MAXIME MCG­RAW EST PRÊT POUR LE GRAND TOUR­BILLON

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Cé­dric Bé­lan­ger Le Jour­nal de Qué­bec

La té­lé­réa­li­té peut se ré­vé­ler un for­mi­dable trem­plin pour lan­cer une car­rière. Mais, dans le cas de Maxime McG­raw, la meilleure chose qui pou­vait lui ar­ri­ver était pro­ba­ble­ment d’être évin­cé de Star Aca­dé­mie.

L’ar­tiste du Nou­veau-Bruns­wick sou­hai­tait suivre les traces de son ami Wil­fred LeBou­thil­lier et avait ten­té sa chance lors de la qua­trième sai­son de la po­pu­laire émis­sion, en 2008. Même s’il avait rem­por­té le prix du pu­blic lors des au­di­tions, McG­raw n’avait pu se joindre à cette cu­vée dont les têtes d’af­fiche sont Maxime Lan­dry et Bri­gitte Bois­jo­li.

Au­jourd’hui, alors qu’il s’ap­prête à faire pa­raître son se­cond al­bum, Maxime McG­raw se dit content d’avoir pris un autre che­min pour faire sa place dans l’in­dus­trie du spec­tacle qué­bé­coise.

«À l’époque, je ne pense pas que j’étais prêt à af­fron­ter la mé­dia­ti­sa­tion, toute la grosse pa­tente qu’on ne voit pas quand on rêve de faire de la mu­sique», lance ce grand ti­mide en en­tre­vue.

«C’est cer­tain que je n’ai ja­mais chan­té au Centre Bell. Mais je pense que c’est plus dif­fi­cile pour quel­qu’un qui sort d’une té­lé­réa­li­té, qui a fait de grands am­phi­théâtres et qui se re­trouve dans la réa­li­té de l’in­dus­trie de la mu­sique. Tan­dis que, moi, je suis mon­té étape par étape. Je suis donc da­van­tage prêt au­jourd’hui à af­fron­ter ce tour­billon.»

UN SON BRI­TISH

Ce tour­billon, il l’af­fronte cette fois avec Chan­ger d’air, un al­bum au son «plus bri­tish » que ce­lui de son pre­mier al­bum, pa­ru en 2013. Du folk-rock, sa mu­sique a évo­lué vers un style pop-rock qui évoque par mo­ments ce que font Cold­play, U2 et qu’il a créé de concert avec Ian Kel­ly à la réa­li­sa­tion.

«On vou­lait ra­jeu­nir le son et al­ler cher­cher un pu­blic un peu plus large. J’ap­pré­cie ef­fec­ti­ve­ment des groupes comme Cold­play et U2. Et Ian est dans cette pa­lette-là. Je trou­vais qu’il n’y en avait pas tel­le­ment, de ce genre de mu­sique, au Qué­bec. Ce sont des sons que nous sommes moins ha­bi­tués en fran­çais chez nous.»

Alors que son pre­mier al­bum conte­nait un duo avec Ma­rie-Pier Per­reault ( Mon éter­ni­té), McG­raw par­tage cette fois le mi­cro avec Ma­rie-Élaine Thi­bert sur Ja­mais loin. Que chaque al­bum ren­ferme une collaboration avec une voix féminine re­lève ce­pen­dant du ha­sard, as­sure-t-il.

AT­TA­CHÉ À SES RA­CINES

Même s’il connaît du suc­cès au Qué­bec, Maxime McG­raw n’ar­rive pas à se faire à l’idée de quit­ter son Nou­veau-Bruns­wick na­tal. En fait, son der­nier dé­mé­na­ge­ment a été un trans­fert de Monc­ton vers Tra­ca­die-Shei­la, où ré­side sa fa­mille.

L’af­fec­tion du pu­blic néo-bruns­wi­ckois compte aus­si pour beau­coup dans son choix ré­si­den­tiel. Même si la pro­vince n’a pas de star sys­tem comme le Qué­bec et que les ar­tistes fran­co­phones doivent jouer du coude pour se faire en­tendre, les choses évo­luent. On y présente même de­puis quelques an­nées les MNB Mu­sic Awards, un ga­la si­mi­laire à ce­lui de l’ADISQ, où McG­raw a re­çu cinq no­mi­na­tions en 2013.

«L’in­dus­trie est plus dé­ve­lop­pée au Qué­bec, mais ça bouge énor­mé­ment au Nou- veau-Bruns­wick. Ça se dé­ve­loppe. Les ar­tistes qui chantent en fran­çais ont beau­coup de sou­tien des com­mu­nau­tés fran­co­phones. Les Roch Voi­sine, Jean-Fran­çois Breau et Wil­fred ont aus­si ou­vert des portes aux jeunes ar­tistes et nous ont prou­vé que c’est pos­sible de réus­sir.»

Chan­ger d’air se­ra mis en vente le 17 mars. On pour­ra voir Maxime McG­raw dans cer­tains fes­ti­vals cet été. Une tour­née en salle est aus­si en pré­pa­ra­tion.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.