BAN­QUIER

Le Journal de Quebec - Weekend - - HUMOUR -

TOUT UN DÉ­FI

Ra­mas­ser des sous pour la Fon­da­tion a tou­jours été un dé­fi, sou­ligne Mar­tin Matte. Et plus les an­nées passent, plus ce dé­fi gran­dit.

«Ça de­meure dif­fi­cile d’al­ler voir une en­tre­prise en di­sant: «Je veux 20 000 $, 50 000 $ ou 100 000 $.» Tu dois ra­mer... C’est pe­tit, le Qué­bec. Il y a plein, plein, plein de fon­da­tions qui ont de bonnes rai­sons d’exis­ter. C’est aus­si noble d’ai­der quel­qu’un qui souffre d’un trau­ma­tisme crâ­nien que d’ai­der une vic­time du can­cer...»

Mar­tin Matte est conscient qu’il pos­sède une arme re­dou­table qui sert énor­mé­ment sa cause pour re­cueillir des fonds: sa cé­lé­bri­té. «C’est sûr que ça aide d’être connu. Mes pa­rents ont vou­lu ou­vrir une mai­son pour vic­times de trau­ma­tisme crâ­nien tout de suite après l’ac­ci­dent de mon frère, en 1986. Ils ap­pe­laient le dé­pu­té et lui di­saient: «Est-ce que vous pou­vez faire quelque chose? On souffre. On n’est plus ca­pables… On est plu­sieurs fa­milles comme ça…» Chaque fois, on leur ré­pon­dait: «On va vé­ri­fier au­près du gou­ver­ne­ment.» Mais au bout de 20 ans, rien

L’AVE­NIR

Bien que sa fon­da­tion lui tienne tou­jours à coeur, Mar­tin Matte sou­hai­te­rait un jour dé­lais­ser ses fonc­tions de pré­sident pour as­su­mer un rôle moins exi­geant, comme ce­lui de porte-pa­role.

«Mon but au dé­part, c’était de don­ner cinq ans de mon temps comme pré­sident. Au­jourd’hui, ça fait huit ans. Je suis donc en over­time. Je vou­drais conti­nuer à don­ner un coup de main, mais peut-être faire moins d’ad­mi­nis­tra­tif.»

Entre-temps, la Fon­da­tion Mar­tin-Matte conti­nue de rou­ler à plein ré­gime. En jan­vier, l’hu­mo­riste inau­gu­re­ra Les beaux 4 heures de Saint-Sau­veur, un nouvel évé­ne­ment-bé­né­fice qui «pour­rait amas­ser des cen­taines de mil­liers de dol­lars».

CONCUR­RENT AU

Di­manche soir, Mar­tin Matte se­ra la ve­dette d’un Ban­quier spé­cial Les beaux ma­laises vi­sant à re­cueillir des sous pour sa fon­da­tion. À titre de concur­rent, il igno­rait tout des sur­prises que Ju­lie Sny­der et son équipe lui avaient pré­pa­rées.

«J’étais très oc­cu­pé quand ils m’ont de­man­dé de par­ti­ci­per au Ban­quier. Je com­men­çais à tour­ner la troi­sième sai­son des Beaux ma­laises. Mais je sa­vais que c’était une chance en or d’amas­ser un beau mon­tant pour la Fon­da­tion. Je n’étais au cou­rant de rien du­rant l’en­re­gis­tre­ment. J’ai vrai­ment pas­sé une belle soi­rée.» TVA pré­sente Le Ban­quier spé­cial Les beaux ma­laises di­manche à 19 h 30.

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