FÊ­TER AVEC LES AC­TEURS DE L’AC­TUA­LI­TÉ

MON­TRÉAL | C’est de­ve­nu un ren­dez-vous an­nuel. Pour la troi­sième fois, Guy A. Le­page, Da­ny Tur­cotte et toute l’équipe de Tout le monde en parle ac­cueille­ront une ving­taine de per­son­na­li­tés qui ont mar­qué la der­nière an­née. Dans une am­biance beau­coup plus

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Ra­phaël Gen­dron-mar­tin Agence QMI

C’est le 15 dé­cembre der­nier que l’émis­sion de fin d’an­née de Tout le monde en

parle a été en­re­gis­trée. « C’est drôle parce que je l’ai mixée dans les mêmes dé­lais que pour une émis­sion nor­male. Donc, le di­manche sui­vant, j’ai eu le ré­flexe de re­gar­der la té­lé­vi­sion en me di­sant que mon émis­sion al­lait jouer. Mais ce n’était pas ça pan­toute ! », dit Guy A. Le­page, en riant.

Avec ce ren­dez-vous de fin d’an­née qu’il pré­pare pour une troi­sième fois, l’ani­ma­teur in­dique avoir mo­di­fié sa fa­çon de tra­vailler. « La pre­mière fois, j’étais vrai­ment ner­veux, car je me di­sais qu’il al­lait y avoir 25 per­sonnes sur le pla­teau. On avait pré­pa­ré des en­tre­vues de fond pour chaque in­vi­té. On s’est fi­na­le­ment ren­du compte que plus il y avait de gens, plus ils se po­saient des ques­tions entre eux. Mon tra­vail consiste plu­tôt à les di­ri­ger là-de­dans, car ça peut par­tir dans tous les sens. »

COUPS DE COEUR

Par­mi les in­vi­tés qu’il re­ce­vra ce soir (voir en­ca­dré), Guy A. Le­page in­dique avoir eu un coup de coeur pour Sté­phane Dion. « Je ne pen­sais pas dire ça un jour, ha­ha ! Mais il est su­per bon. Il s’est peu­têtre dé­cou­vert un cha­risme qu’il ne pen- sait pas avoir. Cha­cune de ses in­ter­ven­tions était bonne. Il s’est très bien ex­pri­mé. »

Elle qui a été beau­coup cri­ti­quée après les der­nières élec­tions fé­dé­rales, la dé­pu­tée du NPD, Ruth El­len Bros­seau, gagne à être connue, se­lon l’ani­ma­teur. « Elle a très bien fait ça. Elle parle bien fran­çais. Ça prouve qu’elle connais­sait dé­jà cette langue, mais qu’elle ne la pra­ti­quait pas. »

Gilles Du­ceppe, dé­fait à ces mêmes élec­tions, a aus­si don­né l’une de ses pre­mières en­tre­vues de­puis qu’il a dé­mis­sion­né à la tête du Bloc Qué­bé­cois. « On a pu lui par­ler du PQ, de ce qui est ar­ri­vé. »

Guy A. Le­page men­tionne que 2011 a été l’an­née des jour­na­listes d’en­quête, au ni­veau po­li­tique. « Ce sont eux qui ont fait res­sor­tir l’es­pèce de cor­rup­tion qui stag­nait et qui ont don­né un peu de mou­lée aux po­li­ti­ciens. Les jour­na­listes ont fait le tra­vail que les po­li­ti­ciens n’ont pas fait. »

CE QUI A MAR­QUÉ 2011

« Pour moi, l’image de 2011, c’est celle de la pe­tite Chi­noise qui se fait frap­per par une au­to et per­sonne ne bouge. À chaque fois que j’en parle, j’ai le goût de pleu­rer, dit Guy A. Le­page. Ça m’en­lève le goût d’al­ler en Chine. Je ne m’en suis pas re­mis de ça. C’est l’une des images les plus vio­lentes que j’aie vues. » « Aux États-unis, Oba­ma est to­ta­le­ment mu­se­lé. Il n’a à peu près au­cune marge de ma­noeuvre. C’est le pré­sident le plus in­ac­tif qu’ils n’ont ja­mais eu. Et les Ré­pu­bli­cains ne sont même pas ca­pables de lui mettre un op­po­sant qui a de l’al­lure. On di­rait que pour tous ceux qui se pré­sentent, c’est le fes­ti­val des scan­dales et des com­men­taires mo­rons. C’est la plus grande puis­sance au monde et on di­rait que tous les gens brillants se disent qu’ils n’iront ja­mais là-de­dans. »

Au Ca­na­da, la si­tua­tion n’est pas plus re­lui­sante, aux yeux de l’ani­ma­teur. « Toutes les dé­ci­sions prises sous la loi du bâillon du Par­ti conser­va­teur, je trouve ça hal­lu­ci­nant. On se rend compte qu’on a vrai­ment deux na­tions dis­tinctes. Les Conser­va­teurs ne re­pré­sentent rien de nos va­leurs. Rien, rien, rien. »

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