ÉMO­TIF

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS -

Re­con­nu pour son ta­lent d’au­teur-com­po­si­teur, Vincent Val­lières es­père ame­ner un peu d’émo­tion à la com­pé­ti­tion. Pour lui, l’in­ter­pré­ta­tion des mots est aus­si, si­non plus, im­por­tante que la puis­sance de la voix.

Il a sé­duit le Qué­bec au com­plet avec sa douce ba­lade On va s’ai­mer en­core. Vincent Val­lières connaît la puis­sance des mots. «Je suis un gars qui écrit des chan­sons donc le coup de main que je peux don­ner, c’est de re­cen­trer les voix des can­di­dats par rap­port aux pro­pos qu’ils sont en train d’in­ter­pré­ter, aux his­toires qu’ils sont en train de ra­con­ter, pour qu’ils se mettent au ser­vice des chan­sons», dit-il.

À son avis, c’est là le se­cret de la lon­gé­vi­té. «Je pense que les in­ter­prètes qui vont se trou­ver une place sur du long terme, qui vont s’ins­tal­ler dans le coeur du pu­blic, c’est les in­ter­prètes qui sont sen­sibles à ce qu’ils chantent. Isa­belle Boulay en est un bon exemple.»

UNE SI­GNA­TURE

Consciem­ment ou non, le pu­blic est très sen­sible à l’émo­tion vé­hi­cu­lée par l’ar­tiste qui est sur scène, sou­ligne Vincent.

«Il y a plu­sieurs chan­teurs qui sont très for­més, qui ont de grandes ca­pa­ci­tés vo­cales, qui sont très pré­cis, très juste. Mais qu’est-ce qui va mar­quer leur sin­gu­la­ri­té par rap­port aux autres? Des fois, en fai­sant le tra­vail, on se rend compte que ça ne passe pas ex­clu­si­ve­ment par la puis­sance. Il y a beau­coup d’élé­ments qui entrent dans l’in­ter­pré­ta­tion d’une chan­son», dit-il.

L’au­teur-com­po­si­teur-in­ter­prète af­firme qu’il a beau­coup d’ad­mi­ra­tion pour les per­sonnes qui osent se pré­sen­ter à La Voix. Il les dé­crit comme des sprin­teurs qui doivent mar­quer des points ra­pi­de­ment alors que, lui, se voit plu­tôt comme un cou­reur de fond.

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