LE GAR­DIEN DU MU­SÉE

Sur la route du­rant trois ans avec la mu­sique de Ge­ne­sis, Steve Ha­ckett re­trouve l’uni­vers mu­si­cal de sa car­rière so­lo avec la tour­née Aco­lyte to Wol­flight.

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND - Yves Le­clerc Le Jour­nal de Qué­bec

L’ex-gui­ta­riste de la for­ma­tion bri­tan­nique, qui se­ra de pas­sage au Qué­bec les 8, 9 et 10 avril, pré­cise qu’il n’a pas aban­don­né to­ta­le­ment l’uni­vers mu­si­cal de Ge­ne­sis, car il consacre toute la deuxième par­tie de son spec­tacle à la for­ma­tion qu’il a quit­tée en 1977.

«Le pu­blic veut en­tendre ces pièces, me de­mande de les jouer, et il est im­por­tant pour moi de conti­nuer à les in­ter­pré­ter. Il y a en­core beau­coup de gens qui n’ont ja­mais vu le Ge­ne­sis de cette époque et qui n’ont ja­mais en­ten­du ces pièces en spec­tacle. Ce sont aus­si des pièces que j’ai écrites et qui sont de moi», a-t-il lais­sé tom­ber, lors d’un en­tre­tien té­lé­pho­nique, pré­ci­sant qu’il est pos­sible de gar­der ou­vertes les portes du Mu­sée Ge­ne­sis et de sur­prendre les gens avec son ma­té­riel en so­lo.

UNE PIÈCE EXI­GEANTE

Steve Ha­ckett s’amène au Qué­bec avec une for­ma­tion consti­tuée de Ro­ger King (cla­viers), Ga­ry O’Toole (bat­te­rie), Rob Town­send (ins­tru­ments à vent), Nad Syl­van (voix) et Roine Stolt (basse et gui­tares).

Lors de cette sé­rie de concerts, les ama­teurs de rock pro­gres­sif au­ront l’oc­ca­sion

d’en­tendre Get’em Out by Fri­day, The Ci­ne­ma Show, Can-Uti­li­ty and the Coast­li­ners, The Mu­si­cal Box et des pièces de Voyage to Aco­lyte, Please Don’t Touch, Spec­tral Mor­nings et de Wol­flight.

« Can-Uti­li­ty and the Coast­li­ners est une des pièces les plus exi­geantes de notre ré­per­toire. Elle est com­plexe et elle se com­plexi­fie au fur et à me­sure de l’in­ter­pré­ta­tion. On se re­trouve sur le bout des pieds lors­qu’on in­ter­prète cette pièce, dont j’ai écrit les pa­roles et la mu­sique et qui est l’une de mes pré­fé­rées de l’al­bum Fox­trot », a-t-il fait re­mar­quer.

PAS DE ROU­TINE

Le gui­ta­riste pré­cise que sa for­ma­tion, qui in­ter­prète soir après soir le même bloc de chan­sons, ne tombe ja­mais dans la rou­tine d’in­ter­pré­ta­tion.

«Il y a beau­coup de dé­tails dans cette mu­sique que l’on joue et elle nous garde sur le qui-vive, avec tous les chan­ge­ments qu’on y re­trouve. Et c’est cette com­plexi­té qui fait que les gens ap­pré­cient ce style mu­si­cal», a-t-il in­di­qué.

Le mu­si­cien de 66 ans avoue être dans une pé­riode in­tense et foi­son­nante de créa­ti­vi­té.

«Je vis en ce mo­ment une pé­riode très ex­ci­tante, où je suis créa­tif comme je ne l’ai ja­mais été. Je touche à des so­no­ri­tés que je n’avais ja­mais ex­ploi­tées au­pa­ra­vant, avec une ap­proche mul­ti­cul­tu­relle, et qui vont dans toutes sortes de di­rec­tions autres que celle du rock tra­di­tion­nel», a-t-il ex­pli­qué, pré­ci­sant qu’il re­pren­dra le tra­vail de créa­tion de son pro­chain disque so­lo à la fin de cette tour­née. Un al­bum, si tout va bien, qui pour­rait pa­raître en fin d’an­née ou au dé­but de 2017.

UNE BELLE SUR­PRISE

L’al­bum Wol­flight, sa der­nière aven­ture so­lo, lan­cé il y a un an, s’est re­trou­vé sur plu­sieurs listes de fin d’an­née dans la ca­té­go­rie des meilleurs al­bums de rock pro­gres­sif.

« Wol­flight a du suc­cès, et je dois avouer que c’est une belle sur­prise, un peu inat­ten­due. L’al­bum a connu du suc­cès dans plu­sieurs pays», a-t-il men­tion­né, avouant qu’il vi­vait une pé­riode par­ti­cu­liè­re­ment in­té­res­sante sur le plan ar­tis­tique.

Steve Ha­ckett n’est pas sur le point d’ac­cro­cher ses nom­breuses gui­tares et de se re­ti­rer.

«J’adore la tour­née. C’est quelque chose qui m’ex­cite tou­jours et où j’ai l’im­pres­sion, au bout du compte, d’en re­ti­rer beau­coup plus que j’en donne», a-t-il dit. Steve Ha­ckett se pro­dui­ra le 8 avril au Grand Théâtre de Qué­bec et le 9 avril au Théâtre Mai­son­neuve de la Place des Arts à Mon­tréal.

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