L'IDOLE DES JEUNES

«Je ne chan­ge­rai pas de mé­tier, car je veux res­ter hu­mo­riste. Mais jouer avec Mar­tin Pe­tit ou Mar­tin Matte, c’est sûr que je ne di­rais pas non.» – Phi­lippe La­prise

Le Journal de Quebec - Weekend - - PHILIPPE LAPRISE - Ra­phaël Gen­dron-Mar­tin RA­PHAEL.GEN­DRON-MAR­TIN@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM

C’est en 2009 que Phi­lippe La­prise a joué dans ses pre­miers épi­sodes de Vrak la vie, aux cô­tés de Pierre Hé­bert, Ma­rie So­leil Dion et Ma­rie-Claude St-Laurent. À l’époque, l’hu­mo­riste ne sa­vait au­cu­ne­ment qu’il cam­pe­rait son per­son­nage du­rant plus de 150 émis­sions.

«Quand on m’a of­fert le rôle de Phil, qui était un per­son­nage as­sez proche de moi, je ne pou­vais re­fu­ser. Par­ti­ci­per à ce pro­jet a été un ap­pren­tis­sage ex­tra­or­di­naire.»

«Tout le monde était triste de ter­mi­ner l’émis­sion après six ans. Mais je me di­sais aus­si que je ne pou­vais pas jouer un ado jus­qu’à 42 ans. Je com­mence à perdre mes che­veux!»

DE TOUS LES ÂGES

Dès le dé­but, Phi­lippe La­prise s’est donc bâ­ti un jeune au­di­toire, qui le suit en­core au­jourd’hui dans sa deuxième tour­née de spec­tacles. «Il y a des jeunes qui avaient 11 ou 12 ans au dé­but de Vrak la vie et qui viennent main­te­nant me voir sur scène à 17 ou 18 ans.»

Même si plu­sieurs jeunes spec­ta­teurs se trouvent dans ses salles, à l’échelle du Qué­bec, l’hu­mo­riste n’a pas pen­sé à cette clien­tèle par­ti­cu­lière lors­qu’il a conçu son nou­veau one man show.

«Dans la salle, il y en a de tous les âges, des en­fants et des fa­milles, mais la ma­jo­ri­té des spec­ta­teurs sont des adultes. Mon spec­tacle convient bien aux jeunes, à part mon numéro sur la va­sec­to­mie. Il y en a sû­re­ment qui vont avoir des dis­cus­sions avec leurs en­fants en re­tour­nant dans la voi­ture après le spec­tacle!»

PAR HA­SARD

C’est un peu par ha­sard que Phi­lippe La­prise est de­ve­nu l’idole des jeunes, lui qui n’avait pas pré­vu bâ­tir sa car­rière sur le jeune pu­blic. «C’est sûr que mes six der­nières an­nées ont été fortes au­près de la jeu­nesse, mais je trouve que les spec­tacles que je fais s’adressent aux 7 à 77 ans.» «Je n’aime pas faire de blagues crues, de toute fa­çon. Mais avec le pu­blic que j’ai, je peux quand même me rendre loin, jus­qu’à la fron­tière. J’ai en­le­vé les sacres du spec­tacle, car je ne suis pas un gars vul­gaire, dans la vie.» Avec la fin de Vrak la vie, Phi­lippe La­prise ai­me­rait ne faire que de la scène pen­dant les deux pro­chaines an­nées. Ce­la dit, l’hu­mo­riste ne tour­ne­rait pas le dos à quelques émis­sions comme Les Pê­cheurs ou Les Beaux Ma­laises, si on lui pro­po­sait d’y par­ti­ci­per.

«Je ne chan­ge­rai pas de mé­tier, car je veux res­ter hu­mo­riste. Mais jouer avec Mar­tin Pe­tit ou Mar­tin Matte, c’est sûr que je ne di­rais pas non.»

«J’ai­me­rais jouer dans une autre fic­tion plus vraie, plus adulte, plus col­lée sur la réa­li­té. Je suis cu­rieux d’es­sayer de nou­veaux trucs. Quand on me pro­pose quelque chose, je prends tou­jours la peine d’y pen­ser.»

Après six an­nées pas­sées à l’émis­sion Vrak la vie, de même qu’à l’ani­ma­tion de Meilleur avant le 31 - Bon pa­reil le pre­mier, Phi­lippe La­prise s’est bâ­ti un im­pres­sion­nant bas­sin de jeunes ad­mi­ra­teurs. «Ce n’était pas pré­vu que je tra­vaille pour le jeune pu­blic, mais j’adore ça», dit-il.

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