LEBAISER LE PLUS LOURDDEL’HIS­TOIRE

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Jor­dan Riefe Agence QMI

Vers la fin du film L’ère du rock, il y a une scène dans la­quelle Tom Cruise, en dieu gran­di­lo­quent du rock Sta­cee Jaxx, tra­verse la pièce la langue sor­tie, pour l’enfoncer joyeu­se­ment dans la bouche d’une Ma­lin Aker­man toute prête à l’ac­cueillir.

« C’est cer­tai­ne­ment le bai­ser le plus lourd en langue de l’his­toire », a ri­go­lé la blonde ac­trice, lors d’une ren­contre avec les mé­dias, à Be­ver­ly Hills. « À chaque fois qu’on a crié “cou­pez !”, je de­vais avoir le vi­sage cra­moi­si et l’air em­bar­ras­sé. Il s’est même age­nouillé pour chan­ter à mon der­rière. C’était toute une cho­ré­gra­phie. »

Dans la co­mé­die mu­si­cale en salle de­puis hier, Aker­man chante en duo, avec Cruise, la bal­lade I Want to Know What

Love Is, de Fo­rei­gner. Au fil du nu­mé­ro, l’an­cien man­ne­quin et la lé­gende du cinéma laissent tom­ber leurs vê­te­ments pour faire ce que font, sou­vent, ve­dettes de rock et grou­pies, en cou­lisse.

L’ac­tion se dé­roule dans une boîte de la Sun­set Strip, en 1987. L’ère du rock pré­sente une dis­tri­bu­tion stel­laire, avec Cruise, Aker­man, Alec Bald­win, Rus­sell Brand, Ca­the­rine Ze­ta-Jones, Paul Gia­mat­ti et la chan­teuse Ma­ry J. Blige.

PAS UNE GROU­PIE

Adap­té de la co­mé­die mu­si­cale de Broad­way, le film suit l’his­toire d’une jeune fille naïve de l’Ok­la­ho­ma, in­ter­pré­tée par Ju­lianne Hough, qui dé­barque à Hol­ly­wood avec l’es­poir de réus­sir comme chan­teuse. La trame so­nore de rock clas­sique com­prend, entre autres, des suc­cès de REO Speed­wa­gon, Twis­ted Sis­ter,

Jour­ney et Def Lep­pard.

De fait, Aker­man n’est pas qu’une simple grou­pie. Jour­na­liste à l’em­ploi du ma­ga­zine Rol­ling Stone, elle écrit un re­por­tage sur Jaxx, un ro­ckeur vieillis­sant au dé­but d’une car­rière so­lo.

« Tom a vrai­ment été chouette, de sou­pi­rer l’ac­trice. Il di­sait, par exemple, “Bon, je vais mettre ma main sur ton sein.” Et moi, de lui ré­pondre, “C’est bon, vas-y.” »

La can­deur d’Aker­man lui vient peut-être de son ex­pé­rience comme man­ne­quin à To­ron­to, lors­qu’elle pour­sui­vait des études en psy­cho­lo­gie de l’en­fance, à l’Uni­ver­si­té York. « Là­bas, les gens n’ont pas peur d’af­fi­cher leurs cou­leurs ; il y a une grande di­ver­si­té eth­nique, des gens de toutes les cultures, de toutes les places, se rap­pelle-t-elle de la ville.

J’ai trou­vé ça très li­bé­ra­teur. »

LAC EN ON­TA­RIO

Elle est née en Suède, mais Aker­man a gran­di près d’un lac en On­ta­rio, ce qui l’a en­cou­ra­gée à par­ti­ci­per à son pro­chain film, Cot­tage Coun

try, une co­mé­die noire qui se­ra tour­née dans la ré­gion.

« Nous n’avions pas de cha­let, dit- elle de son en­fance à Tor­rance. Nous n’avions même pas de voi­ture. Nous ne bai­gnions pas dans l’ar­gent, quand j’étais pe­tite. Mais je re­joi­gnais mes amis qui avaient des voi­tures et des cha­lets. »

Une ro­ckeuse de longue date, Aker­man a ren­con­tré son ma­ri, le bat­teur Ro­ber­to Zin­cone, en chan­tant pour un groupe ap­pe­lé Pe­tal­stones, avant l’es­sor de sa car­rière d’ac­trice.

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