EN TOUTE in­ti­mi­té

MON­TRÉAL | Luc De La­ro­chel­lière sou­li­gne­ra ses 25 ans de car­rière cet au­tomne. D’ici là, l’au­teur-com­po­si­teur-in­ter­prète conti­nue de vi­si­ter la pro­vince avec son spec­tacle très in­ti­miste pour le disque Un toi dans ma tête.

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Ra­phaël Gen­dron-mar­tin RA­PHAEL.GEN­DRON-MAR­TIN@JOUR­NALMTL.COM

Quand il a écrit Un toi dans ma tête, Luc De La­ro­chel­lière pen­sait dé­jà à pré­sen­ter ses com­po­si­tions au pu­blic, seul à la gui­tare. Le spec­tacle qu’il pro­pose ce soir, au Théâtre Ou­tre­mont, nous montre l’ar­tiste en so­lo, sans pu­deur. « C’est un mo­no­logue in­time, dit-il. L’ac­cent est mis sur les chan­sons d’abord et avant tout. » Ce spec­tacle se­ra le même que ce­lui qu’il a pré­sen­té aux Fran­co­fo­lies l’été der­nier. Au pro­gramme, plu­sieurs chan­sons de son der­nier al­bum, de vieux suc­cès et quelques pièces in­édites. « En pré­pa­rant la tour­née, je me suis de­man­dé si j’al­lais être ac­com­pa­gné d’un autre mu­si­cien, mais je trou­vais que ça fai­sait low bud­get. Tout seul, par contre, c’est une per­for­mance. »

Pa­ru en 2009, Un toi dans ma tête a été re­la­ti­ve­ment bou­dé par les ra­dios, mais le disque s’est avé­ré le plus ven­du pour l’ar­tiste de­puis les 15 der­nières an­nées. « Le bouche-à-oreille a très bien fonc­tion­né. »

En­vi­ron 25 concerts de cette tour­née in­time ont été of­ferts jus­qu’à pré­sent et Luc De La­ro­chel­lière en a en­vi­ron une di­zaine de plus à son ca­len­drier jus­qu’à l’été. Ces pro­chains mois, il en­tre­ra aus­si en stu­dio pour tra­vailler à un al­bum sur le­quel il garde le plus grand mys­tère.

« L’au­tomne pro­chain, on peut s’at­tendre à un al­bum de moi ou à un al­bum sur le­quel je vais être. C’est un pro­jet dif­fé­rent de ce que j’ai fait jus­qu’à pré­sent. »

in­dé­pen­dan­tiste et je trouve qu’en ce mo­ment les condi­tions pour ra­ni­mer le dé­sir d’au­to­no­mie ne pour­raient être meilleures. Mais je vois les forces sou­ve­rai­nistes s’au­to­dé­truire et ça me donne le goût de prendre un break et me re­cen­trer sur des choses po­si­tives. »

MA PRE­MIÈRE PLACE DES ARTS

« Je tra­vaille sur cet évé­ne­ment comme touche-à-tout, cette an­née. Je l’ai dé­jà ani­mé pen­dant deux ans. Je suis, entre autres, met­teur en scène et pro­gram­ma­teur. J’étais aus­si sur le ju­ry de sé­lec­tion des 32 par­ti­ci­pants, 16 au­teurs-com­po­si­teurs et 16 in­ter­prètes, que j’ai tous ren­con­trés pour faire du coa­ching. »

LA RE­LÈVE EN MU­SIQUE

« Elle est là, elle est vi­vante, elle en vaut la peine et elle ne de­mande qu’à être vue et en­ten­due. Mais il n’y a pas que la re­lève qui a be­soin de fe­nêtres de vi­si­bi­li­té. Il se­rait bien que les ar­tistes pro­fes­sion­nels, une fois lan­cés, bé­né­fi­cient d’une dif­fu­sion. Le prin­ci­pal res­pon­sable, c’est le désen­ga­ge­ment des dif­fu­seurs, dont les ré­seaux de té­lé­vi­sion. »

SA CHAN­SON CASH CI­TY

« Je l’ai écrite en 1989 et elle est plus ac­tuelle que ja­mais. Je ne pen­sais pas, dans le temps, que ça al­lait de­ve­nir comme ça. “Tout le monde veut être une star, mais per­sonne veut être une pla­nète. Tout le monde traîne dans les bars où per­sonne n’est hon­nête. Tout le monde veut que tout le monde l’aime, mais per­sonne n’aime tout le

monde.” La té­lé-réa­li­té n’exis­tait pas au mo­ment où je l’ai écrite. Ja­mais je n’au­rais cru que ça irait dans des choses aus­si trash que ce qu’on voit au­jourd’hui. Ja­mais je n’au­rais pen­sé que la cé­lé­bri­té de­vien­drait la va­leur ul­time. »

LA QUA­RAN­TAINE ET LE FAIT DE VIEILLIR

« Je trouve que la qua­ran­taine est une belle pé­riode. J’ai en­core l’éner­gie de la jeu­nesse, mais avec l’ex­pé­rience. Je suis comme dans le mi­lieu de l’af­faire. Je peux être au­tant à l’aise de ja­ser avec Mi­chel Ri­vard qu’avec Vincent Val­lières. »

LE BON­HEUR

« Je suis dans une pé­riode plu­tôt heu­reuse dans ma vie, quand je ne pense pas à la po­li­tique ! Avant, j’étais fa­ci­le­ment tour­men­té et an­xieux, mais avec la qua­ran­taine, j’ai ac­quis la ca­pa­ci­té d’ap­pré­cier les choses. Je ra­masse le bon­heur au mo­ment où il passe. »

SES RÊVES

« Mon rêve, c’est de ne ja­mais ar­rê­ter de rê­ver. » Luc De La­ro­chel­lière se­ra en spec­tacle ce soir, au Théâtre Ou­tre­mont. Pour connaître les autres dates : www.luc­de­la­ro­chel­liere.com

Luc De La­ro­chel­lière pré­sente une ver­sion in­ti­miste de son spec­tacle

pour l’al­bum Un toi dans ma tête, qui a re­çu de très bonnes cri­tiques.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.