Les 70 ans de Paul Mccart­ney

Ti­rée de l’al­bum Sgt. Pep­per’s Lo­ne­ly Hearts Club Band des Beatles, sor­ti en 1967, When I’m Six­ty-four ne date pas d’hier. Cette chan­son, Paul Mccart­ney l’a écrite à l’ado­les­cence, à l’époque où la soixan­taine de­vait lui pa­raître à des an­nées lu­mières. Et

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Marc-an­dré Le­mieux MARC-ANDRE.LE­MIEUX@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM

Cet an­ni­ver­saire ne semble pas pe­ser lourd sur les épaules de Mac­ca, dont l’agen­da est aus­si rem­pli qu’une jeune sen­sa­tion rock. Le week-end der­nier, il se pro­dui­sait de­vant des mil­liers d’ama­teurs au pa­lais de Bu­ckin­gham dans le cadre des fes­ti­vi­tés en­tou­rant le ju­bi­lé de la reine Éli­sa­beth II. Et, le mois pro­chain, il as­su­re­ra la por­tion mu­si­cale de la cé­ré­mo­nie d’ou­ver­ture des Jeux olym­piques de Londres. Entre temps, on si­gnale – entre autres choses – quelques concerts au Da­ne­mark.

PAS PRÊT POUR LA RE­TRAITE

Loin de la re­traite, sir Paul ? « Oh oui », ré­pond Mike Gau­thier. L’ani­ma­teur, qui a ren­con­tré l’icône à deux re­prises du­rant sa car­rière, croit que son amour pour la mu­sique sau­ra le pro­pul­ser au cours des pro­chaines an­nées. « J’étais à Qué­bec en 2008 lors de son pas­sage sur les plaines d’Abra­ham. J’ai en­ten­du les 10 chan­sons qu’il a jouées du­rant sa ba­lance de son. Il n’en a fait au­cune le soir du concert. Ça prouve qu’il n’est pas sur le pi­lote au­to­ma­tique. Il aime en­core jouer. Tant qu’il va mar­cher, il va conti­nuer à pré­sen­ter des spec­tacles. » Jour­na­liste et au­teur du livre Paul

McCart­ney, une bio­gra­phie, pa­ru en 2010 aux édi­tions Que­be­cor, LouisP­hi­lippe Oui­met abonde dans le même sens. « Il prend en­core plai­sir à mon­ter sur scène. Il a tou­jours été un bour­reau de tra­vail. Il a tou­jours eu soif de nou­velles aven­tures. »

« Et puis la mu­sique, ce n’est pas le genre de mé­tier qu’on aban­donne », ajoute-t-il.

IN­TÈGRE

Pré­sent sur scène, Paul McCart­ney l’est aus­si sur disque. En fé­vrier der­nier, il lan­çait Kisses on

the Bot­tom, un al­bum consti­tué de re­prises jazz ins­pi­ré des an­nées 1920 à 1950. Fait à no­ter : le chan­teur ne joue d’au­cun ins­tru­ment sur cet opus réa­li­sé par Tom­my LiPu­ma. Il a pré­fé­ré confier cette tâche à ses in­vi­tés d’ex­cep­tion, par­mi les­quels fi­gurent Dia­na Krall, Eric Clap­ton et Ste­vie Won­der.

Bien ac­cueilli par la cri­tique, l’opus n’a tou­te­fois pas convain­cu le pu­blic. Quelques se­maines après sa sor­tie en ma­ga­sin, la ga­lette pi­quait du nez dans les pal­ma­rès. Dé­con­nec­té, Paul McCart­ney ? « In­tègre », pré­fère Mike Gau­thier.

« Paul McCart­ney ne s’est ja­mais plié aux ten­dances. Il est tou­jours res­té fi­dèle à lui-même. C’est pour ça qu’on n’en­tend plus ses chan­sons à la ra­dio. Elles ne cor­res­pondent plus aux stan­dards ac­tuels. »

En 2012, McCart­ney réus­sit à rem­plir des am­phi­théâtres « pour ce qu’il était et non pour ce qu’il est de­ve­nu », sou­ligne Mike Gau­thier. « Il pro­fite du syn­drome “c’est peut-être la der­nière fois que j’ai la chance de le voir en show”. C’est pa­reil pour les Rol­ling Stones et tous ces autres ar­tistes vieillis­sants. »

En en­tre­vue au Dai­ly Te­le­graph, Paul McCart­ney a ré­vé­lé qu’il comp­tait fê­ter ses 70 ans en toute in­ti­mi­té, en­tou­ré de quelques amis et membres de sa fa­mille. « Les gros pow-wows, ça n’a ja­mais été mon genre », a-t-il af­fir­mé.

Une drôle de dé­cla­ra­tion pour un homme qui a l’ha­bi­tude de chan­ter pour des di­zaines de mil­liers de per­sonnes !

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