RA­MONES

Quatre jeunes Au prin­temps 1976, ving­taine New-Yor­kais dans la ré­vo­lu­tion­ner al­laient, sans le sa­voir, L’al­bum le monde de la mu­sique. bien­tôt ses Ra­mones, qui fê­te­ra comme étant 40 ans, s’est im­po­sé la pierre an­gu­laire du plus mou­ve­ment punk, en d’avoir

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Yves Le­clerc Le Jour­nal de Qué­bec

Ce disque de 14 chan­sons brû­lantes, ra­pides et in­can­des­centes, qui dure 29 mi­nutes, au­ra 40 ans le 23 avril. Des pièces qui ont ins­pi­ré plu­sieurs for­ma­tions mu­si­cales, telles que les Sex Pis­tols, Buzz­cocks, The Clash, Black Flag, Mis­fits, Green Day et plu­sieurs autres.

Deux ans après avoir for­mé un groupe dans le quar­tier de Fo­rest Hills, dans l’ar­ron­dis­se­ment Queens, quatre jeunes, qui n’avaient au­cun lien de pa­ren­té, mais qui s’étaient don­né les noms de Dee Dee, Joey, John­ny et Tom­my Ramone, en­traient dans le Pla­za Sound Stu­dio pour en­re­gis­trer leur pre­mier al­bum.

Ils s’ap­pe­laient en réa­li­té Jef­frey Hy­man (Joey Ramone), Dou­glas Col­vin (Dee Dee Ramone), John Cum­mings (John­ny Ramone) et Tho­mas Er­de­lyi (Tom­my Ramone). Ils sont dé­cé­dés res­pec­ti­ve­ment en 2001, 2002, 2004 et 2014.

Les Ra­mones, qui ve­naient tout juste de si­gner un contrat avec l’éti­quette Sire, ont mis une se­maine pour en­re­gis­trer ce disque en fé­vrier 1976 dans ce stu­dio amé­na­gé dans les lo­caux du Ra­dio Ci­ty Mu­sic Hall.

UN SON CRU CAL­CU­LÉ

Les «faux frères» ont mis trois jours pour en­re­gis­trer la mu­sique et quatre pour ter­mi­ner les pistes vo­cales.

Le qua­tuor, qui était un ha­bi­tué des salles de spec­tacle CBGB et Max’s Kan­sas Ci­ty, à Man­hat­tan, avait un bud­get to­tal de 6400 $ pour en­re­gis­trer cette pre­mière col­lec­tion de chan­sons.

Un al­bum où la pièce Ju­dy Is a Punk est la plus courte, soit 1 min 30 s, et où I Don’t Wan­na Go Down to the Ba­se­ment, est la plus longue, soit 2 min 35 s.

«J’étais content, lors de la pre­mière écoute, que ça sonne cru, mais c’était quelque chose qui avait été cal­cu­lé. Nous avons uti­li­sé le meilleur équi­pe­ment que l’on pou­vait. Et chaque mi­cro qui a été uti­li­sé pour l’en­re­gis­tre­ment de cet al­bum a aus­si ser­vi plus tard à Ab­bey Road, lorsque j’ai tra­vaillé avec l’Or­chestre sym­pho­nique de Londres», a ex­pli­qué le réa­li­sa­teur Craig Leon dans une en­tre­vue pu­bliée le mois der­nier dans le New York Times. et ob­te­nir une cer­ti­fi­ca­tion or.

Le simple Blitz­krieg Bop, qui ouvre l’al­bum, est de­ve­nu, avec ses cé­lèbres « Hey, ho, let’s go », un in­con­tour­nable dans les am­phi­théâtres spor­tifs nord-amé­ri­cains et un peu par­tout sur la pla­nète.

«On n’était pas en me­sure, à par­tir de l’in­té­rieur, de réa­li­ser qu’on était en train de ré­vo­lu­tion­ner quelque chose. Des jeunes, à Kan­sas Ci­ty, ve­naient nous voir pour nous dire que cette mu­sique avait chan­gé leurs vies. C’était gra­ti­fiant, mais ça n’ame­nait pas la ri­chesse», a fait sa­voir Dan­ny Fields, gé­rant de la for­ma­tion, dans le New York Times, pré­ci­sant que l’in­fluence des Ra­mones a été im­mense.

Ce pre­mier al­bum se re­trouve en tête du pal­ma­rès des disques punk es­sen­tiels, se­lon le ma­ga­zine spé­cia­li­sé Spin, de­vant Pink Flag (Wire), The Clash (The Clash), Los An­geles (X) et Germ Free Ado­les­cents (XRay Spex). Rol­ling Stone vient de consa­crer Ra­mones comme étant le plus grand disque punk de tous les temps.

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