CO­MÉ­DIE DOUCE-AMÈRE

Ro­sa­mund Pike et Da­vid Ten­nant in­carnent les pa­rents de trois ado­rables en­fants dans cette mi­gnonne pe­tite co­mé­die à la­quelle on se fait prendre.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isabelle Hon­te­bey­rie Agence QMI

Doug McLeod (Da­vid Ten­nant, vu dans le Broadchurch de la BBC) et sa femme, Abi (Ro­sa­mund Pike) sont sur le point de di­vor­cer. Ils s’ap­prêtent néan­moins à se rendre à une grande fête don­née en l’hon­neur de Gor­die (Billy Con­nol­ly), le père de Doug, at­teint d’un can­cer en phase ter­mi­nale. C’est que Ga­vin McLeod (Ben Miller), le frère de Doug, a or­ga­ni­sé ça comme sorte d’hom­mage au pa­triarche dont la fin ap­proche.

Comme dans toute fa­mille, leurs trois en­fants, Lot­tie (Emi­lia Jones), Mi­ckey (Bob­by Small­dridge) et Jess (Har­riet Turn­bull) ont des ma­nies un peu étranges, dont celle de collectionner les pierres (de pré­fé­rence bien lourdes) et de leur don­ner un nom ou de re­gar­der la série Vi­kings, qui les pas­sionne mal­gré le jeune âge de Mi­ckey et Jess.

RI­VA­LI­TÉ

Les fes­ti­vi­tés pour Gor­die ayant lieu dans les High­lands, en Écosse, la fa­mille prend la route au mi­lieu des jé­ré­miades des en­fants. Et quand tout ce beau monde ar­rive enfin à des­ti­na­tion, la ri­va­li­té entre les deux frères de­vient évi­dente, tan­dis que les en­fants s’amusent avec leur grand-père. Je m’ar­rête là et ne dis rien du punch, ce se­rait trop dom­mage.

Va­gue­ment ins­pi­ré de la série bri­tan­nique Out­num­be­red, dif­fu­sée par la BBC, Ce week-end là s’im­pose im­mé­dia­te­ment comme une co­mé­die à l’hu­mour très an­glais, c’est-à-dire suf­fi­sam­ment dé­ca­lé pour qu’on rie à gorge dé­ployée et suf­fi­sam­ment réa­liste pour qu’on se re­con­naisse dans cer­taines si­tua­tions. Les ac­teurs in­car­nant les en­fants sont par­faits de na­tu­rel, et même si la re­la­tion entre les deux pa­rents est sou­vent faite de cli­chés, Ro­sa­mund Pike et Da­vid Ten­nant sont suf­fi­sam­ment bons pour nous faire ou­blier cer­taines fai­blesses des dia­logues.

DY­NA­MIQUE

Dans le rôle du per­son­nage du grand­père plus grand que nature Billy Con­nol­ly est par­fait, il lui in­suffle fan­tai­sie, hu­mour et gran­di­lo­quence, ce qui rend le long mé­trage ex­trê­me­ment dy­na­mique. Quant aux per­son­nages se­con­daires, ils sont très drôles, ce qui fait qu’on ne s’en­nuie pas une se­conde pen­dant les 95 minutes du vi­sion­ne­ment

La tour­nure dra­ma­tique que prennent des évé­ne­ments fa­mi­liaux ne tombe ja­mais dans les lar­moie­ments, le tout de­meu­rant mi­gnon, sym­pa­thique et très émou­vant.

Ce week-end là s’im­pose comme une co­mé­die à l’hu­mour très an­glais.

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