LES 12 PIÈCES EX­PLI­QUÉES PAR YOAN

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS -

Le Jour­nal a de­man­dé au jeune chan­teur de ra­con­ter la pe­tite his­toire des chan­sons qui se re­trouvent sur son pre­mier al­bum.

BA­BY WHAT YOU WANT ME TO DO

«Quand je l’ai en­ten­due chan­tée par El­vis, je l’ai­mais beau­coup, mais je me suis dit que je pou­vais la faire à ma fa­çon. C’était im­por­tant pour moi qu’elle soit sur l’al­bum, car je pou­vais dé­mon­trer mon vrai style par cette chan­son-là. C’est un blues et je pou­vais lui don­ner beau­coup de style. Elle a beau­coup de tes­to­sté­rone.»

THAT KIN­DA GUY

«J’ai été ins­pi­ré pour cette chan­son-là par l’his­toire que m’a ra­con­tée le cou­sin de mon père. Il a une épi­ce­rie et un iti­né­rant at­ten­dait de­hors, il avait faim. Il l’a fait en­trer pour man­ger et, quand il est res­sor­ti, il y avait une pluie gla­ciale. Il a dé­ci­dé d’al­ler rac

com­pa­gner l’homme, qui de­vait se rendre à une heure de là. Je trouve que c’est bien de tendre la main aux gens dans le be­soin.»

J’EN­TENDS SIF­FLER LE TRAIN

«C’est mon duo avec Isa­belle Bou­lay. Je l’avais croi­sée à St-Tite et elle m’avait dit que ça lui fe­rait plai­sir de chan­ter avec moi sur mon al­bum. J’ai choi­si cette chan­son qui est un peu in­tem­po­relle et uni­ver­selle. Ça peut par­ler de l’amour pour quel­qu’un ou d’un ami. C’est quel­qu’un qui part et la per­sonne est triste.»

MY WAY HOME

«C’est une chan­son as­sez spé­ciale qui me touche beau­coup. Quand j’ai com­men­cé à chan­ter, j’étais sou­vent loin de la mai­son. Je me suis ren­du compte que l’on manque beau­coup de choses, que ce soit quel­qu’un qui dé­mé­nage, qui tombe ma­lade, qui dé­cède. Cette chan­son dit: ce soir, je m’en re­tourne chez nous, parce que je ne veux rien man­quer.»

GOOD HEAR­TED WO­MAN

«Je la chante en duo avec Brett Kis­sel, que j’aime beau­coup. Il est ve­nu à Mon­tréal pour la faire en stu­dio. Il est très sym­pa­thique. Ç’a été une belle rencontre. Pour moi, c’était bien de faire une chan­son que nous connais­sions tous les deux. C’est pour­quoi j’ai choi­si cette pièce de Way­lon Jen­nings et Willie Nel­son. C’est l’his­toire d’un gars qui fête beau­coup, pen­dant que sa femme l’at­tend à la mai­son.»

GOOD­BYE MO­THER

«J’ai écrit cette chan­son en pen­sant à un grand ami qui a dû quit­ter la mai­son très jeune. Son père lui avait dit que c’était le temps, alors il est al­lé faire l’ar­mée. Ç’a été dif­fi­cile. La chan­son ra­conte un peu son mo­ment là-bas.»

DIS-MOI

«C’est la chan­son que mon père (Syl­vain Garneau) a écrite en 1990. Je suis bien fier de la faire. C’est une chan­son d’amour qui dit que dans une vie de couple, ça ar­rive sou­vent qu’on ne parle pas beau­coup. Mon père était bien ému quand je lui ai dit que je met­trais sa chan­son sur l’al­bum.»

TU M’AS MAN­QUÉ

«C’est la pre­mière chan­son que j’ai com­po­sée en fran­çais dans ma vie. Je me suis mis dans la peau d’une per­sonne qui aime quel­qu’un, mais cette per­sonne-là ne se rend pas compte à quel point elle est ai­mée réel­le­ment. Elle n’est pas sé­rieuse, elle va­ga­bonde un peu ailleurs, au lieu d’être avec la per­sonne qu’elle aime.»

T’AIMER TROP

«On a don­né une nou­velle cou­leur à cette chan­son-là, une cou­leur plus sé­rieuse que la ver­sion que j’avais faite à La Voix. Cette chan­son-là parle de quel­qu’un qui aime trop et c’est là son pro­blème. Elle est plus in­time. Avec mon équipe, on s’est de­man­dé de quelle fa­çon je la fe­rais si j’étais as­sis chez moi.»

GON­NA FALL IN LOVE WITH YOU

«C’est la der­nière chan­son que j’ai écrite pour l’al­bum. Un soir, Rick Ha­worth m’a dit: tu re­tournes à l’hô­tel et tu me com­poses des hits. Le len­de­main, j’avais écrit deux chan­sons: Tu

m’as man­qué et celle-là. Je l’ai écrite un peu en blague, en ex­ploi­tant mon cô­té char­meur. Dans la chan­son, je dis à une fille: ar­rête de me re­gar­der, je vais tom­ber en amour avec toi.»

TO­GE­THER SOON

«C’est la chan­son qui me touche le plus dans l’al­bum. Quand mon grand-père est dé­cé­dé, il y a en­vi­ron deux ans, je me suis mis dans la peau de ma grand-mère. Dans la chan­son, elle de­mande presque de mou­rir pour al­ler le re­joindre. Je lui ai fait jouer la pièce, der­niè­re­ment. Elle l’a en­ten­due, mais elle ne l’a pas écou­tée...»

ONE DAY

«C’est une chan­son dans la­quelle ceux qui ont trou­vé leur âme soeur vont se re­con­naître. Ça ra­conte l’his­toire de quel­qu’un qui com­prend une autre per­sonne juste en la voyant. Il sait qu’elle va être sa femme plus tard. C’est un peu au­to­bio­gra­phique, car on veut tous vivre ça dans la vie.»

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