DES ÉTOILES PLEIN LES YEUX

Trois an­nées après Fu­sée, Ariane Bru­net conti­nue sa route vers les étoiles. La jeune au­teure-com­po­si­tri­cein­ter­prète lance au­jourd’hui Stel­la, un troi­sième al­bum «à 50 % au­to­bio­gra­phique» où elle prête pour la pre­mière fois sa voix aux his­toires des gens q

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Bru­no La­pointe Le Jour­nal de Mon­tréal bru­no.la­pointe @que­be­cor­me­dia.com

Il y a trois ans qu’Ariane Bru­net n’avait pas po­sé sa voix sur disque. Après Fu­sée, pa­ru en 2013, la jeune chan­teuse au­jourd’hui âgée de 24 ans a choi­si de s’ac­cor­der un an pour prendre du re­cul. C’est alors qu’elle a tra­ver­sé une pé­riode où les re­mises en ques­tion ont été nom­breuses.

«Je crois que c’est nor­mal de vivre ce genre de choses entre 22 et 25 ans. Je me suis dit que la vie, c’est main­te­nant que ça se passe, alors je dois sa­voir ce que je veux en faire», ex­plique-t-elle.

Mal­gré ces doutes, une chose est de­meu­rée claire pour Ariane Bru­net: la mu­sique était là pour res­ter, bien au centre de sa vie. Elle a néan­moins pris le temps de re­voir ses mé­thodes de tra­vail, ain­si que ses prio­ri­tés.

«Avant, c’était tel­le­ment im­por­tant pour moi de plaire à tout le monde. Mais avec Stel­la, j’ai vou­lu res­ter en­tiè­re­ment connec­tée sur mon propre sen­ti­ment, alors, seules les per­sonnes im­pli­quées dans le pro­jet ont en­ten­du mes chan­sons», ex­plique-t-elle.

BRI­SER LA SO­LI­TUDE

Pour ce troi­sième opus, dans les bacs de­puis hier, Ariane Bru­net a choi­si de s’en­tou­rer d’une équipe ex­clu­si­ve­ment mas­cu­line, his­toire d’in­suf­fler «une pe­tite touche de tes­to­sté­rone» à son uni­vers ré­so­lu­ment fé­mi­nin. Outre le réa­li­sa­teur Marc Bell, elle a entre autres pu comp­ter sur Alexandre Dé­si­lets et Ma­thieu Lip­pé.

«C’est cer­tain que leur touche mas­cu­line a ai­dé à fa­çon­ner le vi­sage de

Stel­la. Et, d’un autre cô­té, ça m’a per­mis de bri­ser mon iso­le­ment. Ce mé­tier est souvent très so­li­taire, alors l’ex­pé­rience a été com­plè­te­ment dif­fé­rente en tra­vaillant avec toute une équipe», ra­conte-t-elle.

Puis, pour une pre­mière fois, Ariane Bru­net a dé­ci­dé de prê­ter sa voix aux autres, à des gens au­tour d’elle qui avaient des his­toires à ra­con­ter. Un pro­cé­dé bien dif­fé­rent de ce à quoi la jeune chan­teuse était ha­bi­tuée.

«Écrire à pro­pos de ses propres ex­pé­riences, ça peut faire très mal de re­tour­ner pui­ser l’émo­tion au fond de nous. Mais pour ra­con­ter les his­toires des autres, il faut al­ler vers l’ex­té­rieur et sa­voir se dé­ta­cher de nous-mêmes», ex­plique Ariane Bru­net.

TRANS­FOR­MÉE PAR PA­RIS

Sa der­nière tour­née de spec­tacles en Eu­rope l’au­tomne der­nier lui a d’ailleurs ser­vi d’ins­pi­ra­tion pour

Stel­la, dont elle signe – ou co­signe – toutes les pa­roles et mu­siques.

Ariane Bru­net était en spec­tacle à Pa­ris le 13 no­vembre der­nier lorsque les at­ten­tats ter­ro­ristes ont se­coué la Ville Lu­mière. Elle se pro­dui­sait sur la pé­niche La Dame de Can­ton, à seule­ment deux ki­lo­mètres du Ba­ta­clan.

Les évé­ne­ments trou­blants qu’elle a vé­cus ont non seule­ment trans­for­mé la chan­teuse, mais éga­le­ment ses chan­sons. C’est le cas de Si je

re­viens, qui a pris un ton com­plè­te­ment dif­fé­rent.

«Au dé­part, cette chan­son ne par­lait pas d’exil for­cé, du fait de de­voir quit­ter son pays pour trou­ver une vie meilleure; elle trai­tait de l’en­vie de par­tir au sens très large. Mais dans les jours qui ont sui­vi, j’ai vou­lu la re­tra­vailler en m’ins­pi­rant de ce que j’avais vé­cu», confie Ariane Bru­net.

Stel­la de­vrait pa­raître en France pro­chai­ne­ment. Pour ce qui est d’une nou­velle tour­née, la jeune chan­teuse pré­voit re­prendre la route à l’au­tomne pro­chain. L’al­bum Stel­la d’Ariane Bru­net est pré­sen­te­ment dis­po­nible.

Trois ans après Fu­sée, Ariane Bru­net pro­pose au­jourd’hui Stel­la, son troi­sième al­bum.

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