LES PLUS SEXY DU MONDE A QUEBEC

Mé­ti­cu­leu­se­ment choi­sies se­lon des cri­tères es­thé­tiques pré­cis et re­le­vés, les dan­seuses du Cra­zy Horse ont fait sa­li­ver des gé­né­ra­tions de clients dans le my­thique ca­ba­ret de Pa­ris. À comp­ter de mer­cre­di, elles dé­voi­le­ront pour la pre­mière fois leurs cha

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Cé­dric Bé­lan­ger CE­DRIC.BE­LAN­GER@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM

Créé par Alain Ber­nar­din en 1951, le Cra­zy Horse est de­ve­nu un haut lieu du divertissement pa­ri­sien, en mi­sant sur sa pré­ten­tion de faire mon­ter sur scène les femmes les plus sexy du monde. Des dan­seuses y sont de­ve­nues des ve­dettes et ont fait la joie de plu­sieurs clients cé­lèbres, dont El­vis Pres­ley, Eli­za­beth Tay­lor, John F. Ken­ne­dy, Ma­don­na, Ch­ris­ti­na Agui­le­ra et Jean Paul Gaul­tier.

Or, ja­mais le Cra­zy Horse n’avait pré­sen­té de spec­tacles en de­hors de ses murs avant 2010, quand la di­rec­trice gé­né­rale An­drée Deis­sen­berg, a mis sur pied Fo­re­ver Horse, une troupe iti­né­rante qui par­court le globe de­puis un an et de­mi et qui fe­ra halte à Qué­bec, Ga­ti­neau et Mon­tréal, du 20 juin au 13 juillet.

Mis en scène par Dick Walsh, Fo­re­ver Horse pro­met d’en mettre plein la vue avec son mé­lange d’éro­tisme, de gla­mour et d’im­per­ti­nence à tra­vers une sé­rie de treize nu­mé­ros liés à des thèmes d’ac­tua­li­té.

God Save Our Ba­res­kin, Leg­ma­nia, Chair Me Up, Fi­nal Fan­ta­sy, les titres des nu­mé­ros laissent ef­fec­ti­ve­ment en­tre­voir des soi­rées chaudes. « On se­ra pro­je­té dans des uni­vers dif­fé­rents à chaque fois », dit la di­rec­trice gé­né­rale du ca­ba­ret, avec qui Le Jour­nal a dis­cu­té de la tour­née ré­cem­ment.

« Par exemple, sou­met-elle, un ta­bleau nous amè­ne­ra dans la crise fi­nan­cière. Sur des pro­jec­tions du cours bour­sier, il y a une es­pèce de « PDGère » qui en a marre parce que les cours baissent sans arrêt. Au fur et à me­sure qu’elle com­mence un strip-tease, les cours re­montent. À la fin, elle se re­trouve nue, certes, mais com­plè­te­ment en­ve­lop­pée dans les lu­mières rouges qui grimpent au ciel. »

DES FORMES SCRUTÉES À LA LOUPE

La troupe de Fo­re­ver Horse se com­pose de dix dan­seuses — huit Fran­çaises, une Russe et une Sud-Afri­caine — ayant cha­cune adop­té un nom de scène sexy, dans la plus pure tra­di­tion du Cra­zy Horse.

Des dan­seuses aux formes agui­chantes, qui ne sont pas lais­sées au ha­sard. Dans le dos­sier de presse de la tour­née, on ap­prend que la mor­pho­lo­gie de chaque fille doit obéir à des cri­tères pré­cis, que ce soit la lar­geur des seins, la dis­tance entre le nom­bril et le pu­bis ou la lon­gueur des jambes, en plus de dé­te­nir une for­ma­tion en danse clas­sique et sa­voir jouer la co­mé­die.

Qui plus est, le signe as­tro­lo­gique de chaque dan­seuse est pré­ci­sé, une tra­di­tion du Cra­zy Horse qui avait été im­plan­tée par son fon­da­teur, Alain Ber­nar­din, et que la nou­velle di­rec­tion a choi­si de conser­ver.

« Ça nous fait ri­go­ler et on veut le gar­der. C’est un homme qui a vrai­ment construit l’ADN du Cra­zy, l’ADN des mou­ve­ments et de la cho­ré­gra­phie, et il avait cette théo­rie que les na­tives de la Vierge étaient plus sym­pas que celles du Scorpion », ex­plique An­drée Deis­sen­berg.

Si le Cra­zy Horse tra­verse une pé­riode faste, il en était tout au­tre­ment il y a quelques an­nées à peine, alors que le ca­ba­ret, en panne de créa­ti­vi­té, tom­bait en dé­cré­pi­tude même dans le coeur de ses plus fer­vents par­ti­sans.

« On m’a même dit que c’était de­ve­nu rin­gard. C’était comme la tour Eif­fel. On passe de­vant tous les jours, mais on s’en fout un peu. On n’avait au­cune rai­son d’y al­ler », rap­pelle An­drée Deis­sen­berg, qui ex­plique qu’après la mort du fon­da­teur en 1995, ses en­fants ont pris pos­ses­sion des lieux, mais ils n’ont pas su faire évo­luer le Cra­zy Horse.

« Les trois se par­laient très peu et n’étaient pas d’ac­cord sur beau­coup de choses. Du coup, ils ont très bien pré­ser­vé l’hé­ri­tage de leur père, mais ne l’ont pas fait évo­luer. Il y avait le même pu­blic qui ai­mait beau­coup le Cra­zy et était fi­dèle, mais il com­men­çait à être plus âgé et à par­tir. Quand on vient au Cra­zy une, deux ou trois fois et que c’est tou­jours la même chose, au bout d’un cer­tain temps, on re­vient moins sou­vent. On le dé­laisse aus­si. »

DES « GUEST STARS »

An­drée Deis­sen­berg a en­tre­pris de re­dres­ser la barre dès son em­bauche en 2006.

« Nous nous sommes concen­trés sur le ca­ba­ret de Pa­ris. On a fait re­ve­nir un pu­blic plus jeune, il y a eu un tra­vail de créa­tion im­por­tant avec des guest stars (Arielle Dom­basle, Pa­me­la An­der­son) et des créa­teurs comme Phi­lippe De­cou­flé qui sont ve­nus pour créer de nou­veaux ta­bleaux. »

Avec un ca­ba­ret re­dy­na­mi­sé, il était temps de pen­ser à la deuxième étape du plan, une pre­mière tour­née iti­né­rante.

« À la fin 2009, je suis al­lée voir les ac­tion­naires et je leur ai dit : un pre­mier tra­vail a été ac­com­pli, le Cra­zy brille vrai­ment à Pa­ris, c’est de­ve­nu un lieu très cou­ru et créa­tif. Je pense qu’on peut par­ler de mettre un spec­tacle de tour­née en place. À la fin 2010, une tour­née est par­tie. La pro­chaine étape, en 2013, est un nou­veau spec­tacle à Las Ve­gas. » √ En tour­née au Qué­bec — Du 20 au 24 juin : Ca­pi­tole de Qué­bec — Les 29 et 30 juin, du 2 au 4 juillet :

ca­si­no du Lac-Lea­my, Ga­ti­neau — Du 9 au 21 juillet : Théâtre du Nou­veau

Monde, Mon­tréal

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