SPÉ­CIA­LISTE EN CO­MÉ­DIE

MON­TRÉAL | Avec des suc­cès po­pu­laires comme De père en flic, Mam­bo Ita­lia­no et Le sens de l’hu­mour, Émile Gau­dreault est de­ve­nu un des grands spé­cia­listes de la co­mé­die qué­bé­coise. Un cré­neau qui convient par­fai­te­ment à cet an­cien membre du Groupe san­guin

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Maxime De­mers

Ex-hu­mo­riste, Émile Gau­dreault n’est pas de­ve­nu ci­néaste par ac­ci­dent. Il en rê­vait de­puis son ado­les­cence.

« Quand j’étais ado, j’étais très so­li­taire et le ci­né­ma était pour moi une éva­sion, ra­conte-t-il.

« C’était donc un vieux rêve, de faire des films. J’ai com­men­cé sur le tard, à 36 ans (avec Nuit de noces, en 2001), mais je suis content au­jourd’hui d’avoir trou­vé ma place. J’ai vu ré­cem­ment les co­pains du Groupe san­guin qui m’ont dit en choeur : “Bra­vo, tu l’as en­fin fait !” Ils sa­vaient que c’était mon rêve de­puis tou­jours. Le Groupe san­guin était, pour moi, une étape vers l’ac­com­plis­se­ment de ce rêve. »

Il ne cache pas que la barre était haute pour son der­nier film, Le sens de l’hu

mour, qui fai­sait suite à son mé­ga suc­cès de 2009, De père en flic, et qui réunis­sait même deux de ses têtes d’af­fiche (Mi­chel Cô­té et Louis-jo­sé Houde).

DE BONNES CRI­TIQUES

Dans les cir­cons­tances, il se dit plus que sa­tis­fait de l’ac­cueil qu’a re­çu son nou­veau film.

« Le sens de l’hu­mour a amas­sé 3,4 M$, ce qui est ex­cellent, même si c’est loin des 10,5 M$ amas­sés par De père en flic. Mais il faut re­la­ti­vi­ser. Le genre de suc­cès de De père en flic ar­rive très ra­re­ment. C’est un cas ex­tra­or­di­naire. Il faut vrai­ment que les étoiles soient ali­gnées. On a bat­tu plu­sieurs gros films amé­ri­cains qui ont pris l’af­fiche en même temps que nous pen­dant l’été, et ça, c’est une vic­toire. « Ce qui me ré­jouit aus­si, c’est que Le

sens de l’hu­mour a re­çu d’ex­cel­lentes cri­tiques, mes meilleures à ce jour. Il y avait dans ce film de gros dé­fis sur le plan de la réa­li­sa­tion et dans la di­rec­tion d’ac­teurs. J’ai l’im­pres­sion d’avoir fait un grand pas en avant avec ce film. »

Après cinq co­mé­dies, Émile Gau­dreault pour­rait chan­ger de re­gistre dans son pro­chain long-mé­trage. Ce fan de films d’hor­reur planche en ef­fet sur le scé­na­rio d’un drame fan­tas­tique.

« C’est quelque chose que j’ai tou­jours ai­mé, dit-il. C’est un film qui a été écrit très vite. J’ai écrit quatre ver­sions en trois mois. C’est bi­zarre, mais ça m’a fait un grand bien d’écrire un film qui n’est pas une co­mé­die. C’est une his­toire très noire et glauque, mais ça m’a re­laxé ! »

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