VE­DETTE ÀPART

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Ma­lik Co­che­rel Collaboration spé­ciale

À l’af­fiche du se­cond vo­let de la sa­ga Di­ver­gence, la nou­velle co­que­luche d’Hol­ly­wood sur­prend par ses choix de vie et de car­rière. À seule­ment 23 ans, l’ac­trice fait sur­tout preuve d’une ma­tu­ri­té éton­nante pour son âge.

Shai­lene Woo­dley n’est plus à un contre­pied près. Ré­cem­ment, la jeune femme ex­pli­quait, dans la ver­sion an­glaise du ma­ga­zine Gla­mour, avoir re­fu­sé le rôle, pour­tant très convoi­té, d’Anas­ta­sia Steele dans Cin­quante nuances de Grey. Quitte à se dé­nu­der à l’écran, elle pré­fé­rait le faire dans White Bird in a Blizzard, un film in­dé­pen­dant au bud­get beau­coup moins consé­quent si­gné Gregg Ara­ki, où elle n’a pas hé­si­té à cas­ser son image de star des ados à tra­vers quelques scènes pour le moins osées.

«On ne dit pas oui à Gregg Ara­ki si c’est pour faire sa ti­mo­rée après, dit-elle. Pour moi, le sexe est na­tu­rel du mo­ment que je ne me sens pas ex­ploi­tée.»

PAS DE CEL­LU­LAIRE

Éprise de li­ber­té, la jeune in­ter­prète de Tris dans la sa­ga Di­ver­gence n’en­tend pas être l’es­clave d’un sys­tème, et cultive vo­lon­tiers sa dif­fé­rence à Hol­ly­wood, même si on la com­pare sou­vent à Jen­ni­fer La­wrence. «Je ne fré­quente pas les en­droits à la mode et bon­dés, di­telle en­core. Je trace ma route dis­crè­te­ment».

L’ac­trice avoue éga­le­ment ne pas aimer les ta­pis rouges. «Je n’y connais rien en mode. Heu­reu­se­ment que j’ai pour sty­liste une de mes meilleures amies qui me connaît suf­fi­sam­ment bien pour m’ha­biller.»

Là où d’autres stars de son âge se montrent très ac­tives sur les ré­seaux so­ciaux, Shai­lene Woo­dley se tient soi­gneu­se­ment à l’écart des Twit­ter, Ins­ta­gram et autres. La jeune femme se per­met même de ne pas avoir de té­lé­phone cel­lu­laire. Un vrai cau­che­mar pour sa re­la­tion­niste!

De fait, quand elle ré­pète, à qui veut l’en­tendre, que le suc­cès n’a pas chan­gé sa vie, on la croit vo­lon­tiers. Shai­lene Woo­dley s’en­or­gueillit de ne pas avoir de do­mi­cile fixe, de dor­mir sou­vent sur le ca­na­pé d’une amie et de ne por­ter que des vê­te­ments de se­conde main.

Les pieds sur terre, l’ac­trice is­sue d’une fa­mille de psy­cho­logues n’est pas du genre à s’en­tou­rer d’une ar­mée d’as­sis­tants à ses pe­tits soins. Bien au contraire. «Je pré­pare moi-même mes boîtes à lunch, a-t-elle confié au ma­ga­zine Elle. Je suis à fond pour l’agri­cul­ture bio­lo­gique. J’ai mon ré­seau de fermes au­tour de Los An­geles dont les pro­duits ne contiennent au­cun OGM et je vais ré­gu­liè­re­ment m’ap­pro­vi­sion­ner en eau à une source de mon­tagne».

CHE­MIN

Après des dé­buts hé­si­tants – des pe­tites apparitions dans des sé­ries té­lé et des scènes cou­pées au mon­tage dans L’ex­tra­or­di­naire Spi­der-Man – Shai­lene Woo­dley pour­suit son bon­homme de che­min. Ré­vé­lée au grand écran en 2011 dans Les des­cen­dants, où elle jouait la fille de George Cloo­ney, l’ac­trice a été éle­vée au rang d’idole des ado­les­cents avec la sa­ga Di­ver­gence et le drame ro­man­tique Nos étoiles contraires, sor­ti en 2014. Pro­chai­ne­ment, on la re­trou­ve­ra dans le film d’Oli­ver Stone consa­cré à l’af­faire Snow­den. Un tout autre re­gistre et une fa­çon, là en­core, de ne pas res­ter pri­son­nière de son image.

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