Coup de coeur à BRUXELLES

Le Journal de Quebec - Weekend - - VACANCES -

Tout a com­men­cé dès que j’ai po­sé ma va­lise à l’hô­tel qui est vite de­ve­nu mon chez-moi. C’est le Wel­come, quai du Boisà-brû­ler, un hô­tel de ca­rac­tère et de charme de 17 chambres sis au coeur de Bruxelles, là où la ville a pris nais­sance.

UN PIED-À-TERRE

Les pro­prié­taires du Wel­come, Mi­chel et Sophie, as­surent l’ac­cueil et veillent au bien-être de leurs hôtes. Quand ils prennent congé, en fin de se­maine, c’est Chloé, une jeune per­sonne tout aus­si char­mante que ses pa­trons sont af­fables, qui as­sure le re­lais. Cha­cune des chambres du Wel­come porte le nom d’un pays ou d’une contrée que Sophie et Mi­chel ont vi­si­tés. Ils en ont rap­por­té des pierres, des boi­se­ries et des objets fa­bu­leux qui ont ser­vi à re­cons­ti­tuer l’am­biance du pays évo­qué. Dès que l’on ouvre la porte de la chambre, on se trouve trans­por­té ailleurs. C’est fait avec goût et c’est très confor­table.

Chaque fois que je ren­trais à l’hô­tel, l’un ou l’autre d’entre eux ne manquait pas, jour après jour, de me ques­tion­ner sur mes vi­sites, mes ren­contres, mes dé­cou­vertes. Chaque fois, ce­la don­nait lieu à d’in­té­res­sants échanges.

Le quar­tier du Mar­ché aux poissons (au port de Bruxelles qui n’existe plus puisque le ca­nal qui per­met­tait ja­dis la re­mon­tée des na­vires a été condam­né) est éga­le­ment connu à tra­vers la place Sainte-Ca­the­rine.

De cette époque sub­sistent des gros­sistes en poissons et crus­ta­cés, ain­si qu’un es­saim de res­tau­rants ayant les mêmes spé­cia­li­tés. Mais, alors que l’on se trouve à courte dis­tance de la Grand-Place, rares sont les tou­ristes qui s’aven­turent dans ces pa­rages.

AVEC UN BRUXEL­LOIS…

C’est Gil­bert, un « gree­ter », c’est-à-dire un bé­né­vole ayant choi­si d’ac­com­pa­gner à la de­mande des vi­si­teurs, qui, le pre­mier m’a fait faire le tour du quar­tier. Âgé de 67 ans, cadre re­trai­té du monde des as­su­rances, il conti­nue dit-il ce qu’il a long­temps fait du temps où il pro­po­sait des chambres d’hôtes dans sa mai­son : faire dé­cou­vrir sa ville. Pas­sion­né d’art et d’his­toire, Gil­bert aime le bien man­ger, tout comme tous les bons Bruxel­lois, se­lon lui.

À ma de­mande, il a poin­té les en­seignes qui, à son point de vue, conti­nuent d’of­frir des pro­duits au­then­tiques. C’est le cas du res­tau­rant Fran­çois, spé­cia­li­sé en poissons, dont les pro­prié­taires sont éga­le­ment pois­son­niers. Chez les cho­co­la­tiers, dans le quar­tier, Gil­bert dé­signe Blon­deel comme une adresse sûre.

Une bonne adresse, c’est aus­si La Mer du Nord, une poissonnerie de la place Sainte-Ca­the­rine qui a conçu un sys­tème de comp­toir et de tables hautes où les clients s’at­tablent pour dé­gus­ter des « matges », dé­li­cieux jeunes ha­rengs crus de sai­son, ou un steak de thon, ou une soupe de pois­son, ou des cro­quettes de cre­vettes ou d’autres spé­cia­li­tés pré­pa­rées à la plan­cha.

Rue de Flandre, Gil­bert a pous­sé la porte de l’es­pace

L’es­pace théâtre Bel­lone, rue de Flandre.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.