Une fa­mille at­ta­chante

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hontebeyrie Agence QMI

Ch­ris Pine, Mi­chelle Pfeif­fer, Eli­za­beth Banks et Oli­via Wilde forment une fa­mille des plus at­ta­chantes.

Sam (Ch­ris Pine) est fils unique et vit en couple avec Han­nah (Oli­via Wilde). Son père meurt et, bien mal­gré lui, il se rend avec sa femme chez sa mère, Lillian (Mi­chelle Pfeif­fer), en Ca­li­for­nie pour les fu­né­railles.

Sam se­ra bou­le­ver­sé par une ré­vé­la­tion d’un ami de son père. Toute sa vie, on lui a ca­ché l’exis­tence d’une de­mi-soeur, Fran­kie (Eli­za­beth Banks), et c’est au fils de cette der­nière qu’une for­tune de 150 000 $ a été lé­guée en hé­ri­tage.

Sam hé­site d’abord à re­mettre l’ar­gent à Fran­kie, une ex-al­coo­lique, qui a été aban­don­née par leur père à l’âge de huit ans.

QUÊTE D’IDEN­TI­TÉ

Dès lors, le film Des gens comme nous porte sur la quête d’iden­ti­té de Sam. Ce­lui-ci au­ra à faire la paix avec un père ab­sent, qui ne pour­ra ja­mais lui ex­pli­quer la si­tua­tion. Il de­vra ap­prendre à ac­cep­ter sa mère et une soeur dont il igno­rait l’exis­tence. Che­min fai­sant, il au­ra aus­si à re­dé­cou­vrir ses propres va­leurs.

Pour sa pre­mière ex­pé­rience à titre de réa­li­sa­teur, Alex Kurtz­man (scé­na­riste bien connu de Star Trek, Fringe, etc.) a choi­si de mettre en images une his­toire per­son­nelle.

Comme le per­son­nage prin­ci­pal, Kurtz­man s’est dé­cou­vert une de­mi-soeur dont la fa­mille avait te­nu l’exis­tence se­crète jus­qu’à la mort de son père.

C’est d’ailleurs le cas vé­cu qui confère au film tout son cô­té hu­main : les dia­logues sonnent vrais, les émo­tions sont ren­dues avec jus­tesse, les per­son­nages sont tous cré­dibles et excellents.

FILM SOLIDE

Mal­gré une mise en scène plu­tôt ba­nale, le film est solide. Ch­ris Pine, im­pec­cable dans ce rôle, fait un peu pen­ser au per­son­nage de Tom Cruise dans Rain Man, c’est-à-dire un homme meur­tri par l’in­dif­fé­rence de son père. Mi­chelle Pfeif­fer est par­faite dans ce rôle de femme tra­hie par son ma­ri et de mère bles­sée par son fils.

Et Eli­za­beth Banks n’est pas en reste en mère mo­no­pa­ren­tale qui se bat pour éle­ver son fils (le jeune ac­teur Mi­chael Hall D'Ad­da­rio est très bon). Mis à part quelques lon­gueurs, le film

Des gens comme nous est émou­vant, et sa fin, pour le moins sur­pre­nante, se si­tue à mille lieues de ce à quoi Hol­ly­wood nous a ha­bi­tués.

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