80 mi­nutes avec une grande ar­tiste amé­ri­caine

À la liste des écla­tantes têtes d'af­fiche qu'elle a réus­si à at­ti­rer sur Qué­bec au cours des der­nières an­nées, l'or­ga­ni­sa­tion du Grand Rire a ajou­té, cette an­née, le nom d'une des plus grandes ar­tistes amé­ri­caines des trente der­nières an­nées en Whoo­pi Gol

Le Journal de Quebec - Weekend - - GRAND RIRE DE QUÉBEC - Cédric Bé­lan­ger CE­DRIC.BELANGER@JOURNALDEQUEBEC.COM

Que ce soit comme hu­mo­riste, ac­trice ou ani­ma­trice, la New-Yor­kaise de 56 ans a lais­sé son em­preinte sur la culture nord-amé­ri­caine à bien des ni­veaux.

Si on se rap­pelle sur­tout d'elle pour l'os­car de la meilleure ac­trice dans un se­cond rôle qu'elle a rem­por­té pour son jeu dans Mon fan­tôme d'a

mour, aux cô­tés de Pa­trick Swayze et De­mi Moore, en 1991, Whoo­pi Gold­berg est ap­pa­rue au gé­né­rique de nom­breux longs mé­trages mar­quants.

Son tout pre­mier rôle au ci­né­ma lui a même été at­tri­bué par Ste­ven Spiel­berg, dans La cou­leur pourpre. On l'a aus­si vue au gé­né­rique de

Jum­pin' Jack Flash, Rock n' nonne, quelques épi­sodes de Star Trek en plus de prê­ter sa voix

à plu­sieurs films d'ani­ma­tion, dont Le roi lion

et His­toires de jouets.

Ce qui a fait dire à la prin­ci­pale in­té­res­sée,

lors d'une en­tre­vue ac­cor­dée au Jour­nal de

Qué­bec, le mois der­nier, que son os­car a fi­na­le­ment eu une im­por­tance toute re­la­tive sur sa car­rière.

« J'ai été mise en no­mi­na­tion pour La cou­leur

pourpre et je n'ai pas ga­gné. J’ai quand même eu une belle car­rière. J'ai été mise en no­mi­na

tion pour Mon fan­tôme d'amour et j'ai ga­gné. J’ai quand même eu une belle car­rière. Alors, je crois que ça m'a per­mis de faire ce que j'avais en­vie de faire. »

LES HOMMES ET LES FEMMES

Par­mi les choses qu'elle a eu en­vie de faire, il y a des spec­tacles de stand-up co­mic, comme ce­lui qu'elle vien­dra pré­sen­ter à l'Ago­ra, le 1er juillet. Gold­berg se­ra sur la scène pen­dant quatre-vingt mi­nutes.

« Je parle de di­vers su­jets qui m'in­té­ressent dans mon spec­tacle. Pleins de trucs mais prin­ci­pa­le­ment de la mé­no­pause, des dif­fé­rences entre les hommes et les femmes. Je traite par­fois de su­jets po­li­tiques ou so­ciaux mais pas tou­jours. Ça fi­nit par m'en­nuyer. »

Elle a quand même une opi­nion po­si­tive du pre­mier man­dat de Ba­rack Oba­ma à la Mai­sonB­lanche. « Bien sûr, il n'est pas par­fait. Per­sonne ne fait tout ce que vous at­ten­dez d'eux. Mais si on consi­dère ce que ça au­rait pu être à la place, je crois qu'il fait bien. J'aimerais qu'il soit là pour quatre autres an­nées. Je ne vois per­sonne de mieux que lui. »

QUES­TIONS ÉTRANGES

Sa pres­ta­tion se ter­mine par une séance de ques­tions et ré­ponses avec le pu­blic, où la co­mique peut en en­tendre de toutes les cou­leurs.

« On me de­mande par­fois des trucs étranges, comme cet homme qui m'a de­man­dé de trou­ver sa vi­ri­li­té. On veut sa­voir si j'ai un co­pain, si je fe­rai d'autres films, les gens avec qui je tra­vaille. »

Lui ar­rive-t-elle de se ser­vir de ces échanges avec le pu­blic comme source d'ins­pi­ra­tion dans ses spec­tacles? Non, dit-elle, ci­tant une rai­son éthique.

« Qu'ar­ri­ve­rait-il si une de ces per­sonnes voyait un autre de mes spec­tacles et se ren­dait compte que je ris d'elle? Ce ne se­rait pas cor­rect », sou­met-elle.

L'AMIE DE DE­PAR­DIEU

Très prise par ses dif­fé­rents pro­jets dont l'ani­ma­tion de l'émis­sion The View, à la té­lé amé­ri­caine, Whoo­pi Gold­berg se­ra de pas­sage en coup de vent à Qué­bec. Un sé­jour qui ne lui per­met­tra pas de per­fec­tion­ner son fran­çais ni sa culture fran­co­phone, qui se li­mite sur­tout à son ami­tié avec Gé­rard De­par­dieu.

« Je sais qu'un film fran­çais muet a ga­gné l'os­car, ce qui en dit long sur ma culture française. Gé­rard De­par­dieu est un bon ami et c'est lui qui m'ini­tie à cette culture quand je vais le voir à Pa­ris. »

Il ne faut donc pas s'at­tendre à l'en­tendre oser quelques mots dans la langue de Mo­lière à Qué­bec. « Les gens qui vien­dront au spec­tacle doivent sa­voir que mon fran­çais est hor­rible », ri­gole Gold­berg.

√ Whoo­pi Gold­berg pré­sen­te­ra son spec­tacle le 1er juillet, à l’Ago­ra.

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