LE SHOW­BIZ QUÉ­BÉ­COIS

Le Journal de Quebec - Weekend - - HUMOUR -

Je vois vrai­ment des ego dé­me­su­rés là-de­dans. C’est fa­cile de te prendre au sé­rieux dans le show­biz, de pen­ser que t’es vrai­ment im­por­tant. Tu te fais tout le temps don­ner de l’at­ten­tion, de l’amour, de l’ap­pro­ba­tion des gens.»

«Les mé­de­cins, quand ils se couchent le soir, ils ne se de­mandent pas à quoi ils servent. Moi, quand je me couche, je me dis que je fais rire les gens et je me de­mande par­fois si c’est vrai­ment si im­por­tant. On di­ver­tit les gens, ç’a une va­leur, mais il y a une li­mite. Si tu te mets à croire que c’est vrai­ment im­por­tant ce que tu fais... t’animes un quiz! On ne sauve vrai­ment pas des vies.» «J’ai dé­ve­lop­pé des troubles à cause du show­biz. J’ai été nar­cis­sique, égo­cen­trique. Il a vrai­ment fal­lu que je le réa­lise, j’ai lu des livres là-des­sus, j’ai été consul­ter. C’est su­per dan­ge­reux, toxique. Ça s’in­gère en toi, ça s’im­prègne dans ton cer­veau sans que tu t’en rendes compte. «C’est très ta­bou dans le show­biz, en ce mo­ment. On ne parle pas beau­coup de ça, mais il y a des gens qui ont des pro­blèmes sé­rieux de nar­cis­sisme. Peu im­porte ce qui se passe, tout est par rap­port à eux, tout gra­vite au­tour d’eux. Les po­li­ti­ciens ont ce pro­blème-là, les gens du show­biz aus­si.»

«Ça prend une per­son­na­li­té forte pour al­ler sur scène et dire aux gens: «tai­sez-vous, c’est moi qui parle». La ligne entre ça et «flip­per» pour de­ve­nir un peu fou est mince. J’en vois plein qui ont «flip­pé». En­vi­ron 70 % des gens qui sont au top dans le show­biz ont ce trouble-là.»

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