UN DVD «RUSSE» ET UN NOU­VEL AL­BUM POUR 2012

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Ra­phaël Gen­dron-Mar­tin Agence QMI

PA­RIS | L’aven­ture de Notre-da­mede-pa­ris est peut-être ter­mi­née pour de bon, mais la car­rière eu­ro­péenne de Bru­no Pel­le­tier est en­core en pleine as­cen­sion. Le chan­teur qué­bé­cois lan­ce­ra d’ailleurs pro­chai­ne­ment un DVD qu’il a tour­né à Mos­cou.

Ren­con­tré quelques heures avant la pre­mière des trois re­pré­sen­ta­tions pa­ri­siennes du spec­tacle hom­mage à No­treDame-de-pa­ris, Bru­no Pel­le­tier men­tion­nait à quel point cette co­mé­die mu­si­cale avait été dé­ter­mi­nante pour sa car­rière outre-mer.

« Je n’avais qu’une car­rière au Qué­bec, avant. Main­te­nant, je peux al­ler chan­ter ailleurs. » Au mo­ment du dé­but de No­treDame-de-pa­ris, Bru­no connais­sait un beau suc­cès avec son troi­sième al­bum, Mi­se­rere. Avant ça, il avait tout de même joué dans Star­ma­nia, à Pa­ris, mais c’est vrai­ment Notre-dame qui a tout chan­gé.

« On a pu se faire une base de fans en Eu­rope et en Eu­rope de l’est. Et eux se sont mis à suivre ma car­rière so­lo. J’ai chan­té en Rus­sie, à Saint-pé­ters­bourg et Mos­cou, j’irai bien­tôt en Po­logne et j’ai fait la France, la Suisse et la Bel­gique. Ce n’est pas un gros suc­cès, mais j’ai une base de fans ex­trê­me­ment fi­dèles et so­lides. Je joue de­vant des foules de 1000 à 1500 per­sonnes. »

L’au­tomne der­nier, il s’est pro­duit à l’es­tra­da, à Mos­cou, et on a en­re­gis­tré un spec­tacle en vue d’une sor­tie DVD. « On va le lan­cer en Eu­rope et peut-être aus­si au Qué­bec, je ne sais pas en­core. »

MAR­CHÉ DIF­FI­CILE À PER­CER

Du cô­té de la France, le suc­cès tarde à ve­nir. « La chan­son Le temps des ca­thé­drales a été une porte ex­tra­or­di­naire pour moi là-bas, mais pour ma car­rière so­lo, la France ne me connaît pas. »

« Ça fait deux fois que j’es­saie de per­cer le mar­ché fran­çais. C’est dif­fi­cile, dans mon cas. Peut-être que j’au­rai une troi­sième chance, éven­tuel­le­ment. J’ai quand même ven­du 150 000 co­pies de mes deux al­bums en France. »

« À l’époque de Notre-dame, j’ai eu un choix à faire. J’au­rais pu al­ler vivre en France et dé­ve­lop­per plus ma car­rière là­bas. Mais j’ai dit non. Je me suis peut-être ti­ré dans le pied. Pour être bien hon­nête, je ne l’ai ja­mais re­gret­té. J’aime al­ler jouer ailleurs. Mais chez nous, c’est au Qué­bec. Ç’a tou­jours été ma prio­ri­té. »

Et le Qué­bec se­ra plus que ja­mais dans la tête du chan­teur, alors qu’il pas­se­ra la ma­jo­ri­té de 2012 à tra­vailler sur son 11e al­bum, qu’il es­père sor­tir l’au­tomne pro­chain.

Alors qu’il avait co-réa­li­sé les al­bums pré­cé­dents, l’ar­tiste a dé­ci­dé d’as­su­rer la réa­li­sa­tion seul, pour la pre­mière fois. « C’est un gros dé­fi. J’ai aus­si plus écrit de chan­sons, dans cet al­bum-là. Je ne sais pas comment ça va être ac­cueilli. »

TROU­VER UN SON DE BAND

La ma­jo­ri­té des chan­sons étant com­plé­tées, il a vou­lu « em­pri­son­ner » ses mu­si­ciens en stu­dio pour l’en­re­gis­tre­ment. « On joue en­semble à temps plein. Je vou­lais faire un al­bum avec un son de band, comme Cold­play ou Ge­ne­sis. Dans le temps, les groupes étaient dans un lo­cal. Ils trou­vaient un son. Ils fai­saient un al­bum comme ça. Le nou­vel al­bum se­ra sur ce prin­cipe-là. On va pen­ser comme dans le temps, comme un 24 pistes ana­logues. » « Ça donne de la sub­stance. Les mu­si­ciens se sont dé­pas­sés pour trou­ver un son, créer un uni­vers. Ça reste du Bru­no Pel­le­tier, avec les mé­lo­dies et la fa­çon de chan­ter. Les gens vont me re­con­naître. Mais pour le son de l’al­bum, je suis bien content. »

Bru­no Pel­le­tier, en Rus­sie, où il a en­re­gis­tré un concert qui sor­ti­ra cette an­née en DVD.

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