RÉUS­SIR SON SÉ­JOUR À PA­RIS

Pa­ris n’est pas la des­ti­na­tion la plus abor­dable au monde. Mal­gré ce­la, il est pos­sible de pro­fi­ter des nom­breux tré­sors de la ville, et ce, sans se rui­ner. Pour vous ai­der à pla­ni­fier votre pro­chain sé­jour, voi­ci des as­tuces à re­te­nir... et quelques pièg

Le Journal de Quebec - Weekend - - VACANCES - Éva Le­cou­teur-bé­dard Agence QMI

CHAM­PAGNE SUR LA SEINE

Pour com­men­cer votre vi­site dans la Ville Lu­mière, quoi de mieux qu’une croi­sière sur la Seine? Pour joindre l’agréable à l’en­core plus agréable, Ô Châ­teau (o-cha­teau.fr), une en­tre­prise of­frant di­vers cours d’oe­no­lo­gie, s’as­so­cie à l’opé­ra­teur de croi­sières Ve­dettes de Pa­ris (ve­det­tes­de­pa­ris.com) afin de vous pro­po­ser une « Croi­sière cham­pagne », du­rant la­quelle vous pour­rez dé­gus­ter trois sortes de bulles pro­ve­nant de pe­tits pro­duc­teurs. L’ac­ti­vi­té est ro­man­tique si vous voya­gez en couple ou amu­sante si vous êtes entre amis. Vous pro­fi­te­rez d’une sec­tion ré­ser­vée à l’avant du ba­teau et d’ex­pli­ca­tions sur cha­cun des crus par un som­me­lier, qui est à votre dis­po­si­tion pour ré­pondre à toutes vos ques­tions. Le tour est quelque peu cher (45 eu­ros ou en­vi­ron 60 $), d’au­tant plus que Ve­dettes de Pa­ris vous offre la même croi­sière d’une heure in­cluant un verre de cham­pagne pour un peu plus de la moi­tié du prix. Et sa­chez qu’en seule­ment 60 mi­nutes – qui passent très vite –, les trois verres of­ferts dans la croi­sière d’Ô Châ­teau risquent cer­tai­ne­ment de vous mon­ter à la tête…

DANS LES COU­LISSES DU LI­DO

« Pa­ris c’est le Li­do et le Li­do c’est Pa­ris », se­lon le slo­gan du my­thique ca­ba­ret qui a pignon sur les Champs-Ély­sées de­puis 1946. Le cham­pagne y est aus­si au ren­dez-vous, et ajou­tez à ce­la un spec­tacle haut en cou­leur, réunis­sant 70 ar­tistes sur scène. Les cos­tumes et les dé­cors valent à eux seuls le dé­tour. Vé­ri­table pa­ti­noire, jeux d’eau, temple égyp­tien fai­sant ir­rup­tion du sol... Ou­vrez bien les yeux pour ne rien man­quer de Bon

heur, la re­vue mu­si­cale pré­sen­tée de­puis 2003.

Mais avant d’ap­pré­cier la ma­gie du spec­tacle, il est pos­sible d’en dé­cou­vrir cer­tains se­crets en vi­si­tant, grâce à Cul­ti­val (cul­ti­val.fr), les cou­lisses du Li­do. En pe­tits groupes, un guide vous em­mène à l’arrière-scène, où les cen­taines de cos­tumes at­tendent pa­tiem­ment d’être en­fi­lés. Vous pour­rez no­tam­ment voir de près un su­perbe man­teau fait de plumes d’au­truche qui vaut à lui seul 10 000 eu­ros, mais qui n’est por­té que du­rant à peine une mi­nute du spec­tacle !

La vi­site des cou­lisses coûte 15,50 eu­ros et 10 eu­ros pour les en­fants.

DÉ­COU­VRIR PA­RIS PAR SES CHO­CO­LA­TE­RIES

La meilleure fa­çon de dé­cou­vrir Pa­ris est de mar­cher dans les dif­fé­rents quar­tiers. Au ha­sard de vos pro­me­nades, vous ne sau­rez sans doute ré­sis­ter à l’en­vie d’en­trer dans l’une des nom­breuses cho­co­la­te­ries et pâ­tis­se­ries et ce ne sont pas les bonnes adresses qui manquent. Mais pour ne pas pas­ser à cô­té des meilleurs maîtres de l’art gour­mand, Mee­ting the French (mee­ting­the­french.com) vous pro­pose des ba­lades gas­tro­no­miques. La ba­lade « Pâ­tis­se­ries et Cho­co­lats » vous per­met, par exemple, de faire le tour des meilleures adresses de Saint-Ger­main-des-Prés en com­pa­gnie d’une guide ex­pé- ri­men­tée qui vous par­le­ra en plus de cer­tains as­pects his­to­riques du quar­tier.

L’ex­pé­rience dure de deux à trois heures, se­lon la gros­seur du groupe et l’acha­lan­dage des dif­fé­rents com­merces vi­si­tés, et coûte 90 eu­ros par per­sonne. Ce n’est pas don­né, mais chaque arrêt – ou presque – com­prend une dé­gus­ta­tion. Alors, évi­tez de trop man­ger avant le tour pour vous gar­der de la place pour en­glou­tir tous ces pe­tits bon­heurs !

Mee­ting the French offre dif­fé­rents thèmes de par­cours. Une autre ex­pé­rience – moins oné­reuse – consiste en la vi­site de l’ate­lier du chef pâ­tis­sier Gé­rard Mu­lot, cé­lèbre pour ses ma­ca­rons. Du­rant une heure et pour 20 eu­ros, vous au­rez la chance de voir, di­rec­te­ment dans la bou­tique, la fa­çon dont sont confec­tion­nés les ma­ca­rons. En­core une fois, dé­gus­ta­tion com­prise !

APRÈS LA GAS­TRO­NO­MIE, LA « BIS­TRO­NO­MIE »

La ré­pu­ta­tion de la gas­tro­no­mie fran­çaise n’est plus à faire. Celle-ci a d’ailleurs été

clas­sée au pa­tri­moine im­ma­té­riel de l’UNES­CO en 2010. Mais pour vous dé­lec­ter d’un re­pas gour­mand dans l’un des res­tau­rants étoi­lés par le Guide Miche

lin (la ré­fé­rence en la ma­tière), soyez prêts à dé­lier votre bourse.

Heu­reu­se­ment pour nous, plu­sieurs chefs ré­pu­tés ont dé­ci­dé de dé­mo­cra­ti­ser leur art. Com­bi­nez « bis­trot » et « gas­tro­no­mie » et vous ob­te­nez... la « bis­tro­no­mie ». Oui, oui ! Une cui­sine gas­tro­no­mique ser­vie dans un res­tau­rant de type bis­trot qui vous per­met de goû­ter à une cui­sine raf­fi­née et épa­tante à moindre coût.

Là en­core, ce ne sont pas les bonnes adresses qui manquent. L’ini­tia­teur de la bis­tro­no­mie, le chef Yves Cam­de­borde, a ou­vert le dé­sor­mais très fré- quen­té Comp­toir à re­lais, au car­re­four de l’odéon, dans Saint-ger­ma-indes-prés. On y trouve plu­sieurs plats ori­gi­naux et une bonne sé­lec­tion d’en­trées qui vous per­met de man­ger en for­mule ta­pas et de goû­ter à dif­fé­rents mets.

Des items sur­pre­nants, comme la crème d’ar­ti­chaut avec perles du Ja­pon et foie gras, le car­pac­cio de tête de veau ou des tripes de porc font par­tie de la carte.

Dans tous les cas, même si c’est plus abor­dable que dans les grandes tables, la fac­ture peut tout de même se ré­vé­ler sa­lée. Pré­fé­rez alors l’heure du mi­di pour y man­ger, car les prix sont en­core plus rai­son­nables. Ta­pez sim­ple­ment « bis­tro­no­mie » dans un mo­teur de re­cherche et vous trou­ve­rez un tas de sug­ges­tions.

SE DÉ­PLA­CER À PA­RIS

Il est as­sez fa­cile d’uti­li­ser les trans­ports en com­mun dans la Ville Lu­mière. Le ré­seau de mé­tro compte 14 lignes et 300 ar­rêts. Pour l’uti­li­ser (de même que le ré­seau ex­press ré­gio­nal, le RER, et le bus), la carte « Pa­ris vi­site » est à la dis­po­si­tion des vi­si­teurs. Of­fert pour un, deux, trois ou cinq jours, le lais­sez-pas­ser vous donne la pos­si­bi­li­té de vous dé­pla­cer au­tant de fois que vous le vou­lez. Par exemple pour cinq jours, la carte coûte 31,15 eu­ros (en­vi­ron 40 $). En sa­chant que les « ti­ckets » or­di­naires se vendent à 1,70 eu­ro l’uni­té ou 12,70 eu­ros pour une sé­rie de 10, gar­dez en tête qu’il vous fau­dra prendre le mé­tro ou le bus au moins quatre fois par jour pour ren­ta­bi­li­ser la carte « Pa­ris vi­site ». Si vous êtes un adepte du Bixi, vous se­rez com­blé d’ap­prendre qu’un tel sys­tème existe aus­si à Pa­ris. L’abon­ne­ment au Vé­lib’est of­fert à 1,70 eu­ro par jour ou en­core à 8 eu­ros pour une se­maine. Lorsque vos jambes com­mencent à être fa­ti­guées, il est très pra­tique d’em­prun­ter un Vé­lib’ pour pas­ser d’un quar­tier à un autre, par exemple de la Bas­tille au Ma­rais. Quelque 1800 points d’at­tache sont ré­par­tis dans toute la ville et la dis­tance moyenne entre cha­cun d’eux est d’en­vi­ron 300 mètres. Mais comme c’est le cas ici, il ar­rive que cer­taines sta­tions n’aient plus au­cun vé­lo dis­po­nible, ou en­core qu’elles soient com­plè­te­ment pleines et que vous ayez à en trou­ver une autre pour rendre la bi­cy­clette, ou bien at­tendre qu’un autre uti­li­sa­teur vienne li­bé­rer une place.

Les vé­los en lo­ca­tion res­semblent étran­ge­ment aux vé­los Bixi avec ces deux pe­tits avan­tages en prime : les pa­niers pla­cés de­vant sont plus spa­cieux et ils sont mu­nis d’un ca­de­nas que l’on peut uti­li­ser pour bar­rer le vé­lo et faire un pe­tit stop ra­pide dans l’une de ces bou­tiques où l’on au­ra aper­çu quelque chose d’in­té­res­sant. Si vous n’êtes pas ven­du au sys­tème de bi­cy­clette en libre-ser­vice, c’est le temps de l’es­sayer.

VI­SI­TER LES MU­SÉES SANS PAYER

Pour vi­si­ter les cé­lèbres mu­sées de Pa­ris tels que le Louvre ou le Mu­sée d’Or­say, sa­chez que ceux-ci sont gra­tuits le pre­mier di­manche de chaque mois. Mais at­ten­tion ! le mot s’est pas­sé. Donc, pour ré­duire l’at­tente, no­tam­ment au Louvre, pri­vi­lé­giez les en­trées la­té­rales aux en­trées prin­ci­pales si­tuées à l’avant et à la sor­tie des car­rou­sels du mé­tro. Je n’ai at­ten­du que sept mi­nutes pour y en­trer par la Porte des Lions.

La tour Eif­fel illu­mi­née.

À Pa­ris, l’agence Mee­ting the French pro­pose des ba­lades gas­tro­no­miques à tra­vers la ville.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.