Jouer pour PAYER LES FAC­TURES

George Tho­ro­good n’est pas sur le point d’ac­cro­cher ses gui­tares. Pas du tout. À 62 ans, il conti­nue de par­cou­rir le monde avec ses hymnes blues, boo­gie et rock.

Le Journal de Quebec - Weekend - - MODE DE STARS - Yves Leclerc YVES.LECLERC@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM

« Il faut bien que je mange et que je paie mes fac­tures. J’ai une en­tente avec le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain et il faut que je leur verse la moi­tié de mon sa­laire. Je n’ai pas le choix et c’est là que je puise mon éner­gie pour conti­nuer à tour­ner un peu par­tout dans le monde. Il faut que je tra­vaille et j’es­saie d’avoir du plai­sir en même temps », a-t-il lan­cé lors d’un en­tre­tien té­lé­pho­nique.

Tho­ro­good a lan­cé, l’été der­nier, son 16e disque avec les Des­troyers in­ti­tu­lé 2120

South Mi­chi­gan Ave, où il re­prend des pièces de Chuck Ber­ry, Bo Did­ley, Willie Dixon, Mud­dy Wa­ters qui ont en­dis­qué sur l’éti­quette Chess Re­cords de Chi­ca­go.

« Mon der­nier al­bum, The Dir­ty Do­zen, avait été lan­cé en 2009 et il nous fal­lait ar­ri­ver avec quelque chose de nou­veau afin de pou­voir re­par­tir sur la route. Ce sont les gens de ma com­pa­gnie de disques qui sont ar­ri­vés avec ce pro­jet. Il s’agit plus d’un hom­mage que d’un nou­veau disque des Des­troyers. Il y a des pièces que je vou­lais re­prendre et il y avait des de­mandes qui pro­ve­naient de la com­pa­gnie de disques. Il a fal­lu en­ga­ger des mu­si­ciens ad­di­tion­nels et ce pro­jet a été un peu plus com­pli­qué à réa­li­ser que pré­vu. Je peux confir­mer tout de suite qu’il n’y au­ra pas de vo­lume deux », a-t-il lais­sé tom­ber.

LES IN­CON­TOUR­NABLES

Ven­dre­di soir au Théâtre Ca­pi­tole, George Tho­ro­good joue­ra deux ou trois pièces de ce nou­veau disque et il in­ter­pré­te­ra ses plus grands suc­cès dont les Bad to the Bone, Who Do You Love?, I Drink Alone, Get a Hair­cut et One Bour­bon, One Scotch, One Beer.

Le chan­teur-gui­ta­riste amé­ri­cain ne se lasse pas de jouer ses hymnes fé­dé­ra- teurs qu’il in­ter­prète sur les planches de­puis des an­nées.

« J’en­nuie peut-être les gens avec ces pièces, mais moi j’ai en­core du plai­sir à les faire. Si un ar­tiste n’a plus en­vie de jouer cer­taines chan­sons, il n’au­rait pas dû les écrire au dé­part. C’est aus­si simple que ça. À chaque fois que je fais Bad to the Bone et One Bour­bon, One Scotch, One Beer au Qué­bec, on di­rait que la place va ex­plo­ser et qu’il va fal­loir ap­pe­ler le ser­vice des in­cen­dies. Je dois jouer ces chan­sons qui sont les préférées des gens. Je n’ai pas le choix », a-t-il fait re­mar­quer.

PAR­TI­SAN DES METS

George Tho­ro­good a été sé­lec­tion­né par le De­la­ware To­day sur sa liste des 50 per­sonnes qui ont mar­qué et in­fluen­cé l’his­toire de cet État amé­ri­cain. Joe Bi­den, vice-pré­sident des États-Unis, et l’au­teur Bill Frank font aus­si par­tie de cette liste.

« Ça m’a trou­blé un peu lorsque j’ai réa­li­sé que je fai­sais par­tie de ce groupe d’in­di­vi­dus. Je ne croyais pas que les gens se sou­ve­naient que j’étais ori­gi­naire du De­la­ware. Il y a des gens qui ont ac­com­pli de grandes choses et qui ne se re­trouvent pas sur cette liste. Il y a Dal­las Green, qui a per­mis aux Phil­lies de Philadelphie de rem­por­ter leur pre­mière sé­rie mon­diale en 1980. Il y a Va­le­rie Ber­ti­nel­li, qui a joué dans la sé­rie té­lé­vi­sée One Day at a Time, et aus­si Ran­dy White, qui a joué avec les Cow­boys de Dal­las et qui a été nom­mé le joueur le plus utile lors d’un Su­per Bowl en 1978 », a-t-il in­di­qué, flat­té par cet hon­neur.

Le chan­teur-gui­ta­riste ori­gi­naire de la ville de Wil­ming­ton est un fan de ba­se­ball et un par­ti­san des Mets de New York. « Je suis un ad­mi­ra­teur des Mets lors­qu’ils gagnent, mais bon, c’est quelque chose qui n’ar­rive pas sou­vent. Je n’ai pas beau­coup de temps; par contre, pour al­ler voir des matchs. C’est long et je pré­fère re­gar­der ça à la té­lé­vi­sion. Il ar­rive, par­fois, lorsque j’ai une soi­rée de libre et que je suis dans un en­droit où je n’ai pas en­core vi­si­té le stade que j’as­siste à une ren­contre », a-t-il dit.

George Tho­ro­good et les Des­troyers sont au Théâtre Gra­na­da de Sher­brooke le mer­cre­di 6 juin, au Me­tro­po­lis à Mon­tréal le 7 juin et au Théâtre Ca­pi­tole le 8 juin.

GEORGE THO­RO­GOOD

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