Les <<Che­mins de Com­pos­telle>>

du Qué­bec

Le Journal de Quebec - Weekend - - TOURISME - Syl­vie Ruel

Les adeptes de la marche sont de plus en plus nom­breux au Qué­bec. Aux ran­don­neurs pas­sion­nés de na­ture, d’or­ni­tho­lo­gie ou de pa­tri­moine s’ajoute une tout autre ca­té­go­rie de mar­cheurs: celle des pè­le­rins.

Ce sont des per­sonnes de tous les ho­ri­zons qui marchent pen­dant 12, 18 ou même 25 jours d’af­fi­lée et qui n’ont pas tous des mo­tifs re­li­gieux. Cer­tains mar­cheurs veulent re­trou­ver la forme phy­sique et psy­cho­lo­gique, d’autres sou­haitent faire le point, ad­mi­rer la na­ture ou sim­ple­ment mar­cher à la rencontre d’eux-mêmes.

Au Qué­bec, il existe quelques che­mins de pèlerinage ins­pi­rés du che­min de Saint-Jacques-de-Com­pos­telle, cette route lé­gen­daire qui re­lie la France et l’Es­pagne et que par­courent à pied les pè­le­rins de­puis le Moyen Âge. Les mar­cheurs du Qué­bec ont en main un guide du pè­le­rin qui leur per­met de suivre l’iti­né­raire et qui four­nit des in­for­ma­tions sur le ki­lo­mé­trage, les haltes, les hé­ber­ge­ments et lieux de ra­vi­taille­ment. Ils s’ar­rêtent pour la nuit, par­fois dans des hô­tels et au­berges, mais la plu­part du temps ils dorment (à faible coût) dans une école, une ré­si­dence pour per­sonnes âgées, dans une com­mu­nau­té re­li­gieuse, dans le sous-sol d’une église, une ca­serne de pom­piers ou une salle com­mu­nau­taire.

La plu­part des dé­parts sur ces che­mins de pèlerinage se font en juin, alors que la tem­pé­ra­ture n’est pas trop chaude.

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