MUS IQUE

La tête haute mar­que­ra cer­tai­ne­ment un tour­nant dans la car­rière de Jo­na­than Pain­chaud. Après avoir tra­ver­sé quelques pé­riodes dif­fi­ciles, l’au­teur-com­po­si­teur-in­ter­prète a été contraint de trou­ver de nou­velles sources d’ins­pi­ra­tion pour ses chan­sons. Heu

Le Journal de Quebec - Weekend - - « IL Y A DE LA MUSIQUE À -

«Ç’a été long avant que je me lance dans l’écri­ture. Pour mes autres al­bums, il y avait tou­jours un évé­ne­ment bou­le­ver­sant qui me pous­sait à créer, comme la mort de mon père, de ma mère ou une sé­pa­ra­tion, a ex­pli­qué le mu­si­cien. À un mo­ment don­né, pour ne pas m’ef­fon­drer, je me lan­çais dans la créa­tion. Cette fois­ci, ça ne s’est pas pro­duit.»

En ef­fet, les choses se dé­roulent ron­de­ment dans la vie de Jo­na­than Pain­chaud. En af­faires de­puis trois ans avec son frère Alexandre (ils pos­sèdent plu­sieurs bou­tiques de ci­ga­rettes élec­tro­niques dans la ré­gion de Qué­bec), l’ar­tiste mène une vie tran­quille, en­tou­ré de ses pro- ches. De plus, il est amou­reux.

«De­puis la sor­tie du der­nier al­bum ( Mon coeur col­lé au tien, en 2013), j’ai eu le temps de vivre des choses, de me sor­tir un peu du monde de la mu­sique. Ça m’a fait du bien, a ex­pli­qué ce­lui à qui l’on doit la chan­son Belle in­fir­mière, qui tourne pré­sen­te­ment sur les ondes ra­dio. Cette fois-ci, après 20 ans de mé­tier, je n’étais pas obli­gé de lan­cer un al­bum pour ga­gner ma vie. J’avais une autre op­tion. For­cé­ment, ça m’a pous­sé à me re­mettre en ques­tion.»

UN DÉ­FI

Une fois la dé­ci­sion prise de se lan­cer dans la créa­tion d’un nou­vel al­bum – son hui­tième en car­rière –, le mu­si­cien ad­met que le re­tour à l’écri­ture a été plus dif­fi­cile que pré­vu. «Au mo­ment de re­mettre mon cha­peau d’au­teur-com­po­si­teur, j’ai dû ré­flé­chir à ce que j’avais en­vie de dire. Après tous ces al­bums, je ne pou­vais plus par­ler d’un de mes chums qui a eu de la peine (rires). Il fal­lait que je passe à autre chose.»

Na­tu­rel­le­ment, l’amour s’est im­po­sé comme étant une grande source d’ins­pi­ra­tion pour le mu­si­cien. En plus de faire al­lu­sion à sa conjointe sur plu­sieurs pièces ( La tête haute, Pour une jour­née au moins...), il dé­die, une fois de plus, une chan­son à sa fille Téa ( Plus que la vie elle-même).

«J’ai eu peur de com­po­ser des chan­sons chee­sy, je l’ad­mets. Par contre, l’amour a tou­jours été un thème pré­sent dans la mu­sique. Cette fois-ci, je me suis donc lais­sé une chance. Je vou­lais que ça fonc­tionne pour moi éga­le­ment.» Jo­na­than Pain­chaud

lan­ce­ra son al­bum La tête haute le 15 avril.

TOU­JOURS COM­PLICES

Une fois de plus, Jo­na­than Pain­chaud a fait ap­pel à son frère Éloi pour la réa­li­sa­tion de son al­bum. À ses yeux, ce der­nier est in­dis­so­ciable du suc­cès qu’il a rem­por­té au cours de sa car­rière.

«J’ai été chan­ceux, puisque l’un des pro­jets sur les­quels il de­vait tra­vailler ne s’est pas concré­ti­sé, a-t-il ra­con­té, pré­ci­sant que son frère avait pu lui of­frir six se­maines de son temps, cet hi­ver. Je ne pour­rai ja­mais le re­mer­cier as­sez. Lors­qu’il se consacre à 100 % à un pro­jet, il est im­pres­sion­nant. Il a ce don de faire res­sor­tir le meilleur des gens avec qui il tra­vaille.» La tête haute de Jo­na­than Pain­chaud se­ra en vente à comp­ter du 15 avril.

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