JOUEUR DE TOURS

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Marc-An­dré Le­mieux

Vous vou­lez jouer un tour à Phi­lippe Bond? Pen­sez-y deux fois avant de mettre votre plan à exé­cu­tion. Car se­lon toute vrai­sem­blance, il vous le ren­dra au cen­tuple. Vous croyez que nous exa­gé­rons? At­ten­dez d’en­tendre ses meilleurs coups pen­dables en dé­tail. Vous réa­li­se­rez com­bien gra­vi­ter dans son or­bite de­mande du cou­rage. En ef­fet, ses amis risquent de de­ve­nir ses nou­velles vic­times à tout mo­ment. Une source constante de stress que plu­sieurs pei­ne­raient à gé­rer cor­rec­te­ment. Heu­reu­se­ment pour tout ce beau monde, la nou­velle émis­sion du co­mique de­vrait avoir as­sou­vi son dé­sir de pié­ger qui­conque... Du moins pour quelque temps.

MARC-ANDRE.LE­MIEUX@QUE­BE­COR­ME­DIA.COM Aux com­mandes des 400 coups, la nou­velle ca­mé­ra ca­chée de TVA, Phi­lippe Bond aide di­vers ar­tistes à at­tra­per non seule­ment leurs amis par­mi les cé­lé­bri­tés, mais aus­si des gens du pu­blic. Après avoir pas­sé des an­nées à pié­ger ses proches pour le plai­sir, le po­pu­laire hu­mo­riste peut main­te­nant pra­ti­quer son hob­by de fa­çon pro­fes­sion­nelle… avec un bud­get va­riant de 50 000 $ à 100 000 $ par mis­sion.

«Les gens de TVA m’ont dit: “Est-ce que ça te ten­te­rait de faire des coups dans une émis­sion? On va tout payer!” J’étais comme un fou dans une poche. C’est comme si tu di­sais à un p’tit gars qui joue au ho­ckey: “Ça te tente-tu d’al­ler t’en­traî­ner avec le Ca­na­dien au Centre Bell ce soir?” Bien sûr que oui!», ra­conte Phi­lippe Bond avec en­thou­siasme.

EN SE­CRET

Les tour­nages des 400 coups ont dé­bu- té en no­vembre dans le plus grand se­cret, his­toire d’évi­ter de sus­ci­ter des soup­çons dans le mi­lieu ar­tis­tique. Dans les belles an­nées de Sur­prise sur

prise, les stars étaient constam­ment sur leur garde, crai­gnant d’être vic­time des trac­ta­tions de Mar­cel Béliveau.

De son propre aveu, Phi­lippe Bond a eu beau­coup de dif­fi­cul­té à gar­der le si­lence, d’au­tant plus qu’il al­lait ani­mer sa propre émis­sion à TVA à une heure de grande écoute, le genre de nou­velle que tout être nor­ma­le­ment consti­tué vou­drait crier sur tous les toits.

«Quand j’ar­ri­vais chez moi le soir, pis que mes pa­rents m’appelaient pour me de­man­der ce que j’avais fait cette jour­née-là, je ré­pon­dais: “Pas grand-chose.” C’était dur. Mais je com­pre­nais pour­quoi on m’avait dit qu’il ne fal­lait en par­ler à per­sonne. Parce qu’au­jourd’hui, avec Fa­ce­book et Twit­ter, il suf­fit d’une fuite et c’est fi­ni.»

D’après un concept de Nathalie La­berge ( Oc­cu­pa­tion double), JeanMarc Lé­tour­neau ( Dieu mer­ci!) et Isa­belle Ro­bert ( Sur­prise sur prise), la pre­mière sai­son des 400 coups comp­te­ra 10 émis­sions pour un to­tal de

40 mis­sions. Sa­chant com­bien d’ef­fort, d’éner­gie et d’ar­gent exige cha­cune d’elles, Phi­lippe Bond ad­met être par­ti­cu­liè­re­ment ner­veux au mo­ment de li­vrer la mar­chan­dise.

«Quand le coup com­mence, ton taux d’adré­na­line est dans le ta­pis! Tu ne veux tel­le­ment pas te plan­ter et gâ­cher toute la pa­tente!»

BOUR­REAU DE TRA­VAIL

Les der­niers mois n’ont pas été de tout re­pos pour Phi­lippe Bond, qui me­nait trois pro­jets de front: les tour­nages des 400 coups, ses spec­tacles par­tout au Qué­bec et son émis­sion de ra­dio avec Fran­çois Mo­ren­cy, Anaïs Fa­vron, Fran­çois Pé­russe et Mar­tin Lemay. Bien que son contrat avec NRJ prenne fin en juin, le bour­reau de tra­vail pré­tend n’avoir pris au­cune dé­ci­sion quant à son re­tour en ondes en sep­tembre.

«Je suis tel­le­ment dans le jus, dit-il. Je n’ai pas eu le temps d’y pen­ser.»

Autre mise au point: son dé­part de V en no­vembre der­nier. Une dé­fec­tion pour TVA qui – se­lon cer­taines ru­meurs – au­rait fait grin­cer des dents son an­cien em­ployeur. Cinq mois plus tard, Phi­lippe Bond af­firme être en bons termes avec la chaîne sur la­quelle il pré­sen­tait le «da­ting show» Al­lume

moi. L’offre de TVA était tout sim­ple­ment trop bonne pour la lais­ser pas­ser.

«Je n’avais pas de contrat avec V, pré­cise le prin­ci­pal in­té­res­sé. Parce que j’avais des offres ailleurs, je leur avais dé­jà de­man­dé s’ils vou­laient si­gner un contrat d’exclusivité. Ils m’avaient ré­pon­du non. Quand TVA m’a pro­po­sé

Les 400 coups, la deuxième sai­son d’Al­lume- moi était tour­née de­puis long­temps. J’étais as­sis chez nous… sans sa­voir s’il al­lait y avoir une troi­sième sai­son. Le choix était évident…»

«C’est sûr qu’en me voyant par­tir pour TVA, les boss de V n’al­laient pas mettre des cha­peaux de fête et sa­brer le cham­pagne. Mais je suis tra­vailleur au­to­nome. Je suis pi­giste… Quand les gens se font sa­crer de­hors, on n’en en­tend ja­mais par­ler après, mais quand tu fais le choix d’al­ler ailleurs, c’est la grosse af­faire.»

Les 400 coups. Les lun­dis soir à 20 h à TVA. À comp­ter du 6 avril.

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