L’HOMME DER­RIÈRE LE DI­REC­TEUR MU­SI­CAL

Le Journal de Quebec - Weekend - - ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC - De­nise Mar­tel Le Jour­nal de Qué­bec

Q quand au­ra lieu le pre­mier concert à titre de di­rec­teur mu­si­cal de l’or­chestre sym­pho­nique de Qué­bec? R Ce se­ra au mois d’août, avec un grand concert en plein air. Au dé­part, j’avais cinq se­maines pré­vues en sai­son ré­gu­lière et deux pen­dant l’été, mais je sais qu’il y a des concerts qui se sont ajou­tés. J’en suis ra­vi!

Q vous avez di­ri­gé de nom­breux or­chestres, mais est-ce votre pre­mier or­chestre à titre de di­rec­teur mu­si­cal? R Oui et j’en suis très fier. Je ne pou­vais pas rê­ver mieux pour un pre­mier poste. Ça fait un peu cli­ché, mais quand j’étais en­fant, le Ca­na­da fai- sait par­tie de mes rêves avec ses grands es­paces, et c’est vrai! Ça fait plai­sir, en tant que Fran­çais, de ne pas avoir cette bar­rière de la langue en terre amé­ri­caine et pou­voir par­ler fran­çais.

Q comment pour­riez-vous vous dé­crire? R C’est un peu dif­fi­cile de par­ler de soi, mais je pense que je suis très ac­ces­sible, po­si­tif. Je suis très tra­vailleur et j’aime la droi­ture. J’aime que les choses soient dites clai­re­ment, fran­che­ment. S’il y a un pro­blème, je pré­fère qu’on le règle im­mé­dia­te­ment. L’ami­tié a beau­coup d’im­por­tance pour moi, mais ma prio­ri­té va à ma vie per­son­nelle avec ma femme. C’est une ques­tion d’équi­libre.

Q votre femme est-elle mu­si­cienne et avez-vous des en­fants? R Elle n’est pas dans la mu­sique et me sui­vra le plus pos­sible, mais elle tra­vaille à Pa­ris. Nous n’a-

vons pas en­core d’en­fant.

Q son­gez- vous à vous ins­tal­ler à Qué­bec? R Pour la sai­son 2012-2013, ce se­ra un peu com­pli­qué parce que je vais être à Qué­bec quatre ou cinq jours en mars. En­suite, ça ira à l’été, mais c’est sûr que je vais com­men­cer à re­gar­der pour trou­ver quelque chose tout en gar­dant un pied-à-terre à Pa­ris, où j’ai toute ma fa­mille et mes ra­cines. Quand on a la chance d’avoir une base comme Qué­bec, c’est beau­coup plus agréable d’avoir un chez-soi que tou­jours être à l’hô­tel.

Q quelle a été votre pre­mière im­pres­sion en ar­ri­vant à Qué­bec? R Hon­nê­te­ment, de se sen­tir chez soi. À l’heure de la mon­dia­li­sa­tion, alors que tout le monde parle plus ou moins an­glais, c’est très agréable, après s’être ta­pé 10 heures de voyage, d’en­tendre les gens par­ler la même langue que vous et d’être en­tou­ré d’ar­chi­tec­ture an­cienne de tra­di­tion eu­ro­péenne. C’est vrai­ment ce qui m’a frap­pé, avec l’ac­cueil des gens. J’ai hâte de voir la ville sous la neige.

Q avez- vous l’in­ten­tion de pas­ser un peu de temps à Qué­bec cet été? R Je vais voir en fonc­tion des concerts. Comme ma femme est new- yor­kaise, j’aimerais ve­nir en au­to des États-unis pour pas­ser une se­maine et avoir un bel aper­çu de Qué­bec, dé­cou­vrir la ville et les en­vi­rons avec elle.

Q pra­ti­quez- vous des sports? R Le ten­nis, un peu de squash et le ski al­pin, mais ça fait plu­sieurs an­nées que je n’en ai pas fait. À Pa­ris, si je veux skier, je dois faire cinq heures en train, et c’est com­pli­qué, mais à Qué­bec, ce se­ra dif­fé­rent...»

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