GUYJODOIN S’EN­TOURE DE TRI­CHEURS

MON­TRÉAL | Guy Jo­doin re­lève un grand dé­fi Dès le 8 jan­vier à TVA à l’ani­ma­tion du nou­veau quiz Le Tri­cheur. Il oc­cu­pe­ra la case ho­raire lais­sée libre par Le Cercle, mais sans chaus­ser les grosses chaus­sures de Charles La­for­tune et Paul Houde.

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - AGNES.GAU­DET@JOUR­NALMTL.COM Agnès Gau­det

Le dé­cor du nou­veau quiz Le Tri­cheur qui a été conçu par une équipe de Mo­ment Fac­to­ry qui ont

no­tam­ment tra­vaillé au spec­tacle de Ma­don­na.

L’ani­ma­teur se dé­fend bien de rem­pla­cer Le Cercle, pas plus que de chaus­ser les grosses poin­tures des ani­ma­teurs de ce jeu qui a été ai­mé des té­lé­spec­ta­teurs de TVA du­rant sept an­nées. Il va même jus­qu’à dire qu’il s’em­barque dans un pro­jet « un peu casse-cou », du fait que non seule­ment Le Cercle était très ap­pré­cié, mais qu’à l’autre chaîne, à V, il y a un autre suc­cès té­lé, Un Sou­per presque par­fait.

Mais l’ani­ma­teur ne s’en fait pas trop. Il ar­rive en ondes, so­lide comme le roc, en­tou­ré de cinq per­son­na­li­tés qui joue­ront avec lui en stu­dio, à ten­ter de dé­cou- vrir qui des cinq est le tri­cheur, qui a donc eu ac­cès à toutes les ré­ponses de la jour­née.

« Quand on a en­re­gis­tré notre pre­mière émis­sion, on était prêts, d’ex­pli­quer Guy. On avait fait de la si­mu­la­tion de jeu, on avait joué tout l’au­tomne, en s’assoyant de­vant des bu­reaux en bois comme pu­blic. On avait en­re­gis­tré trois émis­sions pi­lotes.

J’ai pré­fé­ré me cas­ser la gueule avant d’être dif­fu­sé, plu­tôt qu’après, ajoute-t-il en riant. Je me suis fait ba­rouet­ter. Mais j’ai­mais ça. On a fait plein de chan­ge­ments. Quand on a en­re­gis­tré notre pre­mière émis­sion, le show était vrai­ment fi­gno­lé. »

Dé­jà les 40 émis­sions des huit pre­mières se­maines de ce quiz quo­ti­dien sont en boîte, en plus d’une émis­sion spé­cia- le qui se­ra dif­fu­sée le di­manche pré­cé­dant la mise en ondes ré­gu­lière de l’émis­sion, et des pubs té­lé.

PA­RA­NOÏAQUE

Ce n’était pas la pre­mière fois que Guy Jo­doin tou­chait à un quiz. Il avait ani­mé Le chaî­non man­quant à Quatre-sai­sons, en 1997, une ver­sion adap­tée du té­lé­phone arabe.

« Après toutes ces an­nées et après 22 ans de car­rière, j’ai beau­coup plus de contrôle, dit-il, plus de moyens, même si je conti­nue de tra­vailler fort. Je me pose moins de ques­tions aus­si, je suis plus à l’aise. Et puis, les ar­tistes qui par­ti­cipent à l’émis­sion, je les connais tous. Ils sont tous pas­sés à Su­cré Sa­lé, ou alors j’ai joué avec eux au théâtre ou dans une sit­com. »

Le jeu Le Tri­cheur consiste à dé­mas­quer ce tri­cheur, alors qu’il tente de pas­ser in­aper­çu. Même Guy Jo­doin, ne sau­ra pas qui est le tri­cheur. L’en­jeu est d’amas­ser le plus de dol­lars pos­sible — chaque ques­tion va­lant son pe­sant d’or — ar­gent qui se­ra re­mis à un or­ga­nisme cha­ri­table. Si le tri­cheur trompe tout le monde, il ra­masse les dol­lars amas­sés par chaque par­ti­ci­pant. S’il est dé­mas­qué, il de­vra re­mettre ses dol­lars aux autres par­ti­ci­pants.

Guy Jo­doin prend grand plai­sir à ex­pli­quer les règles de son jeu.

« Même moi je joue, dit-il, je me fais prendre et je de­viens pa­ra­noïaque. L’adré­na­line monte et quand on fait une pose, je com­plote avec mes re­cher­chistes pour trou­ver des mu­ni­tions pour at­ta­quer.

Les in­vi­tés sont vrai­ment très bons, ajoute-t-il, et le tri­cheur peut s’avé­rer être la même per­sonne toute la se­maine et avoir floué tout le monde. La twist, c’est que les meilleurs tri­cheurs amassent l’ar­gent de tous ceux qui n’ont pas réus­si à le dé­mas­quer. »

Chaque se­maine, le jeu per­met­tra de re­mettre 10 000 dol­lars à di­verses oeuvres ca­ri­ta­tives. Une bonne rai­son pour avoir men­ti à tout le monde et de­vant les ca­mé­ras. C’est pour une bonne cause.

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