STÉ­PHANE ET PÉ­NÉ­LOPE… SANS LA TRAPPE

Pé­né­lope McQuade et Sté­phane Bellavance pi­lo­te­ront la Soi­rée des Ju­tra en tan­dem cette an­née... sans la fa­meuse trappe dans le plan­cher qui avait tant fait ja­ser en 2014. Nous avons dis­cu­té avec les deux ani­ma­teurs à quelques jours du der­nier blitz de rép

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Marc-An­dré Le­mieux Le Jour­nal de Mon­tréal

Mom­my de Xa­vier Do­lan a tout ra­flé aux Prix Écrans ca­na­diens au dé­but du mois. Tout le monde pré­voit un ba­layage sem­blable aux Ju­tra. Comme ani­ma­teurs, crai­gnez-vous que cette ab­sence de sus­pense quant aux ga­gnants nuise au bon dé­rou­le­ment du ga­la ? STÉ­PHANE > Non. On ne peut rien y faire. PÉ­NÉ­LOPE > On ne s’en sort ja­mais. Parce que quand au­cun film ne sort du lot, on parle d’une an­née qui n’a pas été ras­sem­bleuse. Et quand un film s’illustre comme

Mom­my, on nous parle des ga­gnants qui sont trop pré­vi­sibles. Mais peu im­porte ce qui ar­rive, voir Xa­vier Do­lan sur scène, c’est tou­jours di­ver­tis­sant. On ne sait ja­mais ce qu’il va dire. C’est pa­reil pour Anne Dor­val. Ça nous donne des mo­ments de té­lé­vi­sion qui sont loin d’être ba­nals.

La trappe fe­ra-t-elle un re­tour ?

PÉ­NÉ­LOPE > (Rires) Non! Mais des fois, je m’en­nuie d’elle. Quand je re­cule de trois pas du­rant les ré­pé­ti­tions, je pense aus­si­tôt à elle! Ce­la dit, le dé­cor des Ju­tra a quand même été mis en no­mi­na­tion au der­nier ga­la des Gé­meaux. Il était ma­gni­fique. C’est la pe­ti­tesse du théâtre qui nous avait joué des tours. Pé­né­lope, tu étais aux com­mandes des Ju­tra avec Laurent Pa­quin l’an der­nier. Cet été, tu pi­lo­te­ras une nou­velle émis­sion avec Jean-Luc Mon­grain. Et chaque se­maine dans ton talk-show, tu par­tages le mi­cro avec un coa­ni­ma­teur in­vi­té. Avec quel type de per­son­na­li­té tra­vailles-tu moins bien ?

PÉ­NÉ­LOPE > Je tra­vaille mal avec des gens qui sont en re­pré­sen­ta­tion. Des gens qui offrent quelque chose quand la ca­mé­ra est ou­verte et une autre quand la ca­mé­ra est fer­mée. Heu­reu­se­ment, ça n’est pas ar­ri­vé sou­vent dans ma car­rière. Je suis sou­vent tom­bée sur des coa­ni­ma­teurs qui avaient les mêmes va­leurs té­lé­vi­suelles

que moi. Avez-vous re­gar­dé les Os­cars le

mois der­nier ?

PÉ­NÉ­LOPE > Oui, sauf les 20 der­nières mi­nutes parce que c’était in­sup­por­table. Je n’étais plus ca­pable. C’était beau­coup trop long.

STÉ­PHANE > J’ai re­gar­dé une par­tie du ga­la. J’ai ar­rê­té avant la

fin, parce que c’é-

tait in­ter­mi­nable. Je de­vais me le­ver le len­de­main! Comme ani­ma­teurs, qu’avez-vous pen­sé du tra­vail de Neil Pa­trick Har­ris ?

STÉ­PHANE > Son ai­sance m’a je­té à terre. On au­rait dit un pré­sident de classe en se­con­daire 2 qui s’adresse à son groupe avant la ré­créa­tion. Il avait zé­ro ner­vo­si­té. Son cô­té bon en­fant m’a beau­coup plu.

PÉ­NÉ­LOPE > J’ai tou­jours eu une très grande to­lé­rance aux ma­laises, aux risques, aux blagues ab­surdes… Donc j’ai ai­mé ça. Oui, cer­tains trucs étaient très in

side. Pour plu­sieurs per­sonnes, ça pas­sait dans le beurre. Mais il était tel­le­ment à l’aise. C’est quelque chose d’être en bo­bettes de­vant des mil­lions de per­sonnes! Com­ment comp­tez-vous gé­rer les cri­tiques des jour­na­listes, mais aus­si des té­lé­spec­ta­teurs sur Twit­ter ?

PÉ­NÉ­LOPE > Si on se fait des­cendre le len­de­main, je ne pense pas que ça va m’af­fec­ter au­tant que si on me des­cen­dait dans mon talk-show. Parce qu’on est tel­le­ment al­lé au bout de cha­cune de nos idées. Ça fait cinq mois qu’on tra­vaille là-des­sus. Dans ce contexte-là, avec toutes les contraintes liées au for­mat du ga­la, on est convain­cu qu’on n’au­rait pas pu faire mieux.

STÉ­PHANE > Les ga­las, tu tra­vailles pen­dant des mois, des se­maines, des nuits pour quelque chose qui va du­rer à peu près deux heures. J’ai as­sez confiance en notre pro­duit en sa­chant très bien qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. Avez-vous un sou­hait pour le ci­né­ma qué­bé­cois en 2015 ?

PÉ­NÉ­LOPE > Je crois que notre ci­né­ma fait beau­coup d’ef­forts pour sur­prendre les ci­né­philes. On ra­conte des his­toires d’un point de vue très per­son­nel. J’ai­me­rais que les ci­né­philes nous sur­prennent, qu’ils dé­cident d’al­ler voir les films en salle, qu’ils prennent des risques, quitte à sor­tir au bout de 30 mi­nutes si le film n’est pas pour eux. Quel film qué­bé­cois at­ten­dez-vous la sor­tie avec im­pa­tience en 2015?

STÉ­PHANE > Le mi­rage de Ri­car­do Tro­gi. Louis Mo­ris­sette signe le scé­na­rio. J’ai vu la bande-an­nonce et ça va fes­ser fort. J’ai l’im­pres­sion que ça va être un bon di­ver­tis­se­ment, mais ça va créer de sales dis­cus­sions dans les voi­tures en re­tour­nant à la mai­son! ICI Ra­dio-Ca­na­da Té­lé présente la Soi­rée des Ju­tra di­manche à 19 h 30.

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