À CHAQUE CHAN­SON son his­toire

Le Journal de Quebec - Weekend - - NANETTE WORKMAN -

Cha­cune des chan­sons de Just Get­tin’ Star­ted cache une his­toire qui lui est propre, et qui ex­plique pour­quoi ce disque res­semble au­tant à sa créa­trice. Pour le Jour­nal, Na­nette Work­man a ac­cep­té de ra­con­ter comment ses chan­sons ont vu le jour. Voi­ci l’his­toire de dix d’entre elles.

IT’S ALL OVER NOW

« It’s All Over Now, une chan­son des Rol­ling Stones, me rap­pelle cer­taines re­la­tions que j’ai eues, dans le pas­sé. I used to love you, but it’s all over now (je t’ai dé­jà ai­mé, mais c’est ter­mi­né main­te­nant), ce sont des pa­roles qui me touchent (...) Je vou­lais quelque chose de très rock. Steve Se­gal, qui a fait les ar­ran­ge­ments sur cette chan­son, a fait un tra­vail in­croyable. »

HURT MY HEART

« C’est une pièce que j’ai écrite avec Steve Hill, ar­tiste avec qui j’ai fait mon pre­mier al­bum blues, in­ti­tu­lé Roots’n’blues. Comme nous jouons sur scène en­semble, par­fois, je lui ai dit que j’aimerais qu’il me com­pose une chan­son. Il en avait une, mais nous l’avons mo­di­fiée, et puis elle est de­ve­nue Hurt My Heart qui, se­lon moi, est une ex­cel­lente chan­son. »

WILD HORSES

avec Anik Jean et Frank Ma­ri­no « Anik Jean est une amie à moi. Nous nous connais­sons de­puis quelques an­nées. C’est une bi­ker, comme moi. C’est comme ça que nous nous sommes connues. Je lui ai donc de­man­dé de faire un duo avec moi. Pour ce qui est de Frank, je lui ai de­man­dé de me faire des ar­ran­ge­ments spé­ciaux pour Wild Horses, pièce des Rol­ling Stones que j’in­ter­prète de­puis des an­nées. Il a fait quelque chose de spécial. »

WHEN LOVE LEAVES THE ROOM

« Une nuit, je me suis le­vée. J’avais cette chan­son dans ma tête. Je pen­sais aux mo­ments que l’on passe avec quel­qu’un qu’on aime, dans les dé­buts d’une re­la­tion, et à ce que de­vient la re­la­tion après un mo­ment. Je me suis sou­ve­nue de chi­canes que j’ai eues avec un de mes chums. Nous étions dans la chambre et nous nous ac­cu­sions de mille et une choses. À ce mo­ment, je m’étais de­man­dé où l’amour était. Je m’étais dit qu’il avait quit­té la pièce, qu’il avait pris la porte, d’où le titre When Love Leaves the Room (quand l’amour quitte la pièce). »

TELL SO­ME­BO­DY et MEM­PHIS JANE

avec Sass Jor­dan « J’aime Sass. C’est une très bonne amie à moi. Elle est par­tie vivre à To­ron­to, puis Los An­geles, mais nous sommes tou­jours res­tées amies. Je l’ai ap­pe­lée et je lui ai dit que je vou­lais faire un duo avec elle, que j’avais pen­sé à la chan­son Mem­phis Jane, de Bud­dy et Ju­lie Miller. Comme c’est une chan­son un peu co­mique, et qu’elle se fait bien en duo avec une autre femme, je trou­vais que c’était la pièce idéale pour nous deux. Je lui ai en­suite de­man­dé si je pou­vais re­faire Tell So­me­bo­dy, qui a com­plè­te­ment été ré­ar­ran­gée. Elle était en­chan­tée. »

STILL RAI­NIN’

« Jon­ny Lang est un gui­ta­riste de ta­lent, mais c’est aus­si un chan­teur ex­cep­tion­nel. Sa voix vient vrai­ment cher­cher quelque chose en moi (...) J’ai tous les al­bums de Jon­ny, mais quand j’ai en­ten­du cette chan­son-là, je me suis dit que c’était trop bon. Je de­vais la chan­ter. Par contre, je ne vou­lais pas chan­ger les ar­ran­ge­ments. C’est la seule pièce re­prise qui se rap­proche vrai­ment de sa version ori­gi­nale. »

ISN’T THAT SO

« C’est une chan­son de Jesse Win­ches­ter que j’in­ter­prète avec mon bas­siste Brian Smith et l’har­mo­ni­ciste Guy Bé­lan­ger. Je vou­lais ab­so­lu­ment faire un duo avec Brian Smith, et c’est pour cette rai­son que j’ai choi­si cette chan­son. En plus, tout comme moi, Jesse Win­ches­ter est un Amé­ri­cain qui vit au Ca­na­da, main­te­nant. Et mon fils porte le même pré­nom que lui. Nous avons donc une connexion par­ti­cu­lière. »

MAN WITH A HEART

« Cette chan­son m’a été of­ferte par Bob Stagg, qui vou­lait écrire une pièce pour moi. C’est la pre­mière chan­son qu’il a com­po­sée et écrite dans sa vie (...) Je suis une joueuse de po­ker, alors je trouve que la chan­son est vrai­ment cute. J’aime son pe­tit cô­té coun­try. »

GEOR­GIA ON MY MIND

« C’est une chan­son que je fais tou­jours dans mes spec­tacles. C’est une chan­son que j’adore, qui vient du sud des ÉtatsU­nis. Je la chan­tais sou­vent quand j’étais jeune. Je vou­lais qu’elle soit plus acous­tique. J’ai donc com­men­cé à la tra­vailler avec Ro­ger Mann, un gui­ta­riste fan­tas­tique. Mon ami Yvon Bel­le­mare, qui est un pia­niste jazz ex­tra­or­di­naire, s’est en­suite joint à nous. »

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.