Quand­des­ba­leines mettent fin à la guerre froide...

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

Nous sommes en 1988. Des ba­leines grises sont coin­cées dans les glaces du cercle po­laire. Des ré­si­dents de l’alas­ka, Green­peace, des com­pa­gnies pé­tro­lières et les forces amé­ri­caines et so­vié­tiques s’uni­ront pour ten­ter de les sau­ver.

« Toutes les per­sonnes concer­nées ont mis leurs vi­sées de cô­té pen­dant un mo­ment. Elles ont fait quelque chose de beau, quelque chose de bon en tai­sant leurs opi­nions pen­dant une mi­nute d’une ma­nière dis­crète, mais pu­blique », ex­pli­quait Drew Barrymore en pré­sen­tant Le grand mi­racle et en se rap­pe­lant sa pre­mière ré­ac­tion après la lec­ture du scé­na­rio du film.

EN DI­REC­TRICE DE GREEN­PEACE

Pour ce pas­sage au grand écran, les faits de 1988 et les pro­ta­go­nistes ont été un peu mo­di­fiés. Ra­chel Kra­mer, le per­son­nage in­car­né par Drew Barrymore, est ins­pi­rée de Cin­dy Lo­wry, di­rec­trice de Green­peace en Alas­ka. L’ac­trice de 36 ans a donc pas­sé du temps avec l’ac­ti­viste afin de se pré­pa­rer à son rôle.

« J’ai eu la chance de cô­toyer Cin­dy et j’ad­mire beau­coup sa per­sé­vé­rance. Elle a tout fait pour sau­ver ces ba­leines. J’ai aus­si beau­coup ai­mé le fait que le film soit po­li­tique, so­cial, fa­mi­lial », a dit Barrymore en ré­pon­dant aux ques­tions des jour­na­listes.

Dans le film, Ra­chel Kra­mer est l’an­cienne pe­tite amie d’adam Carlson (John Kra­sins­ki), un jour­na­liste qui couvre l’his­toire et qui est dé­ter­mi­né à ral­lier tout le monde au­tour des ba­leines. L’ac­teur connu pour son rôle dans la té­lé­sé­rie The Of­fice sou­ligne qu’au­jourd’hui, Le grand mi­racle prend une di­men­sion en­core plus réelle.

« Avec l’avè­ne­ment des mé­dias so­ciaux, une seule per­sonne peut faire la dif­fé­rence, ce qu’on voit dans le film. C’est en­core plus vrai avec Fa­ce­book et Twit­ter. Oui, il est pos­sible de chan­ger le monde et de sen­si­bi­li­ser les autres à une cause qui nous tient à coeur. »

FAUSSES BA­LEINES

On croi­rait à un scé­na­rio écrit spé­cia­le­ment pour les stu­dios. Et non, Le grand mi­racle est ti­ré d’une his­toire vraie, dans la­quelle Drew Barrymore a plon­gé tête la pre­mière.

Les ba­leines qu’on voit dans le film sont fausses, un élé­ment qui a rap­pe­lé E.T. L’ex­tra­ter­restre à Drew Barrymore ! « J’ai pu tra­vailler avec du tan­gible, ce qui m’a per­mis d’in­ter­agir avec ces ma­rion­nettes. J’étais sur la glace en train de les tou­cher, et il n’y avait rien de faux dans l’émo­tion res­sen­tie. »

Et le fait que ce ne soient pas de vraies ba­leines n’a pas em­pê­ché la jeune femme de plon­ger dans les eaux gla­cées... une ex­pé­rience dont elle se sou­vien­dra long­temps. « On a vrai­ment l’im­pres­sion que des cou­teaux nous rentrent dans le crâne. »

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