DU­MONT au quo­ti­dien

Le Journal de Quebec - Weekend - - PLANÈTE WEB - Vé­ro­nique Lau­zon Agence QMI

Après avoir été ap­pro­ché à quelques re­prises, Ma­rio Du­mont a fi­na­le­ment ac­cep­té l’offre de LCN et TVA. Dès l’au­tomne, l’ani­ma­teur au­ra son émis­sion d’opi­nions et d’ac­tua­li­tés, une quo­ti­dienne de 10 h 30 à mi­di, et col­la­bo­re­ra au Jour­nal de

Mon­tréal et au Jour­nal de Qué­bec.

Sou­riant et ri­ca­neur, Ma­rio Du­mont le dit ou­ver­te­ment son ar­ri­vée à LCN le ra­vit. Avec ce nou­veau contrat en poche, il veut pla­ni­fier son ave­nir pro­fes­sion­nel sur du long terme. C’est un luxe qu’il ne pou­vait s’of­frir à V, puisque son contrat était re­nou­ve­lé sai­son après sai­son.

Comme il le fai­sait à V, sa nou­velle émis­sion, qui au­ra comme titre Ma­rio

Du­mont, en se­ra une d’af­faires pu­bliques. Pré­sen­tée du lun­di au ven­dre­di de 10 h 30 à mi­di, l’émis­sion ra­tis­se­ra large : entre autres, en s’in­té­res­sant à des ques­tions économiques, po­li­tiques, en­vi­ron­ne­men­tales ou so­ciales. Avec des col­la­bo­ra­teurs, Ma­rio Du­mont mi­se­ra sur­tout sur des su­jets qui touchent de près les spec­ta­teurs comme le coût de l’es­sence, le dos­sier des gar­de­ries ou les drames qui se dé­roulent dans les ré­si­dences pour per­sonnes âgées. « Je pars tou­jours de la même base : qu’est-ce qui va in­té­res­ser les gens et com­ment puis-je les in­for­mer sur le su­jet. Dans mon nou­veau poste, le gros ajout se­ra la force d’une chaîne en conti­nu comme LCN. Je vais pou­voir avoir des jour­na­listes en ré­gion, sur le ter­rain. Par exemple, s’il se passe quelque chose au Lac-Saint-Jean, je vais pou­voir ra­pi­de­ment al­ler re­trou­ver un jour­na­liste qui est sur place. »

Par ailleurs, l’émis­sion Ma­rio Du­mont se­ra aus­si pré­sen­tée à TVA de 11 h 30 à mi­di.

SON ÉVO­LU­TION

À l’au­tomne 2009, la pre­mière émis­sion de Du­mont 360 avait été re­gar­dée par plu­sieurs cu­rieux. Est-ce que l’an­cien po­li­ti­cien sau­ra ani­mer avec ta­lent ? Plu­sieurs en dou­taient.

Après trois sai­sons, Ma­rio Du­mont re­con­naît qu’il s’est amé­lio­ré. « Comme ani­ma­teur, la pre­mière an­née, je de­vais ap­prendre le mé­dium. Les ca­mé­ras, la tech­nique, ça de­vait de­ve­nir na­tu­rel. Comme un joueur de ho­ckey qui ne pense pas qu’il est sur des pa­tins. Il va sur la glace et il joue. Il ne pense pas à pa­ti­ner. Et bien, c’était la même chose. À un mo­ment, j’ai ar­rê­té de pen­ser, quelle ca­mé­ra je de­vais re­gar­der, pen­ser à al­ler à une pause, etc. Je pou­vais me concen­trer sur le conte­nu, mes in­vi­tés. C’est là que c’est de­ve­nu plus in­té­res­sant. »

Le pu­blic qué­bé­cois connaît bien ses al­lé­geances po­li­tiques et ses po­si­tions sur di­vers su­jets de so­cié­té. D’après lui, un des dé­fis qu’il a dû re­le­ver est d’ap­prendre à pré­sen­ter l’éven­tail des opi­nions, et ce, même si ces der­nières étaient à l’op­po­sé des siennes.

« Le dé­fi, c’est de faire mon tra­vail sans pri­ver le pu­blic des opi­nions di­ver­gentes aux miennes. Et je pense que j’ai ap­pris à jon­gler avec ça. Parce qu’au dé­but, j’étais mal à l’aise d’in­vi­ter quel­qu’un comme Fran­çoise Da­vid de Qué­bec So­li­daire qui est loin de mes opi­nions po­li­tiques. Et puis, j’ai ap­pris. Par exemple, la der­nière fois que je l’ai re­çue, c’était pour son livre ( De co­lère et d’es­poir). À la fin de l’en­tre­vue, je lui ai dit : même si je suis en désac­cord avec cha­cune des pages, c’est un ex­cellent livre. »

PAUL AR­CAND

De­puis l’au­tomne 2010, Ma­rio Du­mont et Ma­rie-France Bazzo dé­battent ou­ver­te­ment de leurs idées dans la chro­nique

Com­mis­sion Bazzo-Du­mont à l’émis­sion de Paul Ar­cand au 98,5 FM. L’ex-chef de l’ADQ ne cache pas son bon­heur d’être un des col­la­bo­ra­teurs de cette émis­sion ma­ti­nale. Lors­qu’il a dé­ci­dé de de­ve­nir ani­ma­teur, il a re­gar­dé beau­coup d’ani­ma­teurs au tra­vail. Les Jean-Luc Mon­grain et les Ri­chard Mar­ti­neau de ce monde l’ont in­fluen­cé, mais il avoue que ce­lui qu’il ad­mire le plus, de­puis des an­nées, c’est Paul Ar­cand.

« Ce­lui que j’ai tou­jours trou­vé qui était le plus fort au ni­veau de l’in­for­ma­tion, c’est Paul Ar­cand. Je pense en­core ça, mais main­te­nant, puisque je tra­vaille avec, je ne peux plus le dire ! (rires) C’est l’émis­sion nu­mé­ro 1 à Mon­tréal. C’est une équipe vrai­ment for­mi­dable. Et Paul, je trouve qu’il est au som­met de son art. Il est drôle, c’est un in­ter­vie­wer dur, il s’in­té­resse à tous les su­jets. »

« Ma­rie-France et moi, nous ap­por­tons notre grain de sel. Je pense que notre chro­nique, c’est quelque chose de très ori­gi­nal. Il n’y a pas d’autres choses qui res­semblent à ça. Je suis pri­vi­lé­gié de pou­voir être là et je suis bien heu­reux de pou­voir conti­nuer. »

Ses nou­velles fonc­tions ne l’em­pê­che­ront pas de pour­suivre cette chro­nique qui lui per­met d’être en­ten­du par un im­por­tant au­di­toire. À l’au­tomne, Ma­rio Du­mont conti­nue­ra ain­si sa col­la­bo­ra­tion à l’émis­sion Puis­qu’il

faut se le­ver.

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