de la sé­rie Two and a Half Men dif­fu­sée sur CBS et CTV.

Tout le monde connaît la triste dé­bâcle de Char­lie Sheen, an­cienne tête d’af­fiche de l’émis­sion, sur­ve­nue cours de la der­nière an­née; une dé­com­pen­sa­tion ma­niaque spec­ta­cu­laire, un congé­die­ment pu­blic, une dé­fiance fré­né­tique à l’égard de ses an­ciens pa­trons et, après tout ce­la, des pas de tor­tue vers la ré­ha­bi­li­ta­tion de son image pu­blique. Étran­ge­ment, il semble que les choses ne se soient pas dé­rou­lées très ron­de­ment non plus pour le rem­pla­çant de Sheen, As­thon Kutcher.

Bien sûr, les cadres de CBS se sont épou­mo­nés, l’été der­nier, à faire l’éloge du pro­fes­sion­na­lisme de Kutcher. Dé­cla­ra­tions qui consti­tuaient très cer­tai­ne­ment une fa­çon sub­tile et dé­tour­née de si­gni­fier que Kutcher était vrai­ment moins dif­fi­cile à gé­rer et moins contro­ver­sé que son pré­dé­ces­seur.

Pour­tant, après que Kutcher a chaus­sé les grands sou­liers – d’un point de vue stric­te­ment co­mique – de Sheen, une ru­meur de divorce a cu­rieu­se­ment sur­gi, ter­nis­sant le ma­gni­fique por­trait de son ma­riage avec De­mi Moore.

D’un cô­té, des al­lé­ga­tions re­la­tant les in­fi­dé­li­tés de Kutcher, de l’autre des dé­cla­ra­tions niant tout pro­blème ma­tri­mo­nial. Mais s’il y a une le­çon que nous avons re­te­nue au su­jet des ma­riages entre cé­lé­bri­tés, c’est bien qu’il n’y a pas de fu­mée sans feu. C’est donc dans ce contexte que De­mi Moore a an­non­cé qu’elle pré­voyait di­vor­cer.

Mais des gens se di­vorcent tous les jours, et ça n’est pas né­ces­sai­re­ment tra­gique. Plus en­core, le sort ré­ser­vé à Kutcher n’ar­rive clai­re­ment pas à la che­ville de ce­lui qui s’est abat­tu sur Sheen. Reste qu’il faut tout de même se po­ser la ques­tion : existe-t-il un lien entre le fait d’être la tête d’af­fiche de la sé­rie Two and a

Half Men et ce­lui de voir sa vie per­son­nelle se dés­in­té­grer – presque lit­té­ra­le­ment – sous ses yeux?

PO­PU­LAIRES MA­LÉ­DIC­TIONS

Vous trou­vez que c’est ti­ré par les che­veux? Pour­tant, im­pos­sible de nier la po­pu­la­ri­té des ma­lé­dic­tions cette an­née puisque plu­sieurs d’entre elles se sont taillé des places de choix sous les pro­jec­teurs en 2011. On a qu’à pen­ser à Once Upon a Time, dif­fu­sé sur ABC et CTV, ou Ame­ri­can Hor­ror, dif­fu­sé sur les ondes de FX Ca­na­da.

Mais n’ou­blions pas que les ma­lé­dic­tions peuvent prendre dif­fé­rentes formes. Comme à l’ha­bi­tude, tout un lot de sé­ries très at­ten­dues ont fi­ni par mordre la pous­sière en 2011, alors que d’autres – comme Re­venge (ABC, Ci­tytv), met­tant en ve­dette la Ca­na­dienne Emily Van­Camp – ont réus­si à sé­duire le pu­blic comme les cri­tiques.

Et alors que nous amor­çons pai­si­ble­ment 2012, il est cru­cial de gar­der à l’es­prit un fait de la plus haute im­por­tance : si ja­mais qui que ce soit vous pro­pose de te­nir le pre­mier rôle dans Two and a

Half Men, faites un énorme câ­lin à votre amou­reux ou votre amou­reuse et ré­pon­dez « non », tout sim­ple­ment.

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