UNE RE­CETTE EF­FI­CACE

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

Peur grise de Joe Car­na­han avec Liam Nee­son est certes un film de sé­rie B, mais les ama­teurs du genre en ap­pré­cie­ront plu­sieurs as­pects.

Après l’in­fâme L’agence tous risques, Joe Car­na­han s’at­taque à un thril­ler de sur­vie en Alas­ka. Et si Peur grise n’est pas exempt de dé­fauts, plu­sieurs ca­rac­té­ris­tiques tech­niques en font un long mé­trage sur­pre­nant et agréable.

Tous les ama­teurs de Liam Nee­son s’en­ten­dront pour dire que l’ac­teur nom­mé aux Os­cars pour son rôle dans La liste de Schind­ler joue à l’éco­no­mie de­puis le dé­ce­vant L’en­lè­ve­ment. Rien à si­gna­ler donc sur sa pres­ta­tion d’un chas­seur de loups dans Peur grise si ce n’est que, comme toute la dis­tri­bu­tion, il livre la mar­chan­dise.

Peur grise, c’est l’his­toire d’un groupe de tra­vailleurs d’un pi­pe­line en Alas­ka qui rentrent chez eux. Évi­dem­ment, l’avion dans le­quel ils em­barquent est pris dans des tur­bu­lences et s’écrase quelque part dans une im­men­si­té ge­lée et dé­serte.

Ott­way (Liam Nee­son), un chas­seur de loups, prend ra­pi­de­ment la tête du groupe de res­ca­pés, lui en­sei­gnant dif­fé­rentes tech­niques de sur­vie. Car une meute de loups rôde et at­taque les res­ca­pés.

On a droit à tous les sté­réo­types de ce genre de films : la tête brû­lée qui s’op­pose à l’au­to­ri­té, le père de fa­mille qui se sou­vient de sa fille, le ma­lade qui a de la fièvre, le bles­sé qui lutte contre la mort. Point po­si­tif : le pa­ral­lèle éta­bli entre la meute de loups et les hommes. Certes, Joe Car­na­han ne ré­in­vente pas la roue, mais on sa­lue l’ef­fort d’ima­gi­na­tion.

Peur grise n’a pas la pré­ten­tion d’être de l’art. C’est une re­cette où tout est pré­vi­sible, mais ça marche suf­fi­sam­ment bien pour qu’on ne s’en­dorme pas ni qu’on ne re­grette de s’être dé­pla­cé par temps froid !

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